Comment se coacher soi-même

Mes astuces pour me motiver à nettoyer mon terrain

En octobre dernier, j’ai entamé un grand nettoyage du terrain autour de ma maison. Depuis, j’y ai déjà consacré plus de 122h – et c’est loin d’être terminé !

J’avais déjà tenté plusieurs fois de tailler mon terrain ces dernières années mais n’avais pas encore eu le courage de me lancer dans des travaux d’une telle envergure.

Il faut dire que les travaux de la maison m’occupaient déjà bien assez ! J’ai fait énormément de travaux par moi-même pour aménager la maison & mes journées ne sont pas extensibles à l’infini.

Ce qui m’a décidée à me lancer dans ces travaux

2 changements majeurs dans mon quoidien m’ont poussée à m’occuper enfin sérieusement de mon terrain :

  • D’un côté, la situation sanitaire fait que les possibilités de sorties sont limitées. C’est l’occasion de mettre à profit ce temps long où les sorties se font rares pour m’occuper de mon terrain.
  • Mais c’est surtout l’annonce brutale de la procédure de divorce engagée en secret par celui qui a partagé ma vie pendant 22 ans qui a bouleversé les choses.

Pour être franche, je ne sais pas si je resterai vivre ici. Cela ne dépend pas de moi et je n’ai aucune prise là-dessus. Vous comprendrez que je ne pourrai pas donner plus de détails là-dessus et ne reviendrai pas sur ce sujet – même si c’est loin d’être simple à vivre.

Dans ces conditions, pourquoi donc me lancer dans de tels travaux ?

Il n’y a que 2 solutions pour résoudre la situation actuelle :

  • Soit mon ex-compagnon décide que la maison doit être vendue. Dans ce cas, il est dans notre intérêt commun que la maison soit la mieux mise en valeur pour la vente. Entretenir le terrain est capital pour en révéler tout le potentiel. L’idéal étant de le faire en amont pour que les arbres et arbustes taillés aient le temps de reverdir.
  • Soit Virgile et moi restons habiter ici. Dans ce cas-là, ma vie de maman solo ne m’offrira pas plus de temps qu’actuellement pour entretenir le terrain. Si je démarre une nouvelle vie ici, autant qu’elle se fasse sur de bonnes bases en ayant une maison et un terrain entretenu. Je suis persuadée qu’être bien chez soi est capital pour se reconstruire.

Quoi qu’il arrive, faire un grand nettoyage du terrain m’a semblé être la bonne option. De plus, la meilleure saison pour travailler dans le terrain s’étend de début octobre à mi-avril, quand les températures sont supportables et qu’il n’y a pas de moustiques. Si les plantes sont taillées avant le printemps, elles auront l’occasion de reverdir en faisant de nouvelles pousses.

Seul hic : mes finances ne me permettent pas de faire appel à une entreprise. La seule solution qu’il me restait était donc de faire ces travaux par moi-même. Comme je m’occupais déjà de l’entretien du terrain auparavant, j’ai l’outillage nécessaire. Taille-haie, tronçonneuse, ou débroussailleuse n’ont pas de secret pour moi.

Y’avait plus qu’à !

Les caractéristiques de mon terrain

On vit en pleine garrigue. La maison est construite au sommet d’une colline, entourée d’un terrain de plus de 3000m2 planté d’espèces natives. Chênes, pins, arbousiers, lauriers-tin, buis & coronilles dominent. Le terrain est en pente, plus ou moins raide par endroits.

L’environnement proche de la maison a déjà été bien aménagé et entretenu au fil des années mais la partie basse du terrain, plus difficilement accessible, n’avait été que partiellement nettoyée. Dans ce sous-bois à la végétation dense, les plantes sont en concurrence pour se développer. Un grand nettoyage était devenu indispensable pour valoriser cette zone et y faire rentrer plus de lumière.

Mes premières grandes tailles d’arbres depuis 2 ans m’ont montré qu’en éclaircissant je pouvais apporter plus de biodiversité. Là où j’avais taillé les arbres pour faire pénétrer la lumière dans le sous-bois, des massifs de coronilles ont commencé à pousser, tapissant le sol de fleurs jaunes au début du printemps.

Quels sont mes objectifs en nettoyant le terrain

J’ai 2 objectifs en nettoyant le terrain :

  • Dans un 1er temps, le sécuriser avant les grosses chaleurs estivales. Eclaircir les arbres & tailler les massifs limite le risque d’incendie, qui n’est pas négligeable ici.
  • A plus long terme, mon but est de créer un espace paysagé dans ce sous-bois jusque-là peu attrayant.

Pour valoriser le terrain, je dois :

  • Abattre les arbres morts et les évacuer. Idem pour les nombreuses branches mortes.
  • Créer différents niveaux de végétation afin de dégager la vue pour qu’on voie l’ensemble du terrain.
  • Tailler les arbres en privilégiant la taille en transparence qui permet de dégager les troncs pour donner une silhouette graphique aux arbres.
  • Rabattre les arbres qui gênent afin de permettre aux plus beaux spécimens de se développer harmonieusement en leur dégageant l’espace nécessaire.
  • Tailler les arbustes en massifs compacts afin de leur donner un beau port tout en dégageant des passages.
  • Débroussailler le terrain : chênes kermès et lauriers-tin emmêlés de salsepareilles tapissent le sol, rendant le terrain difficilement praticable.
  • Et surtout, venir à bout des salsepareilles qui ont envahi le terrain. Ne vous fiez pas aux jolies feuilles en forme de cœur de ces lianes. Ce sont d’increvables envahissantes qui enserrent leurs proies jusqu’à les étouffer.

Gros programme qui s’étalera sur plusieurs mois, avec pour objectif de réussir à nettoyer mon terrain avant les grosses chaleurs estivales .

Comment je m’organise pour travailler

Je travaille dans le terrain plusieurs fois par séance, consacrant à ce projet tout mon temps libre,  ainsi que chacun des week-end & jours de vacances que Virgile passe chez son papa. En 5 mois, j’ai passé 122h à y travailler, ce qui fait en moyenne 1h par jour. Les jours rallongeant, j’intensifie le travail : ce week-end par exemple, j’ai passé 11h à nettoyer le terrain.

Comment me motiver ?

Voilà mon principal problème : comment réussir à me motiver dans la durée pour venir à bout de ce projet qui s’étale sur plusieurs mois mais qui en plus est particulièrement ingrat ?

Je nettoie le terrain seule, en utilisant des outils dangereux ( manier une tronçonneuse en haut d’une échelle n’est clairement pas la situation la plus sereine que j’ai connu ), le tout dans des conditions pas simples. Je suis devenue maman solo du jour au lendemain, sans avoir eu le temps de m’y préparer psychologiquement ou de réorganiser mon quotidien. Je m’occupe de Virgile la majeure partie du temps et n’ai aucun relais familial pour m’épauler. Aucun soutien moral à espérer non plus, alors je dois réussir à me motiver seule.

Le problème, c’est que non seulement ce travail est ingrat, mais en plus il est « invisible » : une fois le terrain nettoyé, difficile de se rendre compte du travail que cela a représenté.

Je suis habituée à faire des travaux manuels ( comme mon  escalier en béton  par exemple ) mais cette fois-ci, il m’est plus difficile de me motiver. Il faut l’admettre : ni les circonstances ni la nature des travaux à faire ne sont stimulants.

Pourtant, j’arrive ( pour l’instant ) à garder le cap. Du coup j’ai pensé que ce serait intéressant de partager avec vous mes astuces pour me motiver quotidiennement.

Mes astuces pour me motiver au quotidien

J’ai vite compris que, vu l’ampleur de la tâche et pour tenir dans la durée, il faudrait que je mette en place des outils pour me motiver jour après jour. Pas besoin d’avoir un terrain à nettoyer pour s’en inspirer. Ces idées sont applicables partout, du coup j’ai pensé que ce serait intéressant de partager avec vous ce qui marche pour moi :

Organisation de mon travail

Avoir des objectifs modestes

Je me concentre sur une seule tâche à la fois. Je me crée de petits objectifs réalisables en une seule séance de travail. Ainsi je ne visualise pas l’ensemble du travail à faire, ce qui serait décourageant, mais juste la mission du jour.

Ne pas s’éparpiller

Je travaille sur un type de tâche dans une seule zone à la fois. Par exemple, je taille tous les arbres d’un espace donné avant de passer à une autre zone. Ainsi, mes efforts étant concentrés dans un seul espace du terrain, je peux voir concrètement le résultat. Si je fais un truc par-ci, par-là, je ne vois plus à quoi correspondent mes efforts.

Faire des photos avant-après

Je prends des photos avant-après de chaque étape. C’est un point que j’ai négligé au départ, ça ne me semblait pas utile de « perdre du temps » à prendre des photos.  Mais je regrette maintenant de ne plus avoir de photos de l’état du terrain au tout début. C’est tellement stimulant de voir les résultats de son travail !

Tenir un carnet de bord

Je tiens un carnet de bord dans lequel je note à la fin de chaque séance ce que j’ai fait, combien de temps j’y ai passé, et rajoute des photos pour illustrer. C’est très important de garder une trace de ce qu’on fait, surtout quand on effectue un travail qui peut vite devenir « invisible ».

Travailler avec régularité

Je travaille aussi régulièrement que possible dans le terrain. Selon mes disponibilités, je fais 2 à 5 séances par semaine. Cette mission est déjà suffisamment pénible comme ça : je ne vais pas en plus me l’infliger pendant des mois de plus parce que je n’ai pas envie de le faire. Je sais que tant que ce ne sera pas terminé, cette tâche occupera mon espace mental. Je travaille donc avec régularité afin d’en venir à bout aussi rapidement que possible – mais sans m’épuiser.

Me créer un environnement stimulant

Investir dans de bons outils

J’ai mis des années à investir dans des outils adaptés pour entretenir le terrain. Par exemple, mon ex-compagnon ne voulait pas acheter de tronçonneuse, prétextant qu’une simple scie suffisait. Après des années à tenter de couper des arbres à la main, j’ai enfin bravé sa décision et me suis acheté une tronçonneuse. Dois-je te dire à quel point ça simplifie la coupe d’arbre ?

De la même manière, j’ai longtemps utilisé de simples gants de jardinage avant de me décider à investir dans une paire de gants en cuir. Je n’y croyais pas : et pourtant, une bonne paire de gants ça change tout ! Je ne reviendrai plus en arrière : maintenant j’ai compris pourquoi ça vaut le coup d’investir dans de bons gants. Et puis rien que le plaisir d’enfiler mes gants me motive déjà !

Ne pas sacrifier mon confort

Au départ, j’utilisais de vieux vêtements pour travailler. Des jeans tous déchirés, pulls qui ont rétréci au lavage ou baskets aux semelles trouées. Mais franchement, travailler en :

  • enlevant les ronces à l’intérieur des trous du jean
  • tirant sur son pull qui remonte
  • glissant dans la pente et se plantant des épines dans les pieds à travers les trous des semelles

c’est clairement démotivant ! Alors j’ai accepté de sacrifier un jean et une paire de baskets sur ce chantier. J’ai besoin de me sentir bien pour travailler efficacement. Tant pis si je dois y laisser quelques vêtements : je mérite ce confort minimal.

Détourner mon attention

De la même manière, j’ai vite réalisé que j’allais avoir besoin de concentrer mon attention sur autre chose pour me motiver. Passer la débroussailleuse – par exemple – n’est pas l’activité la plus passionnante qui soit. Pour occuper mes pensées et me motiver, j’écoute des podcasts. Après en avoir terminé plusieurs, et vu le n’ombre d’heures que j’ai à occuper, j’ai décidé d’écouter les aventures de Sherlock Holmes lues par 2 comédiens. Ça marche nickel ! Le nombre de tomes est impressionnant, ce qui promet de m’occuper un bon moment. Et puis c’est tellement plus motivant de travailler en poursuivant des criminels à l’époque victorienne !

Après avoir tenté d’utiliser de vieux écouteurs filaires qui :

  • me faisaient mal aux oreilles
  • n’arrêtaient pas de glisser
  • dont le fil se prenait dans les salsepareilles

j’ai finalement décidé de sacrifier mon beau casque sans fil. Il est en piteux état après 5 mois de débroussaillage intensif parmi les ronces et nécessitera d’être changé en fin de chantier.

Mais c’est mon meilleur allié pour me motiver à travailler jour après jour. Alors je sacrifie Sherlock Holmes et mon casque sans regrets : la perspective d’investir dans un beau casque à la fin du chantier rajoute même une motivation supplémentaire !

M’offrir des récompenses

Je prends soin de moi après chaque séance de nettoyage du terrain. Le combo bain + bon repas + film fonctionne à chaque fois.

  • Au quotidien, je ne prends que des douches. C’est plus rapide et économique. Mais après une longue séance de nettoyage du terrain, je n’hésite plus à me plonger dans un long bain pour me réchauffer.
  • J’essaie aussi de me préparer un chouette repas à l’avance pour pouvoir me reposer. Sinon je m’offre un plat tout prêt.
  • Enfin, je m’offre une vraie soirée de repos devant un bon film.

Ces perspectives gratifiantes m’aident énormément à me motiver au quotidien. Le fait de savoir que je vais me chouchouter après me donne l’énergie qui me manque parfois.

Mes astuces pour booster mon mental

Le plus compliqué à gérer est ce qui ne dépend pas de moi. Je tiens régulièrement mon ex au courant de l’avancée des travaux en lui montrant ce que je fais ( cela me semble normal, étant donné que cela nous concerne tous les 2 ). Soit il ne répond pas, soit il m’envoie des piques. C’est à chaque fois très difficile pour moi de passer outre et je me sens à chaque fois découragée. Pourtant, je pense qu’il est important que je continue à lui montrer ce que je fais.

Je ne reçois aucun soutien matériel, logistique ou moral dans cette tâche que j’effectue seule depuis 5 mois. C’est le point le plus difficile pour moi. Alors j’ai mis en place des stratégies pour contourner les baisses de moral inhérentes à cette situation :

  • Je regarde les photos avant-après et relis mon carnet de bord pour voir les résultats de mes efforts.
  • Je me sers de ces outils pour affiner mes objectifs à partir de ce que j’ai déjà fait. Visualiser la progression de mes travaux m’aide à voir quand je peux espérer les terminer.
  • Je me concentre sur mon objectif final : soit vendre mieux la maison soit me sentir bien chez moi.
  • Quel que soit le dénouement de cette situation, dans un an je serai soulagée d’avoir fait ce choix. J’accepte de sacrifier mon confort et mes loisirs mais je sais dans quel but je le fais.
  • J’ai peu de prise sur cette procédure de divorce qui m’est tombée dessus sans que j’y sois préparée, qui est excessivement compliqué à gérer au quotidien et me réserve régulièrement des surprises.
  • Nettoyer le terrain me permet de « reprendre la main » en ne restant pas passive face à cette situation que je n’ai pas choisie. J’embrasse la situation telle est essaie de trouver une issue positive en préparant la maison si jamais la vente doit se faire. Je n’ai aucun contrôle sur ce point, mais je peux au moins nettoyer le terrain.
  • Enfin, j’observe les transformations de mon corps que ce travail physique entraine : perte de poids, gain de muscles. J’essaie de passer outre les entailles, bleus, douleurs aux genoux, courbatures pour me concentrer sur les bienfaits de ce qui s’apparente à un boot camp géant. Les salles de sports sont peut-être fermées en ce moment mais moi, j’ai ma salle de sport à domicile. D’ici la fin du couvre-feu, je vais être super bien gaulée !

Se coacher soi-même

On a tous des épreuves à affronter, des tâches pour lesquelles il est difficile de se motiver. On a souvent tendance à chercher chez les autres la motivation nécessaire pour en venir à bout.

Mais on peut aussi être capables de se coacher soi-même pour accomplir des choses dont on ne pensait pas être capable. Ces derniers mois m’ont montré à quel point le mental est essentiel pour surmonter des épreuves.

J’espère que ces astuces te permettront de trouver des pistes pour conserver ta motivation quand tu as des projets aussi longs que laborieux à mener.

Je serais d’ailleurs ravie de piocher dans tes astuces : comment réussis-tu à te motiver dans ces cas-là ?

Je file m’occuper du terrain : j’arrive au chapitre final du « Le Chien des Baskerville » et j’ai hâte de dégainer ma débroussailleuse pour connaître la fin !

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Emma
Emma
8 mars 2021 17 h 55 min

Je suis très admirative de ton courage et de tout le travail abattu ! Tu peux être très fière de toi Daphné ! Avec un chantier d’une telle envergure, il est en effet facile de se décourager devant l’ampleur de la tache. Si j’habitais dans ton secteur, je viendrais te donner un coup de main ! Bravo à toi ! Hâte de voir les photos de ton terrain quand tu auras terminé ton grand débroussaillage

Sabrina - Et si le bleu
Sabrina - Et si le bleu
8 mars 2021 20 h 37 min

Bravo p our tout ce travail ! Si tu veux ajouter une motivation extérieure, dis-toi que nous, lectrices curieuses et impressionnées, nous sommes ravies de voir des photos avant/après!
Mention spéciale pour les photos en robe bleue avant tronçonneuse à la main, quelles ont été tes sources d’inspiration pour ces séances photos ? 😉

Fanchette
Fanchette
9 mars 2021 9 h 19 min

Le choix de la tenue est top : cette robe bleue est magnifique ! Et la tronçonneuse est un accessoire qui vous met (toi et cette robe) fort en valeur ! 😉

Bravo pour toute cette énergie que tu passes dans ce terrain ! Et tu fais bien de prendre des photos : à plus longue échelle, je fais une photo chaque printemps et chaque été de notre potager. En 4 ans, le changement est spectaculaire.

Plus ton terrain sera dégagé et plus tu y trouveras du plaisir à son entretien régulier. Dans notre jardin, au printemps, on passe en moyenne 3 h / j : mine de rien, c’est 3 h de sport en plein air qui font un bien fou. Et qui nous nourrissent accessoirement !

Quand j’étais célib on s’organisait des séances de jardinage / nettoyage-entretien avec 2 autres copines célib : on travaillait toutes les 3 dans le jardin de l’une : on avançait très vite (3 x plus vite ! c’est énorme !!), on se marrait et ça finissait en boite (bon on était célib ET jeunes donc !!). Si tu as des amies qui sont en manque de salle de sport et de verdure pourquoi ne pas leur proposer ?

Bon courage pour la suite.

Fanchette
Fanchette
Reply to  Daphné
9 mars 2021 17 h 57 min

Ah ben déjà t’as UNE robe longue !!
A mon avis tu devrais proposer un ramen après la séance de boulot: ça devrait motiver les foules ça non ? Moi en tout cas ça me motiverai grave si j’étais dans ta région !
À l’issue de ce travail, il sera plus simple à entretenir ce terrain et peut-être plus agréable d’en profiter, de le regarder se dessiner depuis la maison et de s’y prélasser à l’ombre d’un bosquet ?
Courage ! Tu va vaincre la salsepareille (ce nom est génial, bien meilleur que notre liseron, qui semble l’équivalent en terme d’envahissement et de lutte végétale !)

Ferin
Ferin
9 mars 2021 10 h 05 min

Merci pour ce partage. Courage et cette robe te scie à merveille

Anne Sophie
Anne Sophie
9 mars 2021 12 h 58 min

Bonjour Daphné
Tu es une battante, et tu réussis à nous communiquer tes failles et tes forces, et avec beaucoup de talent.
Ce travail abattu dans ta garigue est incroyable, et je pense que de voir tes efforts de concrétiser jour après jour, être en extérieur apportent leur propre motivation.

Quand j’ai eu a faire face au handicap de mon fils, diagnostiqué quand il avait 2 ans et demi, j’avais une multitude de tâches, et dossiers à faire personnellement. On le demandait “pourquoi ne pas le mettre en établissement ?” Mais ce n’était pas ce que je voulais. Je suis fière de ce que mon fils a accompli à 21 ans, grâce à mes efforts et mes luttes quotidiennes quand il était plus jeune.

J’ai considéré pour ne pas me décourager, que c’était un JOB avec ses contraintes et ses enrichissements. (Un deuxième job en l’occurrence, car je suis passée à mi-temps…Et que je gagnerai, non pas un salaire, mais des progrès.
Ca aide ?
Bises et courage pour tout ce que tu entreprends. Tu mérites le meilleur.

Françoise
Françoise
9 mars 2021 14 h 19 min

Bonjour Daphné,
Je suis admirative de ton courage (et de ton terrain et de tout ce que tu fais en général…). Sois douce avec toi-même malgré tout. Je t’embrasse.

Yanne
Yanne
9 mars 2021 19 h 20 min

Alors moi, je n’ai qu’une chose à dire (ce n’est pas vrai, tu t’en doutes), c’est : chapeau bas ! Je suis immensément admirative de ce boulot super dur et surtout qui n’en finit pas ! J’ai du mal à comprendre comment ton ex compagnon peut ne pas admirer et remercier. Je ne suis pas sûre que je serais d’une grande aide mais je peux venir faire le soutien moral et les trucs pas trop épuisants si tu veux. Ah oui, et je veux bien les références pour Sherlock Holmes ! Mon boulot en ce moment, c’est de redonner une jeunesse aux joints des (minuscules) carreaux de la douche ! On ne rit pas, pour moi, c’est une prouesse ! Encore bravo, Daphné la courageuse !

Ellenautomne
Ellenautomne
9 mars 2021 21 h 02 min

Daphné, tu es quelqu’un de rare ! Ton courage et ta détermination forcent le courage ! Je vais essayer de relever le défi également de mon jardin qui est bien plus modeste que le tien (1000m2 tout plat) mais qui me donne tout de même du fil à retordre. J’ai voulu faire appel à un jardinier qui m’a donné un devis à 2700 euros. Impossible pour ma bourse ! Tu m’incites à croire que tout est possible et qu’avec une volonté sans faille, on peut venir à bout des entreprises les plus folles.
Fais attention à toi tout de même ! Manier la tronçonneuse toute seule est terriblement périlleux !
Tu n’aurais pas des amis dans le coin à qui tu pourrais proposer un petit chantier collaboratif ? On nous a un jour invités à venir planter x framboisiers et à débroussailler un jardin.
Plein de courage à toi ! Je vais me lancer dans les bulletins du 2ème trimestre. Un autre chantier ni sympa, ni gratifiant !

catherine
10 mars 2021 9 h 42 min

bravo à toi pour ton courage, ta ténacité et ton talent de débrousailleuse (LOL, pas l’outil!)
je te trouve canon sur cette photo en robe bleue, et le petit plus qui fait sourire, les baskets
lorsque j’ai des travaux à faire (maison ou jardin), je fais comme toi, je me donne un but, pas très contraignant par tranches, et surtout une date précise, tel jour je fais ceci, tel autre jour je fais cela, et j’essaie au max de m’y tenir..je suis si contente lorsque tout est accompli! tu dois me comprendre
bonne journées, et des pensées pour t’accompagner au jardin!

marieno
marieno
10 mars 2021 13 h 34 min

Bravo pour cette énergie et tous ces moyens pour garder ta motivation ; j’adore les photos ! Comme dit dans d’autres commentaires, tu n’as pas moyen d’organiser une petite journée jardin “public” avec des mamans de copains de Virgile par exemple ? J’aimerais tellement prendre un thé au bord de cette piscine ou dans ta super cuisine, et te serrer dans mes bras, alors qu’on ne s’est jamais vues, mais j’ai l’impression que tu encaisses beaucoup, beaucoup… :-/

isavoyage
isavoyage
12 mars 2021 17 h 44 min

Chère Daphné, je n’ai qu’un mot : Géniale.
Tu m’épates par ta détermination, ton organisation, ta débrouillardise, et ton sens du partage. Quel boulot tu abats !!! Et j’adore que tu t’accordes du bon, du beau, du bien à l’issue de tout cela !

Anne
13 mars 2021 21 h 14 min

C’est probablement une bonne thérapie de “faire le ménage”, mais quel courage, bravo!

Anne
Reply to  Daphné
16 mars 2021 7 h 28 min

Tu n’imagines quand même pas que ça va changer maintenant 😉

margo
margo
15 mars 2021 14 h 16 min

Je te trouve bien bonne de tenir au courant un monsieur qui, au lieu de donner un coup de main, s’en fiche ou se moque. Que je sache si la valeur de la maison augmente il en bénéficiera aussi non? Ca me laisse pantoise.
En tout les cas c’est très bien ce que tu fais, et tu peux te regarder avec fierté et je suis sûre que tes enfants en font de même. Ils doivent se dire : quelle sacrée bonne femme notre mère!

helenemiettes
helenemiettes
17 mars 2021 10 h 42 min

Je suis très admirative de ta volonté, ton énergie, ton approche positive et généreuse, c’est très inspirant. merci !
une suggestion très terre à terre et complètement (non pas complètement !) anecdotique: depuis quelques mois, on débroussaille et remet en état le parc abandonné de notre nouvelle maison (circonstances et contexte bien différents du tien), et on a investi dans des pantalons de chantiers protégés et renforcés au niveau des genoux et des chaussures de chantier :ça change tout !! on a 50 balais et mal aux genoux rapidement mais grâce à ça beaucoup moins ! et protégés (on a evité un paquet de bobo depuis qu’on les a ).
bon courage et quelle fierté !