Un jardin de garrigue en automne

Les plantes à l’honneur dans la garrigue en automne

Des plantes qui fleurissent et donnent des fruits en septembre – octobre pour prolonger l’été indien

Après les pluies de la fin de semaine dernière, tout reverdit ici. L’été fut caniculaire et ce début d’automne prend des accents printaniers. Mi-septembre, on a finalement aperçu quelques brins d’herbe épars tenter une timide pousse après des mois de sècheresse. Enfin, la nature sortait de sa léthargie estivale pour reprendre des couleurs.

Et même si les jours n’en finissent plus de raccourcir et les températures de chuter, ici, l’automne ressemble à un second printemps. Alors, on savoure chaque nouvelle fleur et fruit, peut-être le dernier de la saison. D’accord, il a bien fallu se résoudre à ranger shorts et sandales, mais en contrepartie, quel plaisir de respirer à nouveau l’odeur de l’herbe mouillée et de voir la nature prolonger l’été indien !

Et si je vous embarquais faire un tour dans ma garrigue en automne, à la découverte des plantes qui sont à l’honneur en cette saison ?

Quelles plantes fleurissent dans la garrigue en septembre – octobre ?

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Gaura

Gaura veut dire superbe en grec. Avec sa floraison abondante, simple et élégante, cette plante porte bien son nom.

Les gauras sont des plantes herbacées originaires d’Amérique du Nord. Dans la sècheresse provençale, elles donnent l’illusion d’un parterre fleuri, dressant vers le ciel leurs fines tiges ornées de multiples petites fleurs. D’un port élégant et d’une allure champêtre, elles s’adaptent parfaitement au climat méditerranéen. Robustes, elles supportent à la fois sècheresse, mistral et gel et m’offrent des fleurs en pagaille d’avril à octobre. Leur taille est très simple, il suffit de couper les tiges en hiver pour les voir repartir de plus belle au printemps et se ressemer toutes seules. On trouve des gauras blanc panaché et rose, tous deux idéals pour créer de grandes bordures qui semblent surgir spontanément dans la garrigue. Et leur floraison qui se prolonge jusque tard dans l’automne illumine l’été indien.

J’ai planté de multiples plants de gauras autour de la maison Ces plantes sont si faciles à vivre; elles supportent bien la canicule estivale et n’en finissent plus de fleurir depuis le printemps. Attention cependant, les gauras disparaissent presque en hiver, avant de se pousser à nouveau vigoureusement dès le printemps venu.

Gaura – infos pratiques

  • sol drainé
  • résistant à la sécheresse comme au gel
  • hauteur de 80 cm à 1 m
  • floraison d’avril à octobre

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Verveine de Buenos Aires

Verbena bonariensis

 

Discrète et aérienne, la verveine de Buenos Aires s’intègre parfaitement dans mon jardin de garrigue. Ses longues tiges ligneuses vert sombre sont ornées de boules de fleurs violettes. Cette plante d’allure très stylisé offre un joli contrepoint aux gauras, avec lesquels j’aime les mélanger. Son port aérien allège les massifs de fleurs en créant des lignes graphiques qui émergent. Comme son nom l’indique, la verveine de Buenos Aires vient d’Amérique du Sud, où elle est considérée comme une plante envahissante.

Depuis que j’ai enfin trouvé un pépiniériste qui propose en propose, j’ai planté plusieurs verveines de Buenos Aires, tâtonnant un peu pour trouver l’endroit idéal pour les installer. Ces vivaces aiment les sols secs, bien drainés et ensoleillés, supportant mal l’humidité. Tout au bout de leurs longues tiges qui frémissent au moindre souffle de vent, les minuscules fleurs violettes des verbenas ont un charme fou dans la garrigue en automne.

Verveine de Buenos Aires – infos pratiques

  • sol sec et bien drainé
  • plante vivace qui supporte de légères gelées
  • hauteur  1 m
  • floraison de juin à septembre

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Belle-de-Nuit

Mirabilis jalapa

Mirabilis, comme « merveilleux » en Latin – et belle-de-nuit car ses fleurs ne s’ouvrent que lorsque la luminosité faiblit. C’est tôt le matin ou à la tombée de la nuit qu’elle déploie ses fleurs aux larges corolles colorées et foisonnantes. Aucune prétention chez la belle-de-nuit, qui s’accomode de peu et semble surgir spontanément entre pierres et murets pour offir ses spectaculaires floraisons. Cette plante rustique se dessèche à la fin de l’automne puis disparait complètement en hiver avant de réapparaître avec le soleil. N’oubliez pas de prélever ses grosses graines noires en automne pour la ressemer plus loin.

Belle-de-nuit – infos pratiques

  • supporte tous types de sols
  • demande peu d’arrosage en été
  • hauteur de 60 cm à 1 m
  • floraison de juin à octobre

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Figuier de barbarie

Opuntia ficus-indica

 

Le figuier de barbarie apporte une touche aride et exotique à un jardin de garrigue, colonisant facilement rocailles et pentes rocheuses. Ce cactus originaire du Mexique s’est acclimaté au climat méditerranéen, où il peut vivre très vieux et s’étendre sur plusieurs mètres, formant des barrières naturelles infranchissables si on lui laisse le temps de pousser à son rythme. Attention à ses épines acérées, qui piquent les curieux qui s’approchent d’un peu trop près. En juin, des fleurs soyeuses jaune vifs appraissent, laissant ensuite place à ces gros fruits qui parviennent à maturité en septembre-octobre. Les mexicains en font une bière  mais les figues de barbarie peuvent aussi se manger telles quelles – à condition d’arriver à les cueillir !

J’aime le côté très exotique du figuier de barbarie et la touche de couleur vive de ses fruits en automne. Pourtant c’est la seule plante de cette sélection que je n’ai pas mise dans mon jardin de garrigue. Je préfère éviter de prendre le risque de devoir retirer ses épines d’une intrépide petite main mais ne désespère pas d’en planter un jour dans une rocaille. Cette succulente parait incongrue dans mon paysage de garrigue, et pourtant, le figuier de barbarie est parfaitement adapté à notre climat, et pousse presque seul.

 

Figuier de barbarie – infos pratiques

  • sol sec et bien drainé, de préférence en pente pour avoir un bon écoulement des eaux
  • très résistant à la sécheresse et au gel
  • hauteur jusqu’à 3 m
  • floraison en juin, récolte des fruits en septembre 

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Arbousier

L’arbousier est un arbre emblématique de la garrigue. Originaire d’Amérique, il semble pourtant toujours avoir été là et ses multiples fruits rouges vifs sont comme autant de touches de lumière dans l’automne. Isolé, l’arbousier a un port spectaculaire, mais se prête aussi très bien à des massifs taillés  avec son beau feuillage sombre et dense. Bien qu’assez sucrées, les arbouses sont des fruits sont plutôt pâteux et fades qu’on récolte en octobre – novembre. Certains en font des gelées, confitures ou liqueurs. Détail étonnant, les arbousiers fleurissent également à cette période, leurs fruits mettant une année exactement à pousser. Bref, vous devrez vous priver d’arbouses pendant au moins un an si vous taillez un arbousier ( ça tombe bien, je n’aime pas trop en manger ).

J’ai la chance d’avoir des dizaines d’arbousiers dans mon jardin. Taillés en boules ou culminant à 5 mètres de haut, les arbousiers sont l’espèce prédominante dans mon coin de garrigue. En ce moment, leurs innombrables fruits rouges et fleurs blanches, semblables à de petites clochettes, illuminent l’automne.

Arbousier – infos pratiques

  • sol acide ou calcaire, bien drainé
  • résistant au gel
  • hauteur, jusqu’à 6 m
  • floraison et fruits en octobre – novembre

Les nuits sont désormais plus longues que nos jours, et d’ici une poignée de nuits, celle-ci tombera encore plus tôt mais cela ne fait que renforcer ma détermination à profiter de chaque instant dehors. Après avoir vécu cet été volets fermés pour s’abriter de la chaleur, cela fait du bien d’être à nouveau au jardin. Encore quelques semaines à profiter de la nature avant qu’elle ne se mette au repos. Alors, viendra le temps de semer, tailler et nettoyer pour préparer le printemps et le renouveau.

Et vous, que faites-vous dans votre jardin en ce moment ?

Quelles sont vos plantes préférées  dans la garrigue en automne ?

This post was written by Daphné

37 comments

  1. J’ADORE le nouveau petit film d’annonce, ton Virgile gambadant….mais quel petit bonhomme sympathique!!!
    J’ai lu avec attention ton post , car c’est exotique ces plantes de garrigue……Les mirabilis , tu crois que ça pousserait dans mes plates bandes parisiennes ?

    1. Mais moi aussi Reine, j’adore la vidéo, et le petit gars bondissant qui la traverse ( oui, l’enfant de 5 ans ne marche pas, il sautille façon cabri ); on a tourné ces quelques images à Edimbourg cet été. Et si tout va bien, on changera le bandeau à chaque saison.

      En faisant des recherches, j’ai été surprise de découvrir que plein de plantes que je croyais endémiques venaient en fait d’Amérique, comme la belle-de-nuit ou mirabilis, originaire du Guatemala. J’ai déjà croisé des gauras, euphorbes et verveines de Buenos Aires dans des jardins anglais mais aucune belle-de-nuit jusqu’à présent. Pourtant, même si elle n’est pas très résistante au gel, on peut la faire pousser en annuelle. Il suffit de planter ses grosses graines noires au printemps, vers mars – avril. Le développement des mirabilis est souvent spectaculaire. Et c’est une plante autonome qui pousse seule et ne demande presque aucun arrosage. Ici, on la croise souvent contre des murets , poussant même avec peu de terre.

      J’ai un peu l’impression de me prendre pour Nicolas le Jardinier ce matin 😉 .

  2. Très dépaysant cet article car il ne me semble pas avoir jamais vu l’une de ces plantes dans mes montagnes. Je n’ai pas spécialement la main verte et en dehors des Rhodos (roses sauvages ici), du Lys martagon et du Génépi, je ne reconnais pas grand’chose.. Mais tes photos sont magnifiques et donnent effectivement un petit côté « retour au printemps » bien agréable d’autant qu’ici « ça sent déjà la neige »

    1. Oh, mais je ne savais pas qu’on surnomme le rhododendron « rose des Alpes ». On a peu d’arbres à feuilles caduques ici, les changements de saison ne sont donc pas très prononcés. Cette année, la nature a souffert de la canicule estivale, se mettant au repos. Alors, Quand l’automne s’installe, tout redevient vert. Comme je me refuse à arroser une pelouse, j’ai scruté avec bonheur les premiers brins d’herbe apparus il y a un mois à peine.

      Ca me manque parfois de ne pas avoir de saisons plus marquées – en même temps, 2 cm de neige suffisent à mettre une complète pagaille dans la région. 😉

  3. Alors, quoi fais-je dans mon jardin en automne……… RIEN ! 🙂
    Plus sérieusement, ramassage des feuilles mortes sur la terrasse, la vigne vierge c’est chouette en été mais une vraie plaie en cette saison, sans parler des petites boules qui s’esclafoutissent au sol, qui collent aux semelles et font de belles traces violettes dans la maison ! J’ai depuis longtemps renoncé aux belles fleurs qui demandent de l’eau et de l’ombre et, à part quelques hibiscus, géraniums et hortensias en pot, le reste c’est plantes fleuries ne nécessitant pas trop d’entretien, qui poussent toutes seules avec peu d’eaueau : alors oui des gauras, chez moi elles sont roses vifs, les blanches n’ont pas tenu, un jasmin, un chèvrefeuille, un volubilis qui pousse dans les lauriers roses et de la sauge fleurie ; côté arbres j’ai un lilas, un néflier et un laurier sauce et pas de gazon mais de l’herbe jamais arrosée (sauf en ce moment) !!!!!
    Je compte bien planter un arbousier, cette fois en pleine terre et pas dans un pot. Hier un très gentil garçonnet m’a offert des arbouses de son jardin, je les contemple et elles me mettent du baume au coeur, un de mes chats ayant pris la poudre d’escampette depuis 48H pour le 1ère fois en 8 ans.
    Bonne semaine les filles et bel automne fleuri !

    1. Pour avoir déjà vécu des fugues de chat, je te comprends Selki et je te fais de gros bisous!

      1. Merci Morgane <3

    2. Ah oui, je te rejoins côté vigne vierge. Tout comme les petits carreaux des fenêtres anciennes, celle de mon ancienne maison faisait partie des trucs qui m’avaient fait craquer. Mais après plusieurs années à tailler, ramasser les feuilles et nettoyer les carreaux, j’ai à nouveau craqué. De grandes baies et aucune plante grimpante sur ma façade, voilà la bonne résolution qui change la vie 😉 !

      Quelle chance d’avoir lilas et néflier, je doute qu’ils acceptent de pousser dans ma terre aride.

      Ils sont bizarres ces arbousiers; quand ils se plaisent à un endroit ils envahissent sans vergogne et dès qu’on essaie de les planter ils deviennent de vraies divas. Seraient-ils les chats de la flore ?

      J’espère que ton chat est enfin revenu de son équipée sauvage depuis ce week-end.

      1. Sage résolution Daphné ! J’ai un rosier pompon qui commence à bien s’étaler au milieu de la vigne, d’ici un an ou 2 j’espère pouvoir me débarrasser de la vigne ; seul hic, les feuilles du rosier ne sont pas caduques 🙁 (mais entre une cuisine un peu sombre l’hiver et le ramassage/nettoyage, tant que les petits lutins ne viendront pas faire le boulot, le choix est fait !!!)
        Si si si tu peux planter lilas et néflier et figues de barbarie sans aucun problème ; seule la 1ère année de plantations demandera eau et entretien, après ça poussera tout seul. Le maset de ma soeur (Terres de Rouvière tu vois le genre de la terre !!!!!) est rempli de Lilas et cactus divers et variés y compris les figues, et dans les Cévennes, les figues de barbarie sortent des pierres alors fonce et fais-toi plaise (comme dirait ma fille !) 🙂
        Quant au chat, il court toujours la gueuse 😉 Mais quelle inquiétude Pffffffffff

        1. D’un autre côté, la vigne vierge est si jolie – mais je reste un peu traumatisée par le boulot pour nettoyer l’enduit ( très rustique ) de mon ancienne maison. Quelle chance d’avoir un beau rosier, je n’ai pu en planter qu’un, à défaut de pivoine, mon rêve absolu. Quand je serai grande, j’aurai un jardin anglais planté uniquement de mixed borders blanches d’où émergeront des pivoines ( sans oublier l’abreuvoir à licornes, bien sûr ).

          Un voisin m’avais proposé un figuier de barbarie mais j’ai vraiment trop peur de devoir sortir la pince à épiler pour abréger les souffrances de mon petit gars s’il venait à l’explorer de trop près.

          Ton chat est un pur rebelle; peut-être est-il à un concert des Chaussettes Noires ou allé voir les Aristochats avec sa belle ? Mais il finira bien par avoir faim et envie d’un câlin.

  4. Bon alors je suis vraiment archi-nulle en botanique et en jardinage, et je trouve ton jardin tellement exotique par rapport à ce qui pousse par chez nous ! Des figues de barbaries dites-vous ? Mais sous quel tropique vivez-vous très chère ?
    Et pourtant ici, c’est pas la chaleur qui nous manque. D’ailleurs je peste de la sécheresse de cet été qui a emporté la moitié de mon saule marsault mais me suis régalée hier d’une toute petite pomme Reine des Reinettes de notre pommier…
    Bref, pour répondre à tes questions :
    Que fais-je dans mon jardin en Automne ? je contemple. J’adore cette saison, car nous avons une vue magnifique sur les collines alentours qui changent de couleur chaque jour, les brumes de la vallée qui enveloppent les creux, et ce ciel si pur jusqu’aux Pyrénées en fond d’écran… Je n’en finis pas de m’émerveiller…
    https://goo.gl/photos/78cUtrQVZxGZSjvW8
    (photo de 2014… je m’aperçois qu’elle est d’avril !)
    En voilà une autre :
    https://goo.gl/photos/Y4S8f2iaUn4KHgDj9
    Bon bref, vous avez compris l’idée…

    Quelles sont mes plantes préférées dans la garrigue en automne ?
    Hé bien point de garrigue en nos collines, haha, mais d’après tes photos, je pense que l’arbousier me plaît beaucoup.

    Bonne semaine à toutes !

    1. Waouh, cette vue jusqu’aux Pyrénées est incroyable – j’espère que tu vas l’ajouter à ton annonce d’échange de maison pour faire rêver les citadins 😉 !

      Moi aussi j’aime beaucoup l’arbousier – et il vaut mieux, nous en avons des dizaines – il serait d’ailleurs temps que j’aille faire un peu de ménage dans ce fouillis de branches.

      Pour être honnête Val Lao, c’est le figuier de barbarie d’un voisin de garrigue que j’ai photographié. J’aimerais en planter un, ainsi qu’un aloès, mais je me dis que ce n’est pas très raisonnable avec une bande de gamins qui font du trampoline à côté.

      Le figuier de barbarie est encore plus dissuasif que barbelés et tessons de bouteilles pour dérouter les intrus, ses massifs sont réellement infranchissables. Pas sûre qu’il pousse par chez vous mais j’ai vu qu’une société du Gers s’est lancée dans du jus de figue de barbarie : https://goo.gl/S3Ojku

      A-t-il enfin plu par chez vous ? J’avais lu que mi septembre vous étiez toujours en état de sécheresse.

      1. Oh mais tu es mieux informée que moi concernant la production Occitane !! Merci de l’info. Je n’ai jamais vu de figuier de barbarie par ici mais je ne suis pas une référence… Cela dit, vu le nom de la société (dans laquelle il y a le mot « import ») j’ai quelques doutes sur l’approvisionnement local.

        Oui tu as raison, il faudra que je pense à mettre ce genre de photos dans mon annonce d’échanges, mais il faut bien préciser qu’en été, et parfois même dès le printemps, on ne voit les Pyrénées que rarement, et jamais avec cette netteté, sinon nos hôtes seront déçus. Mais à part quelques photos de ma cuisine, je ne me suis pas encore penchée sur l’annonce………….

        Oui il a plu, mais encore trop peu. Juste sur une journée. L’herbe de mon jardin est encore jaune !

        1. En fin d’article, j’ai cru comprendre qu’ils cherchent à développer la production de figues de barbarie autour de Perpignan. Avec un champ de figuiers de barbarie, nul doute que personne n’osera s’aventurer sur leurs terres. Dommage que je n’ai pas pris de photos des fleurs jaune vif, qui sont très jolies aussi.

          Mais cette vue serait un atout pour un échange de maison hivernal alors 😉 ! Mon serpent de mer, c’est un article prévu de longue date pour montrer comment prendre des photos de sa maison pour son annonce d’échange. Ca me serait utile, d’ailleurs, les miennes datent un peu. Mais, comment dire ? Faut d’abord ranger. J’essaierai de profiter de notre retour d’échange pour m’en occuper.

          Cette sècheresse commence à être inquiétante pour les nappes phréatiques qui mettent toujours du temps à se reconstituer.

          En te répondant, j’entendais un bruit bizarre au-dessus de ma tête. Une folle course poursuite qui s’avère être une querelle d’amoureux entre deux pies ( mais pas de chat pirate en cause, désolée Marikat ).

    2. Reine des reinettes miam, magique pour les crumble !!!!!!! 🙂 Et ces vues des Pyrénées waouah une merveille, de quoi te mettre de bonne humeur dès le matin et consoler les chagrins !
      L arbousier est superbe en automne, talonné de près en hiver par le kaki qui illumine les jardins ayant la chance d’en avoir !
      Et les bouillottes, ça avance la nouvelle collection ?!!!!!!! 😉

      1. Oui justement. J’étais en pleine série de coussins, et je l’ai interrompue pour refaire des bouillottes… Mais le temps me manque, je suis fatiguée, je n’avance pas bien… Je te tiens au courant ! Merci 🙂

        1. Prends soin de toi Val, et fais des pauses !!!!! Bisous

  5. Je connais et j’aime les gauras, chez moi elles sont en pot. Mais cette année elles ont poussé en hauteur sans s’épaissir à la base. Ma tante, de passage chez moi et qui a un jardin incroyable, leur a coupé la tête (couic) et effectivement ca a remédié au pb! Dans l’absolu j’aurais aimé replanter le gazon cet automne et planté un arbre, mais je crois que ca attendra encore un peu. Par contre je pense planter des bulbes pour le printemps, j’adore les tulipes!
    Bisous de Belgique (Pays Bas en vue!)

    1. Je m’en vais de ce pas relire tes articles sur Amsterdam;-)

      1. Cool ! Etes-vous bien arrivés ?

        Mais c’est vrai, tu m’avais dit il y a plusieurs mois déjà que vous partiez à Amsterdam en automne. Et il va faire beau ces prochains jours pour profiter au mieux de votre séjour. Nous raconteras-tu ces vacances au plat pays ?

    2. Il faudra que je taille mes gauras aussi à notre retour de vacances. Un vrai gazon, quel plaisir ! Un truc impossible à imaginer dans ma garrigue, où tout n’est que pierres et sécheresse. J’accueille la moindre tige verte avec bonheur et me roule sur les pelouses des jardins anglais avec un plaisir infini.

    3. Vouiiii, bon séjour Morgane, bonnes vacances !

  6. Les gauras : ça pousserait en Bretagne ? Je verrais bien ça dans mon jardin de curé foufou.
    Ici en automne : on coupe les têtes d’hortensia. On divise les arums. On taille la vigne (pas la vierge : celle qui donne du raisin !! oui oui en Bretagne). Et on stocke du bois pour l’hiver ! Qu’on nous annonce froid… gla gla Ah ah !

    1. Je pense que oui, ça pousserait bien ! Moi j’envie les hortensias de Bretagne et des Cévennes, ici, même en pot c’est dur d’avoir des massifs flamboyants et chez nous la tête coupée c’est au mois de mars !

    2. Je pense qu’ils se plairaient; dans les Cornouailles, où le climat est assez comparable, on voit des gauras et euphorbes magnifiques. Par contre, je pense qu’il vaut mieux attendre le printemps pour les planter.

      Je suis comme Marikat, tu me fais rêver avec un hortensia, impossible à faire pousser dans mon sol calcaire ( un peu moins avec le bois à transporter ). Je connais peu la Bretagne, mais il semble que ce soit vraiment être une région idéale pour les amoureux de jardinage.

      1. Je confirme, les gauras poussent en Bretagne!! Et en Picardie.

  7. Mon jardin se résumant à un plan de menthe et un mini rosier sur mon balcon, autant te dire que l’automne ne m’épuise pas ! Mais je vais bientôt aller voir dans mes Alpes s’il reste des pommes et si les coings ont jauni ! Nous, c’est à Florence que nous partons le mois prochain mais Daphné n’a rien conseillé sur Florence ! Qu’est-ce que tu fabriques, hein, je comptais sur toi, moi !!!!!

    1. Mais n’avais tu pas déjà remarqué que je suis une vraie feignasse ?

      Deux choses me dépriment en ce moment; la pile de linge qui cherche – et va arriver – à atteindre le plafond et le nombre d’articles voyages en souffrance. Avec un peu de bonne volonté, je pourrais ne pas être habillée que d’une serpillière et vous parler de : Nouvelle-Zélande, Londres, Edimbourg, Berlin et Paris ( tout en préparant Noël joyeusement ). Je devrais être interdite de voyage jusqu’à ce que le retard soit comblé.

      Un voyage à Florence est toujours une bonne idée – bien que je doive avouer une préférence pour Sienne la magnifique. Allez-vous explorer les collines toscanes ?

      Ben si, il y a du travail avec la menthe; tu peut congeler les feuilles pour garder un stock spécial mojito et apporter un peu de chaleur au coeur de l’hiver?

      1. Nous allons explorer le musée local et je sens déjà les prémices du syndrome de Stendhal ! Je crois bien que j’ai congelé la menthe, oui… à moins que ce ne soit le basilic… Je ne suis pas mojito, ni grand chose d’alcoolisé mais dans le thé… un bonheur !

        1. Mais alors, as-tu réservé des billets pour la galerie des Offices et un rendez-vous en tête-à-tête avec Raphaël ? Le syndrome de Stendhal est-il plus puissant que celui de Paris qui touche certains voyageurs japonais qui découvrent la capitale ?

          Tu sais, je suis aussi plutôt dans la team du virgin mojito – une seule bière suffit à me rendre assez joyeuse.

  8. Mon petit jardinet ne compte que quelques hortensias, seules fleurs courageuses à résister efficacement au vent du Nord! Ils sont tristounes en ce moment , je vais couper les têtes. j’ai une verveine citronnée, un romarin et un cognacier du Japon. Tes fleurs sont magnifiques et j’ai un faible pour cette verveine d’Amérique du sud. Bientôt , je planterai queqlues bulbes de tulipes, elles apportent un peu de couleurs au Printemps…C’est choutte de nous faire partager la flore de ta garrigue.

    1. Oh, quelle chance Bobette, le cognassier du Japon est si beau quand il fleurit tout seul aux premiers jours de printemps. Il y en a un devant le portail de l’école de Virgile qui me met en joie en mars.

      Oui, la verveine de Buenos Aires est assez étonnante et très adaptée aux climat méditerranéen. Après des mois de recherche je suis ravie d’avoir trouvé par chez moi un pépiniériste qui les cultive.

      Par contre, mon seul essai de tulipes fut infructueux; l’hiver venu, des sangliers ont méthodiquement retourné la terre pour se goinfrer avec leurs bulbes. Je préfère éviter ce genre de friandise, d’autant que les sangliers sont plutôt nombreux par ici.

      1. Des sangliers viennent carrément dans ton jardin? Et dire que je me plains des mulots qui viennent boulotter les bulbes!

        1. Comme on est en limite d’une zone naturelle et que je n’ai pas de clôture, ils s’en donnent à coeur joie et tracent leur chemins à travers mon terrain. Il y a quelques jours, on avait encore toute une famille à quelques mètres du salon. Mais ces bougres n’hésitent pas à fourrrager la terre, quitte à labourer et faire méthodiquement des trous. Leur faible, ce sont les bulbes de fenouil sauvage, dont on les voit se délecter.

  9. c’est chouette pas choutte…

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