qui suis-je ?

Je suis celle qui

Qu’est-ce qui nous définit ? 

Pour la société, dans quelles cases entrez-vous ? Âge, lieu de naissance, taille, couleur des yeux, profession. Voilà qui nous résume à quelques stéréotypes. Nous sommes ça, certes. Mais nous réduire à ces clichés-là, c’est passer à côté de ce que nous sommes vraiment.

Vous êtes-vous déjà demandé comment vos enfants, compagne/compagnon, famille, amis, collègues, boulangère vous définiraient-ils ? J’ai l’impression que nos identités sont fragmentées en milliers d’éclats. Et que chaque personne qu’on croise en reflète un fragment. Parfois avec d’infimes nuances, mais il arrive que ce reflet soit très éloigné de ce qu’on est.

daphne be frenchie

Qui suis-je ?

Je ne suis pas la même pour vous, mes enfants, mari et amis. Mais si je devais me définir moi-même, qu’est ce que je dirais de moi ? Quels sont ces petits détails – peut-être insignifiants pour vous mais qui me représentent vraiment ?

Si je pouvais écrire ma propre carte d’identité, qu’est-ce que j’y mettrais ? Ce soir, je me suis amusée à noter ces détails-là.

mieux se connaitre

Je suis celle qui 

Demande pardon à sa voiture quand elle l’érafle.

A l’impression de ressembler au Joker quand elle met du rouge à lèvres.

Connait « When I’m Sixty-four » par coeur.

Est presque saoule avec une seule bière.

A un tiroir entier rempli de masking tape.

Devient myope mais oublie toujours ses lunettes.

Sent ses yeux se mouiller quand Agnès Varda reçoit un Oscar.

A peur d’écraser les escargots en remontant le chemin de l’école.

A une visseuse, perceuse et perforateur.

N’a rien compris au Seigneur des Anneaux.

Se dit que si elle ne prend pas de parapluie, il ne pleuvra pas.

Ne peut aller se coucher sans faire un dernier baiser à ses enfants.

Voudrait être réincarnée en castor.

Chante dans les allées du supermarché.

A toujours un peu de peine devant un bouquet de fleurs coupées.

Aime les mots surannés.

Préfère saborder les choses avec panache que réussir dans la facilité.

Rêve de retourner en Islande.

Est-ce ainsi que vous me voyez ? Et vous, qui êtes-vous ? 

 

 

25 comments

  1. Alors, je m’y colle
    Je suis celle qui rêve d’aller en Islande, réalisation juin prochain
    Qui connaît bien les États Unis
    Qui dit toujours non par principe, Et réfléchit deux secondes après 🙂
    Qui a parfois l’air snob car un peu myope refuse de mettre ses lunettes
    Qui a les yeux bleus, mais comme sa mère, son mari, ses enfants et maintenant ses tout petits enfants
    Qui polémique sans arrêt pour le plaisir
    Qui adore lire, surtout les auteurs anglo-saxons…
    Qui aime bien qu’on l’aime mais pas à n’importe quel prix
    Qui aime bien lire tes rubriques..
    La liste n’est pas exhaustive :)))))

    1. Waouh Dominique, quelle chance d’y aller en juin – je pense que ce doit être la période idéale. Le pays a connut un tel essor du tourisme que certains sites sont maintenant bondés en plein été. Vous allez avoir des golden hours qui n’en finissent pas ( n’oublie pas d’aller tremper dans un hot-pot les jours gris – il faut barboter dans les piscines pour comprendre l’âme islandaise ). Puis-je te demander dans quelles régions vous allez ?

      Mais on se rejoint sur plusieurs points ; sauf que je ne sais toujours pas dire non. Et que mes garçons ont hérité de beaux yeux marrons.

      1. J’en rêve aussi, de l’Islande… et ma soeur y part avec sa famille au printemps (pendant qu’on sera sous d’autre cieux, moins onéreux…)

        1. Nan mais quel teasing de foliiiiie ! Val Lao, un globe tourne dans mon palais mental pour essayer de décortiquer ton indice – en le corrélant au coût de la vie sur place, météo. Hum, je tente : Maroc peut-être ?

          Oui, l’Islande est horriblement chère si on n’y fait pas d’échange de maison. Mais le spectacle grandiose de la nature est complètement gratuit ! ( Et il y a des piscines de dingue. Et du pain cuit sous terre. Ainsi qu’une golden hour qui dure des heures. Plein de chevaux à câliner. D’accord, j’arrête ).

  2. J’aime beaucoup cette question, je ne sais pas y répondre, mais je vais y penser, je trouve ça très joli!

    1. Oh je serais ravie de lire tes réponses Anne, c’est tellement chouette de vous découvrir un peu. Chaque article n’est-il pas qu’un prétexte pour créer du lien, finalement ?

  3. C’est tout à fait vrai, qu’on n’est pas perçu de la même manière selon les interlocuteurs. L’environnement dans lequel se font les échanges y est sans doute pour beaucoup (professionnel, ludique, scolaire, quotidien etc.)
    Bien sûr, on est chacune de ces facettes, au moins un petit peu.

    Je lis ta liste et je souris : je te rejoins sur pas mal de points : je suis aussi saoule avec une seule bière (et j’aime ça) (mes potes adorent, mes filles aussi – oui, elles sont maintenant assez grandes pour me voir pompette de temps en temps), j’ai aussi des tiroirs remplis de masking tape (j’ai d’ailleurs un ancien grainetier dans mon atelier, avec 24 tiroirs !) ou autres du même acabit (2 tiroirs de perforatrices, 1 énorme tiroir de rubans et ficelles, etc), j’ai aussi une visseuse, une perceuse, et ainsi de suite, je n’ai rien compris non plus au Seigneur des Anneaux, je n’ai d’ailleurs pas résisté à plus d’une 30e de pages, j’aime aussi les mots surannés, et je les utilise très spontanément, ce qui fait toujours rire mon homme et nos filles….
    Pour tout le reste… Je suis faite de tant de contradictions que si je les listais, on m’enfermerait illico !

    1. Et puis on change de comportement en fonction de notre interlocuteur. N’est-ce pas fou de voir comme nos enfants apprennent vite à s’adapter à différents environnements ?

      Vive la bière joyeuse; une seule kriek et je me prends pour le capitaine Haddock ! C’est rare, mais drôle. Nos enfants hériteront donc d’un kolossal stock de masking tape; voilà un joli souvenir pour mettre des couleurs dans le quotidien.

      Et vive les contradictions; la vie doit être si triste quand on est parfaitement lisse.

  4. J’ai beaucoup de points communs avec toi, mais je ne bricole pas.
    10 petites minutes, je m’y colle. Je suis :
    – obligée de porter des lunettes en permanence, sinon tout est flou
    – celle qui promène son chien 2 ou 3 fois par jour. (enfin, c’est surtout le chien qui me promène)
    – celle qui trouve que rien n’est grave, à part la souffrance et la maladie.
    – celle qui est toujours au 2ème ou 3ème degré (une pirouette pour ne pas se dévoiler)
    – celle qui est incapable d’avoir un rituel beauté
    – celle qui regarde l’ovale du visage qui s’affaisse. Tant pis !
    – celle qui ne supporte pas de ne rien comprendre à un film et qui le visionne 4 ou 5 fois dans l’espoir de … Et puis non, toujours pas compris !
    – celle qui est enthousiaste jusqu’à l’obsession. Qui cuisine 10 fois un aliment jusqu’à l’écœurement, qui, en découvrant un auteur, veut lire tous ses livres …
    – qui chante faux et provoque le fou rire de toute la famille, en chantant une petite chanson à Inès, qui, elle, ouvre de grands yeux admiratifs.

    1. Je te rejoins totalement sur « rien n’est grave », ce qui a le don d’agacer prodigieusement certaines personnes, n’est-ce pas ?

    2. Tu sais, je ne bricolais pas non plus – enfin, ça c’était avant d’avoir une maison. J’ai vite compris que mes envies déco n’allaient pas se fabriquer toutes seules. Et flûte, j’ai oublié mon : je suis celle qui aime monter des meubles Ikea. Je râle pour la forme mais j’aime vraiment ça, c’est mon meccano à moi.

      Mon ovale se barre aussi, pourtant je pédale, badigeonne d’huile et bois un jus de citron tiède chaque matin. Mère nature est vache, quand même ! Oui, chantons – même si c’est faux, la vie est toujours mieux en chansons !

  5. Tellement de douceur dans ces photos.
    Moi je t’imagine comme quelqu’un de dynamique et douce à la fois, d’optimiste, perfectionniste.
    Je ne saurai te définir en peu de mot pour moi tu es « la fille qui a un blog de voyage, de bricolage, qui a l’air trop sympa elle pourrait être ma copine, elle partage des recettes qu’on ne voit pas ailleurs – vive le lemon posset – qui aime autant la Cornwall que moi – d’ailleurs je vais dans le Dorset soon – et qui fait des échanges de maisons – elle est trop organisée je ne sais pas comment elle fait ça »… Voilà…
    Signé Fanchette, la fille qui
    – n’a pas de blog elle a trop la flemme
    – est souvent en retard d’une mode, d’une (voire 2) génération
    – déplore beaucoup d’hypocrisie dans le monde qui l’entoure (les accords de Paris ? les paradise papers ? le trou de la sécu ? laissez moi rire… jaune)
    – (se) pose toujours trop de questions
    – court après le temps
    – a un manteau en laine tricotée orange

    1. Je peux être maniaque comme complètement je m’en foutiste; je devrais vous faire un tuto brushing, vous ne seriez pas déçues.

      Wow, le Dorset, c’est vraiment adorable. On entre là dans le cœur de la campagne anglaise qui semble sortir droit des années ’50. Il y a quelques années, on avait fait un échange de maison près de Sherborne, j’en garde un souvenir délicieux.

      Bon, je vais éviter de partir en roue libre sur l’actualité mais je partage ce désenchantement. Heureusement, il reste les scones ( ah non, eux aussi sont victimes de la crise du beurre ).

  6. Je me retrouve beaucoup dans le Com de Joe Rieuse.
    je suis celle :
    – Qui a toujours 36 projets et pas (plus) l’énergie pour faire et en est frustrée . Mais qui ne connaît pas la nostalgie ou l’ennui car rêve tout le temps d’ailleurs.
    – Qui peut être d’une paresse/ procrastination phénoménale
    – Qui reste optimiste quelque soit la situation , qui se dit que demain ,c’est sûr, le soleil brillera.
    – Qui garde son appétit et son sommeil même dans les moments les plus tristes, graves ou stressants.
    – Qui a une passion pour tout ce qui est chocolaté.
    – Qui vit des passions littéraires ou musicales obsessionnelles
    – Qui aime la petite enfance : les premiers mots,les premiers dessins, les premières questions existentielles, le début du sens de l’humour, rahhhh
    – Qui est grande et qu’y a toujours trouvé des avantages (on respire mieux dans les transports en commun , par exemple)

    etc….
    Bonne semaine à toutes!

    1. Je suis toujours tellement émue de vous lire. Même s’ils sont virtuels, ces liens qu’on tisse sont ma vraie raison de venir ici, jour après jour. Qu’est-ce que j’aimerais vous connaître, dans la vraie vie !

      Oui, j’ai trop souvent l’impression de devoir renoncer aux choses; j’ai par exemple 3 fois plus d’envies d’articles que je ne pourrai en écrire et j’aurais adoré profiter de notre échange de maison à Paris pour organiser une petite rencontre. Il faudra que je revienne.

      Oh la la, je me régale avec les blagues Carambar de Virgile; et ce coquin commence à élaborer de belles stratégies pendant les jeux de société. Ça promet !

    1. Merci <3 Pour une fois, j'ai demandé à Philéas s'il pouvait me prendre en photo; pas au débotté quand on pédale, marche dans le métro, fait les devoirs. Juste 10 min, consacrées rien qu'à ça. Et ça change tout !

  7. J’aime tellement ton lectorat… mais tellement! Je vous voudrais tous.tes en copains.ines.

    1. Moi aussi Ame, mon vrai plaisir ici, c’est de vous lire; je crois que chaque article n’est finalement qu’un prétexte pour vous découvrir.

  8. J’adore lire les commentaires! Fanchette te définit bien je trouve, du moins c’est un peu cette vision que j’ai de toi : douce, hyper dynamique et énergique, sans doute très sensible aussi. Pudique sûrement.
    Je suis celle qui rêve de voyages avec ses enfants mais n’ose pas laisser sa vieille maman seule plus d’une semaine, celle qui a les larmes qui monte aux yeux quand elle entend Dis quand reviendras tu? (entre autre), celle qui se fait un souci monstre pour tout mais qui parait si zen aux yeux de ses collègues, celle qui incarne la douceur alors que tant de choses bouillonnent en elle, celle qui s’énerve toute seule sur l’actualité et les injustices et qui pense qu’en même temps on peut faire de la politique et de l’écologie en cuisinant, celle qui aime rigoler, celle qui ne sait toujours pas faire de créneau, celle qui aurait dû avoir trois enfants et qui chérit plus que tout les deux soleils qui l’ont ramenée à la vie…

    1. Il faudra que je vous dise pourquoi je n’en raconte pas plus que ça sur moi – mais je ne suis pas sûre d’être prête. Une armure, c’est lourd mais on se sent à l’abri derrière.

      N’est-ce pas fou comme les gens ont parfois de nous une image tellement différente que celle qu’on croit refléter ? Je me dis qu’on focalise souvent sur quelques détails, alors que nos interlocuteurs voient un ensemble.

      De ce que je crois percevoir de toi, tu es surtout une belle personne qui donne beaucoup aux autres et est attentive à chacun d’entre nous. <3

  9. Un peu de toi, un peu de toutes… Et aussi celle
    Qui aime les visages, les silhouettes, les rencontres
    Qui aime lire, écouter, regarder des histoires
    Qui aime écrire avec un crayon de papier
    Qui aime les couleurs
    Qui a définitivement un train de retard

    1. Oui, comme toi Françoise, je me suis reconnue dans les mots de chacune d’entre vous; Philéas se moque gentiment de moi – mais franchement, on n’a toujours pas fait mieux que le méthode FDP+C ( feuille de papier et crayon ). Quel que soit le projet, je commence toujours comme ça; les idées sont toujours plus claires ainsi. Mais je ne te raconte pas le nombre de feuilles volantes qui traînent à la maison !

      Je suis pour les trains de retard; à quoi bon courir derrière la tendance; elle finira bien par revenir jusqu’à nous. Et dans ce monde qui s’uniformise, on a encore plus besoin de voix singulières.

  10. Quel joli portrait de toi via ces détails. C’est vrai qu’on est toujours perçu différemment selon les gens et le contexte où on les fréquente. C’est parfois étonnant aussi de réaliser comment les gens nous perçoivent. Je joue le jeu aussi…

    -Je suis celle qui semble forte mais qui se brise facilement.
    -Je suis celle qui déteste la pluie en Belgique mais qui l’adore au Rwanda.
    -Je suis celle qui pense qu’il y a toujours de la place pour un dessert.
    -Je suis celle qui a toujours les pieds froids et qui s’auto-reveille à cause de ça.
    -Je suis celle qui n’aime pas les fromages qui puent.
    -Je suis celle qui a quitté une vie tracée pour une vie plus aventureuse plaquant tout sauf mon mari .
    -Je suis celle qui rêve d’un jour avoir une maison près de l’eau: océan, lac, rivière voir un petit ruisseau, tout m’ira.
    -Je suis celle qui semble extravertie mais est en réalité très réservée et timide.
    -Je suis celle qui a toujours détesté qu’on lui demande si elle se sentait plus belge ou plus rwandaise, comme si on me demandait de choisir entre mon père et ma mère, je suis 100% les deux , 100% métisse ( et celle qui déteste la chanson de Yannick Noah « métis »…).
    -Je suis celle qui peut écouter du Queens of the Stone age, Bob Marley, Dr Dre, Léonard Cohen, Michael Jackson, Percy Sledge et Henri Salvador dans la même playlist.
    -Je suis celle qui adore partir sans mes filles puis qui me languit d’elles après 24h.
    -Je suis celle qui pleure de joie et de rire.
    -Je suis celle qui aimerait vivre dans un monde meilleur car celui ci m’angoisse. Un monde avec que des gens gentils .
    -Je suis celle qui aime offrir des bougies qui sentent bons , des chocolats, des épices plutôt que des fleurs.
    – Je suis celle dont le cœur explose quand ses filles rient aux éclats.
    – Je suis celle qui croit au karma et à la destinée.

    À bientôt Daphné .

    Nathalie

  11. J’ai lu l’article et tous les commentaires. Je trouve ces messages tellement doux et délicats, très émouvants. Daphné, quelle chance d’avoir d’aussi chouettes personnes autour de toi !…
    Je suis cette citadine en st..letto qui a tout plaqué pour aller vivre en bottes dans les montagnes
    Je suis celle qui a revu ses priorités pour accueillir un magnifique cadeau et qui trouve tous les jours qu’elle a bien fait.
    Je suis celle qui rêve d’une journée sous un plaid avec un bon bouquin et sans parler à personne (ça ne m’arrive jamais)
    Je suis celle qui n’ aucune aptitude pour le « lâcher-prise » (et pourtant j’y travaille)
    Je suis celle qui ne sais pas bien montrer ses sentiments mais qui adore faire la cuisine (c’est pareil non ?)
    Je suis celle qui peut avoir le cœur qui explose de joie pour une souvenir, un coucher de soleil, un mot délicat, le sourire d’une copine…
    Je suis celle qui transporte dans sa tête, tout ses « petits riens » pour y penser longtemps; continuer des discussions interrompues, les jolis textes lus par-ci, par là (souvent les tiens Daphné)..

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