qui suis je ?

Qui suis-je ?

Qui suis-je ? Avez-vous remarqué comme la réponse à cette question varie en fonction de celui à qui on la pose  ?

Qui suis-je à la maison ?

A la maison, je me tape une réputation de dictateur survolté ; mes hommes craignent à chaque fois le moment où je vais débouler avec un nouveau projet pour la famille. Qu’il s’agisse de peindre un mur , construire un escalier en béton, faire un énième échange de maison, ou améliorer l’apparence de sa peau avec mon jus d’aloe vera bi-hedbomadaire, ils vivent dans la crainte de chaque nouvelle idée. Les pauvres, je crois qu’ils fatiguent parfois.

qui suis-je ?

Et pour mes amis ?

Je pense que mes amis me regardent comme une personne un peu lunaire – et carrément tête-en-l’air. J’ai une propension à la gaffe assez démesurée, et zéro faculté de physionomiste. Ce qui m’amène régulièrement à demander des nouvelles de son chien à quelqu’un qui vient de perdre le sien, proposer du saucisson aux vegans, ou me lancer dans grand speech sur l’apport musical des Beatles avec un fan de rap. Bref, quand je vais chez des amis, j’embarque systématiquement mes rames avec moi. Je sais que je finirai toujours par les dégainer – au moins, ça me muscle les bras.

Qui suis-je sur pour vous ?

Sur le blog, on me parle souvent de gros dossiers que j’ai fait ces derniers mois, comme ma carte de Londres secret , bibliothèque DIY ou astuces pour voyager avec Ryanair . J’ai l’impression que vous avez deviné mon côté perfectionniste – qui a trouvé en be frenchie un terrain idéal pour s’exprimer. Et ce n’est pas forcément une qualité sur un blog, qui nécessite d’être alimenté régulièrement.

Le commentaire qui revient le plus souvent chez ceux qui regardent mes stories instagram est : tu es folle. Oui, bon – ceux qui savent, savent – merci de laisser les autres dans l’ignorance de mes comédies musicales spéciales bricolage. Je reste persuadée que le monde peut s’en passer. Mais j’aime bien l’idée de prendre les stories comme une récréation dans le quotidien.

Je suis profondément attachée à la Belgique, mon pays natal. Mais tout aussi heureuse d’être devenue française, pays d’adoption que je chéris. Pourtant, quand je suis en Belgique, on me fait remarquer que je suis française, depuis tout ce temps, alors qu’en France on me rappelle souvent que je suis belge.

Daphné be frenchie

Nos multiples facettes

Si je résume, vous avez donc face à vous : un dictateur survolté franco-belge, tête-en-l’air mais perfectionniste et complètement folle. Hum – ainsi dit, ça fait peur, n’est-ce pas ?

Mais est-ce réellement ce que je suis ? Certes, ces traits de caractère me définissent bien, mais je ne suis quand même pas que ça – enfin j’espère ! Parfois, je me demande qui je serais sans ces étiquettes qu’on nous colle. Parce que, finalement, ne finit-on pas par se conformer à ces fameux a priori pour ne pas décevoir les attentes des autres ?

Les cases dans lesquelles on s’enferme

Mes hommes ont pris l’habitude de me voir mener les projets de la famille, mes amis rient d’avance de mes gaffes, les articles plus légers que je publie ici font un flop et je sors rarement du côté douce dingue en story. Mais moi, qui suis-je vraiment ? J’ai parfois l’impression que nos personnalités sont fragmentées en plein de minuscules éclats, dont chacun de nos interlocuteurs nous renvoie un reflet différent, en fonction de l’angle sous lequel on nous observe. Comme si tous ces morceaux créaient une forme de trop-plein, qui peut finir par nous perdre en chemin.

Et ça pose plusieurs questions :

  • Si je fais exactement ce dont j’ai envie, sans tenir compte du regard des autres, ferai-je les mêmes choix ?
  • Est-ce que je ne risque pas de décevoir les autres si je ne me conforme pas à leurs attentes ?
  • Quel est mon réel libre-arbitre dans ce que je fais ?
  • Suis-je réellement capable de distinguer ce qui relève de mes aspirations profondes et ce qui m’influence ?

Vaste sujet, pourtant essentiel. Parce que la seule manière de trouver la paix intérieure est de répondre à cette simple question : qui suis-je ?

qui suis-je Daphné be frenchie

Tendre vers ce qui nous rend heureux

Les années passant, j’ai envie de me débarrasser de ce qui m’encombre pour aller vers l’essentiel, et ce qui me rend réellement heureuse. Petit à petit, j’affirme mes choix, en essayant de distinguer ce qui relève d’une norme sociale et ce qui émane de mes envies profondes. Ce cheminement quotidien n’est pas toujours simple : est-il d’ailleurs réellement possible de prendre du recul sur ses propres actions ?

Mais j’ai envie de croire que c’est la meilleure manière de se connecter au monde, pour offrir aux autres le meilleur de nous-mêmes.

Et toi, qui es-tu ?

 

29 comments

  1. Je suis Camille, maman de Charlie et Gaspard, amoureuse de Benoît, rêveuse, voyageuse au long cours, tenancière pugnace du blog MELMELBOO, copine de mes copains, enseignante, attachiante, positive, active, féministe, zéro déchet, presque vegan, tête en l’air, heureuse. Et puis tellement plus. Elle est difficile ta question 🙂

    1. Hello Camille – mais alors, tu oublies Baloo ? C’est quand même un membre de la famille qui prend pas mal de place 😉

      Oui, nos vies sont multiples – et c’est justement ça qui est chouette !

  2. Quel portrait! disons que tu es vivante ;-)!
    Je vais réfléchir au sujet, je crois que ça dépend vraiment de qui est en face, tu as raison. Mais c’est une vraie question que je me pose aussi, ainsi que celle de ce que je transmets…

    1. N’est-ce pas étonnant de voir comme on peut nous voir différemment ? Selon celui à qui on demande qui on est, la réponse sera complètement différente. Je sais que mon nouveau voisin me voit comme une hippie en mode baba cool, alors que pour mes copains vegans je suis complètement dans le système de consommation. Chacun place le curseur à un endroit différent – mais finalement, cela nous laisse-t-il la liberté de déplacer ce curseur pour affirmer pleinement ce qu’on veut être, sans tenir compte du regard des autres ?

  3. C’est tellement difficile d’échapper à cette « norme sociale ». Face à tant d’images et de messages, d’injonctions qui se déguisent en conseils bienveillants, c’est dur de savoir ce qui nous anime au plus profond…
    En tout cas la dernière image avec ton chapeau en lévitation est très marrante.
    Et je te rejoins dans la team non-physionomiste, qui essaye pourtant mais qui se plante toujours ! J’ai peur que mes interlocuteurs le prennent pour un désintérêt total alors qu’au contraire je me rappelle plein de détails… que je n’associe pas à la bonne personne ! Allez essayons encore…

    1. Oui, c’est difficile parfois de réfréner tous ces « bons conseils » qui nous viennent spontanément pour aider les autres à améliorer leur quotidien – le point culminant, c’est quand j’étais enceinte de Philéas. Tout le monde y va, plein de bonnes intentions pour t’expliquer tout ce que tu fais mal ( et te raconter leur propre accouchement au passage, surtout si tu n’as rien demandé ). Si j’ai un seul message à faire passer, c’est FOUTEZ LA PAIX aux femmes enceintes et jeunes mamans.

      Mais oui, je me souviens toujours d’un tas de trucs, face à la mauvaise personne. C’est une source de gaffes inépuisable.

  4. La question « qui suis-je ?» indique surtout que vous êtes jeune encore c’est pourquoi vous vous la posez…

    «… cela nous laisse-t-il la liberté de déplacer ce curseur pour affirmer pleinement ce qu’on veut être, sans tenir compte du regard des autres ? »
    Mais oui ! Qui vous en empêche ?
    Pour le savoir, ne comptez pas trop non plus sur les autres qui ont leurs propres Ego et images à gérer. Tant que vous avez un intérêt commun avec autrui, tout se passe bien, c’est ce qu’on appelle affinités. Quand des amitiés se rompent c’est toujours parce que l’intérêt réciproque a disparu. La faute à personne.

    Comme nous vivons dans un monde de représentations, de spectacle où chacun est le protagoniste principal de sa propre vie mise en scène, chercher, trouver une justification extérieure à son Etre n’est pas selon moi l’approche la plus pertinente pour être – allez une notion à la mode ! – pour être : « aligné ».

    1. J’essaie de travailler là-dessus Shadocka mais je crois que j’ai parfois peur de décevoir les gens en ne réagissant pas de la manière dont on l’attend. Mais ces cases dans lesquelles on nous range sont souvent les murs d’une prison qu’on construit soi-même.

      Ce que tu dis me fait penser à cette phrase de Roumi :
      « Hier, j’étais intelligent et je voulais changer le monde. Aujourd’hui, je suis sage et je me change moi-même. »

      Oui, ce chemin qu’on parcourt au long de sa vie est le plus extraordinaire voyage qu’on puisse. Parfois, il faut savoir accepter de continuer à avancer seul, en déposant quelques trucs qui nous entravent. Merci pour ton commentaire, je sais qu’il va infuser longtemps en moi.

      PS : je suis toujours un peu embêtée à propos du tu et du vous ici; il me parait plus simple de toujours tutoyer en répondant, pour ne pas faire de différence.

      1. Une fois je vous ai comparée à une fleur de lotus. J’adore cette fleur fine, délicate et solide qui a la particularité de pousser dans la boue.
        Pour moi, la question d’identité c’est la fleur de lotus et sa question racine : « c’est quoi la vie » ?
        Comment vivre ? Ce n’est pas l’école, ni notre entourage qui nous vont nous l’enseigner.

        Si vous avez 1H00 à « perdre » voici le documentaire :
        https://www.youtube.com/watch?v=70Xg0cclf5Q

        Vous gagnerez peut-être des années de recherches ou aurez de fil en aiguille quelques réponses.
        C’est tout le bien que je vous souhaite.

        1. Merci Shadocka; je découvre ton commentaire en rentrant d’Amsterdam. Là, mes hommes ont faim – ce genre de choses ne se négocie pas – mais les quelques secondes aperçues me donnent envie de m’y plonger rapidement.

  5. J’adore le dictateur survolté !!!! Question difficile, à mon (grand) âge, je ne sais pas encore vraiment qui je suis mais j’espère le découvrir :-;
    Sinon, je me reconnais aussi dans la reine des gaffeuses, la non physionomiste ayant vexé parfois quelques personnes, optimiste à la limite de la crétinerie, une confiance et une foi absolue en l’humain (avec les déboires qui vont avec !) et capable de recevoir les copains en pyjama avec un plat de pâtes parce que j’ai oublié l’invitation lancée pour un apéro dînatoire une semaine avant ; 30 ans après ils en rigolent encore et ne manquent pas de me le rappeler régulièrement 🙂
    Tendre vers ce qui nous rend heureuse, voilà ce que j’essaie de faire aussi et ça a commencé il n’y a pas si longtemps en apprenant à dire non !
    Garde bien ta douce folie joyeuse, cela fait partie des choses qui me mettent en joie 🙂

    1. Dire que je pensais être la seule incapable de reconnaître ceux que je croise – si on tombe l’une sur l’autre par hasard, ça va être funky ! 😉

      Oui, apprendre à dire non n’est pas aussi simple que ça – c’est une chose à laquelle je travaille, mais ça nécessite de faire bouger les lignes – pas toujours facile quand certaines habitudes sont déjà prises. Pourtant, j’ai vraiment envie de tendre vers ce qui me fait du bien. Parce que, par ricochets, ça fera aussi du bien à ceux que j’aime.

  6. Quel doux portrait ! J’aime beaucoup ton humour, ta folie douce, c’est ce qui me fait revenir notamment sur ton blog assidument parce que j’aime rire et que ça me fait du bien.
    Tu t’attaques vraiment à une question existentielle dont je n’ai pas encore trouvé la réponse pour moi. Mais quand je suis en pleine déprime de qui suis-je, j’aime bien relire le poème de Jacques Prévert « je suis comme je suis » et ça me remonte direct le moral parce que oui, je suis comme je suis et tant pis 😉

    1. Interpreté par Juliette Greco, qu’est-ce que je l’ai chanté – ce texte est le symbole de la liberté absolue. J’aime cette manière d’affirmer qu’il est bon de ne pas plaire à tous, d’oser affirmer nos propres désirs pour être honnête avec soi-même.

  7. Qui suis-je ? Quelle bonne question !
    Au boulot, une personne un peu froide mais qui gagne à être apprivoisée pour mon équipe, une débordante d’idées loufoques pour mon boss (ça suffit, plus d’idées, qu’il dit), une « old school » pour la directrice et ça n’était pas un compliment…
    Face aux amis, une fidèle, inconditionnellement, une bourrée de fragilités acceptées et respectées par la bande, une tenace qui va au bout des projets…
    Pour mes enfants, un mystère je crois ! Plus femme que mère mais mère-louve quand il faut, pétrie de valeurs et un peu bourgeoise mais respectant le choix du cadet, tatoueur, comme celui de l’aîné, normalien, de l’ainée, comédienne comme de la cadette, thésarde en macro-économie,
    Pour beaucoup, une sauvage qui ne se mêle pas aux autres, qui craint la foule (ça commence bien à 6, la foule ?), qui ne retient aucun visage (c’est une pathologie, ça fait plus classe que « pas physionomiste »), qui préfère l’écrit à l’oral, dont la réserve ressemble à du mépris et dont les maladresses peuvent choquer.
    Pour moi, une hypersensible qui cache ses blessures et qui tente d’apprendre (à mon âge, il serait temps), à déguster la vie comme elle vient

    1. Oui Yanne, je crois qu’on a aussi parfois besoin de se « créer » un personnage un peu différent dans le cadre professionnel – ce peut être une bonne chose de séparer les différentes sphères de notre vie.

      Quel horreur que les magasins nous aient volé le terme de fidélité avec leurs cartes, c’est pourtant une valeur qui me guide aussi – et aide souvent à faire des choix. J’essaie de dompter ma timidité, parce que je réalise que souvent, les gens me prennent pour une snob. Avant, je me disais que si on voulait me connaître, il fallait d’abord m’apprivoiser. Maintenant je n’ai plus envie de perdre de temps avec ce genre de choses – je me fie à mon instinct et roule ma poule !

  8. Tu veux trouver la paix intérieure ? A mon avis, quand tu seras à ce stade, tu vas t’ennuyer.
    Moi, j’espère ne jamais trouver la paix, je veux rester dans l’inconfort, c’est bien plus marrant.
    Comme toi, j’ai une idée par jour. Mon mari s’est habitué, souvent il attend simplement que je change d’avis. Nos amis ne me comprennent pas toujours, pas grave.
    Suis ton instinct et ne te pose pas trop de questions.

    1. T’as raison Jo; à Amsterdam, on enté le restau healthy avec latte matcha et raw cake aux graines de chia. Certes, ça pourrait aider à vivre plus longtemps – mais à quoi bon prolonger l’agonie ? 😉

      Ce qui peut être usant par contre, c’est de s’enfermer dans un rôle. On attend souvent de moi que je lance les projets, mobilise les troupes, gère le quotidien et franchement : c’est fatiguant. Moi aussi j’ai envie de déconnecter !

  9. Tu me sembles aussi être une personne aux multiples talents douée pour le partage !
    Et moi, je suis…
    une femme, amoureuse depuis 20 ans bientôt du même homme, mais avec un passé
    une mère de famille nombreuse qui a souvent besoin de solitude (la blague ! 😉 )
    une professionnelle en déséquilibre depuis la remise en question de mon confort pro, et en ce moment c’est sur cet aspect de ma vie que la question est tenace : j’ai quitté un milieu qui n’était plus en phase avec mon éthique personnelle (ou l’inverse), mais où j’étais connue, reconnue, appréciée et « moteur », pour arriver dans un milieu où je me sens transparente, inexistante mais légère (parfois)… le paradoxe ! ;)…

    1. Oui Mim; ces moments de silence sont réellement indispensables. Ca me fait toujours penser à cet avertissement à bord des avions : il faut penser à mettre son propre masque à oxygène avant de mettre le leur à nos enfants; sinon, on risque de ne plus être capable de le faire. J’essaie de m’en souvenir, quand je sature.

      C’est toute l’ambivalence de notre implication professionnelle; ce peut parfois être plus simple d’effectuer une tâche moins épanouissante, mais qui permet de laisser le travail complètement de laisser ça complètement de côté une fois ses heures terminées que de s’impliquer complètement dans son travail. J’écoutais un podcast qui abordait cette question ce matin et ça m’a interpellée. Ça va complètement à l’opposé des valeurs que prône notre société – mais est-il réellement possible de s’épanouir dans tous les domaines comme on nous y enjoint quotidiennement ?

  10. Quelles sont belles, les photos qui illustrent cet article ! On y perçoit ta force et ta délicatesse. une belle personne un peu « barrée » comme son chapeau 😉
    Je ne sais pas très bien qui je suis, la somme de mon éducation, de mes choix, de mes réussites et de mes échecs sans doutes. J’espère ne jamais cesser de me réinventer. Un milieu bourgeois fauché, une dyslexie, des études d’Arts-appliqués, le microcosme Paris Arty, un malaise latent, un déménagement loin puis l’industrie, la rencontre avec Lui, les 2 premiers gars, les prémices du e-commerce, la naissance d’un extra-ordinaire, les pieds dans la terre, le chemin partagé, les belles rencontres (et les jolis blogs)…. et la vie qui sourie !

    1. Ce sillon que tu traces, en affirmant tes choix pour tendre vers ce qui te rend vraiment heureuse est exactement ce à quoi j’aspire MarieL. Oui, il est essentiel de rebattre les cartes pour s’assurer qu’on peut composer une vie qui nous ressemble avec ce qu’on a en main.

  11. Je suis Armelle, toujours Grosse, toujours Blonde, toujours Paresseuse et ex-blogueuse depuis 24 heures… Prise par un métier passionnant, tentant sans cesse de faire des aquarelles qui ne me satisfont jamais, voyageuse régulière (bien que jamais assez) (le temps, l’argent, tout ça…), maman, amoureuse, aquagymeuse, imparfaite.
    Ce que je vois de toi : de la douceur, de l’énergie et un goût du partage qui te font rayonner 😉

    1. Oh la la Armelle; j’ai été tout émue en lisant tes mots. Qu’est-ce que j’aime te lire, il se dégage une telle douceur, un vrai goût pour la vie dans tout ce que tu écris. Et en même temps, ta décision est aussi super kiwi; je suis heureuse pour toi, la vie semble si douce dans la bicoquillette avec ton amoureux, les soirées poêle à bois / aquarelle, vos projets de voyages et doux moments en famille. C’était chouette de t’accompagner pendant quelques années, et on n’a qu’à dire que ce n’est même pas vraiment un au revoir, puisque tu es là.

      On te kiffe grave, tu sais ?

  12. Très belles photos et excellent article, comme toujours ! Difficile de répondre à cette question, d’ailleurs souvent nous-mêmes on ignore qui on est vraiment. Je sais que des fois les autres voudraient qu’on soit autrement, mais ce n’est pas le cas de ce qu’on veut nous ! Et c’est là que faire des choix devient difficile… 🙂 Mais on peut dire qu’on essaie d’être toujours la meilleure version de soi-même ? 🙂

    1. Oui Roberta, je crois que tu résumes bien la question ; est-on réellement libre de s’affirmer quand on veut répondre à l’image que les autres se font de nous ? Parfois, on peut avoir peur de décevoir en ne se pliant pas aux attentes, et nos proches peuvent aussi se sentir remis en question quand on fait bouger les lignes. Pourtant, la vie est dans le mouvement 😉 .

  13. Bonsoir,
    Je suis d’accord avec toi, on n’est pas le/la même selon la personne que l’on a en face. Moi je m’adapte et je me demande souvent si je ne me perds pas dans cette adaptation. Bien sûr,je ne suis pas prête à faire n’importe quoi pour m’adapter à celui ou celle que j’ai en face, mais pas sûre pour autant que je connaisse mes limites. Qui je suis ? Il n’est pas impossible que dans mon rôle d’employée, de fille, de conjointe, de mère et de copine, je me sois perdue de vue, et je me sens coincée. J’ai eu 40ans l’année dernière et je sens comme une remise en question de ma vie. Désolée de m’épancher ainsi. Je profite de ta question pour y répondre le plus honnêtement possible, en étant le plus près de moi-même possible. Donc la réponse est je ne sais plus. Mais je cherche.

  14. je ne sais pas qui je suis, je sais juste qui je ne ne suis pas..
    je te trouve très belle, tes photos sont sublimes!
    à bientôt de te lire

Laisser un commentaire