Les dieux sont là

Piha Beach, dans les Waitakere Ranges

La région d’Auckland forme un isthme ; côté Est, la baie d’Hauraki, si paisible. Ses nombreuses îles et plages invitent au farniente à l’ombre d’un pohutukawa.

A l’Ouest, la côte sauvage est offerte aux impressionnantes vagues et tempêtes de la mer de Tasman. Cachées entre les falaises, ces plages désertes sont réputées auprès des surfeurs du monde entier. Piha Beach est sans aucun doute la plus belle d’entre elles.

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On quitte le centre-ville d’Auckland et ses gratte-ciels pour rejoindre le bush des Waitakere Ranges et la petite route qui descend en lacets jusqu’à Piha. Après un virage on découvre cette plage mythique, séparée en deux par Lion Rock, un rocher de 101 m de haut.

On gare notre voiture entre deux vans de surfeurs et on enfile nos combinaisons pour affronter l’océan déchaîné. Aucune chance que j’arrive à tenir debout sur un surf, je laisse ça aux Dieux de la plage. Ma planche est un bodyboard, auquel que je m’accroche désespérément pour me laisser entraîner par les rouleaux.

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Première étape, avancer stoïquement dans les vagues sans se faire renverser. Puis, attendre LA vague, puissance et régulière. Quand elle arrive, s’élancer en s’agrippant à son board en espérant qu’elle m’emportera jusqu’au rivage. Parfois, ça marche. Souvent, je me plante et me vautre dans l’écume, dépassée par les dieux survolants les vagues. C’est froid, salé et ça pique les yeux mais qu’est-ce qu’on se marre ! Désolée, j’ai bien essayé de photographier mes exploits mais difficile de s’agripper à la planche en tenant une go pro.

Quand on a assez sauté dans les vagues, tenté d’en choper une, il est temps de se rouler dans le sable noir. Piha, avant d’être une plage spectaculaire, fut un volcan et on se baigne maintenant dans son cœur, qui nous a laissé ce sable si noir et scintillant. Si je devais imaginer un décor de plage préhistorique, c’est sans doute Piha que je choisirais. Pour son paysage grandiose, cette forêt d’un vert fluorescent et ce climat rude, où les nuages se font la course dans le vent, où on est si petit face à cette nature indomptable.

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Attention, Piha est aussi connue pour ses courants traîtres et ses sauveteurs sont devenus célèbres dans tout le pays grâce à l’émission de TV qui leur est consacrée, Piha Rescue. Alors, si vous ne voulez pas risquer d’y passer, il vaut mieux rester entre les drapeaux !

 

piha road lookout

Piha Beach, conseils pratiques

  • Piha est située à 40 km, soit 50 min de route du centre-ville d’Auckland
  • des sauveteurs surveillent le sud de Lion Rock et la pointe nord de la plage
  • à ces deux endroits vous trouverez vestiaires, toilettes et douche, bienvenue quand on recouvert de sable noir
  • sur place, vous ne trouverez qu’une seule épicerie, qui fait aussi office café et boulangerie
  • vous pouvez manger devant la plage, dans le bâtiment du Piha Surf Life Saving Club, le Q.G. des sauveteurs en mer
  • si vous souhaitez rester pour la nuit, Piha Beachstay est une superbe auberge de jeunesse qui propose des dortoirs ou chambres individuelles et de beaux espaces communs

 

Alors on continue ensemble cette balade sur les routes Néo-Zélandaises ?

This post was written by Daphne

12 comments

  1. Super ! Que de beaux souvenirs !
    Et le bodyboard, j’ai passé des journées entières dessus, quand j’étais plus jeune ! Rires rires (et flancs pelés)

    1. Oui, difficile de se prendre au sérieux avec un bodyboard – mais quand les vagues sont bonnes, qu’est-ce qu’on rigole. As-tu déjà tenté de dévaler des dunes de sable allongée sur une planche ? Attention, il vaut mieux fermer la bouche quand même.

      1. Haha non ! Jamais testé !

        1. On avait fait un truc de ce genre là il y a quelques années : https://goo.gl/NAdn4e, sur une dune plongeant dans la mer. Mais la première fois j’avais oublié de fermer la bouche ( je suis blonde ET belge, attention ).

  2. Je suis à un moment de ma vie où je commence à (sérieusement) avoir besoin de vacances et tes photos me font tellement rêver que je suis à deux doigts de prendre un billet d’avion 😉 Bises,
    Amy

    1. Bonjour Amy,

      j’ai lu tes péripéties professionnelles dans la grosse pomme et j’imagine que des vacances seraient bien méritées ;-). Si tu prends un billet, je peux venir dans ta valise ? Ça fait presque 7 semaines qu’on est rentrés et j’ai perdu tout mon bronzage. Et si je fais des yeux de chat potté, ça marche ?

  3. Moi aussi j’ai besoin de vacances et ces photos……… Mama mia ! Je comprends que tu aies envie de repartir.
    Pas de bodyboard dans la grande bleue donc pas de flancs pelés (merci pour le rire) (mais du pédalo ! 🙂 )
    Amy, bon courage et je te souhaite de pouvoir prendre du repos très vite (chuis partante pour avoir une place dans ta valise !)
    Bonne nuit les filles

    1. Le pire Selki, c’est qu’il n’y avait même pas de moustique pour gâcher nos journées. Je ne veux pas imaginer les hordes volantes cet été au bord de la Méditerranée ( là, ça parait cuit, plus aucun espoir qu’il gèle n’est-ce pas ? ). Peut-être pas de bodyboard mais tu peux quand même dévaler le toboggan du pédalo si tu veux des sensations fortes 😉

  4. Je découvre ton blog, je trouve les photos très belles

    1. Bienvenue Debohra,

      merci, j’ai aussi pris beaucoup de plaisir à découvrir ton blog.

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