partage des tâches ménagères

Le partage des tâches ménagères – un détail quotidien révélateur ?

Vers un partage équitables des tâches ménagères à la maison

Chaque dimanche, on fait un grand ménage à la maison. Ainsi, on est prêts à attaquer une nouvelle semaine avec un cocon bien rangé, qui sent bon poussière envolée et draps propres. On s’y met tous ensemble – le travail d’équipe y’a pas mieux pour se motiver. Dans notre famille, l’égalité prime ; on partage les tâches ménagères équitablement avant de savourer un repos bien mérité dans notre maison pimpante.

Enfin, ça c’est la théorie.

Un enjeu familial

Je reprends ? Chaque dimanche, je tanne mes hommes en couinant que ça peut plus durer – doit sûrement y avoir une jolie déco qui se cache sous les piles de linge sale, miettes saupoudrées et wc pas très nets. On s’y met ensemble pour rendre notre maison plus agréable à vivre, OK ?

Allez les gars, on avait dit qu’on ferait une super équipe. On serait les Fab’ Four de la serpillière. Dites, vous imaginez le plaisir de dormir dans des draps qui sentent bon la petite fleur de l’ourson cajoline ? Non, ils n’imaginent pas.

Virgile est certes toujours partant pour pschitter les vitres avant de les essuyer avec son t-shirt plein de chocolat. Mais je vois bien que mes deux autres spécimens tentent de s’échapper discrètement – y’aurait pas une piscine ouverte dans le coin ?

le partage des tâches ménagères

Un partage des tâches ménagères équitable ? 

Donc, chaque dimanche, je finis par lancer cette phrase détestée : « y’a quelqu’un pour M’AIDER à faire le ménage ? Et là, tu comprends que la bataille est perdue. Parce que même si oui – finalement – on veut bien t’aider, c’est plutôt pour que la harpie que tu es devenue leur foute la paix.

Sur le principe, l’idée est simple : il faut 3 h pour nettoyer la maison. Ça tombe bien, nous sommes 4. Si on laisse Virgile et son pschit chocolaté de côté, ça fait donc 1 h par personne. Ça me parait jouable ; on ne peut pas parler de grosse contrainte côté partage des tâches ménagères .

Sauf que. Dans la pratique, je tourne allègrement au-dessus des 1h30 – en me dépensant à fond la caisse. Le deal est simple : mes hommes passent aspirateur et serpillière et je n’ai – plus qu’à – m’occuper du reste ( j’ai même pas tenté de leur vendre le nettoyage de la cuvette des toilettes comme une super activité dominicale ). Faut croire qu’à la base, la répartition des tâches n’était déjà pas très équilibrée. Si je tiens celle qui a trouvé cette idée, elle va passer un sale quart-d’heure.

partager les tâches ménagères

Faut-il se résigner ? 

Dimanche, j’ai presque baissé les bras devant le prévisible -« oui mais on rentre juste de vacances, la maison ne peut donc pas être sale, n’est-ce pas ? » J’ai enfilé casque, playlist spéciale ménage, gants puis plongé les mains dans la cuvette, espérant qu’on aurait suffisamment pitié de moi venir me DONNER un coup de main.

Je dois admettre que lorsque j’ai trouvé l’homme en plein jeu de société avec Virgile pendant que j’étais en train de nettoyer, balayer, astiquer, je me suis prise une claque en pleine figure. Est-ce que c’était vraiment ça, l’image que je voulais donner à mon fils : que sa mère est bonne à faire le ménage tandis que les hommes jouent ? ( Veux-tu connaître le pare-feu masculin ? -« faut bien faire occuper Virgile quand tu n’es pas disponible – CQFD ).

Le partage des tâches ménagères n’est pas une question anecdotique

A tout prendre, je préfère encore mon statut désigné de harpie ménagère à celui de celle qui se résigne. Je me dis que ça vaut le coup de revenir à la charge, dimanche après dimanche, pour expliquer que oui, l’égalité est l’affaire de tous.

Parce qu’être maman de deux garçons, c’est aussi avoir la responsabilité des hommes qu’ils deviendront. Alors je préfère continuer à insister inlassablement semaine après semaine , quitte à passer pour une emmerdeuse, plutôt que de baisser les bras. Parce que l’égalité ne se conquiert jamais toute seule. Que ce soit du côté du partage des tâches ménagères ou sur les autres fronts, ne lâchons rien.

Chez vous, comment se passe le partage des tâches ménagères ? 

 

 

84 comments

  1. Moi je n’ai pas encore d’enfants, et je pense que convaincre un adulte est plus aisé, mais chez nous je trouve que tout se déroule incroyablement bien. Je tolère le bazar pendant une semaine, puis d’un coup ça va me mettre mal mal mal, m’oppresser. Et chéri, bien que beaucoup moins gêné que moi, va mettre la main à la pâte.

    On se répartit selon le temps libre : je suis remplaçante, alors si je ne travaille pas une semaine, je vais lui en demander moins (même si j’insiste pour lui laisser des tâches car je ne veux pas que toutes mes journées soient consacrées au ménage). Et quand c’est l’inverse, bah il prépare les repas, il étend les lessives, etc…

    Bref, pour ça je suis gâtée 🙂 Il a l’air de trouver ça évident de m’aider, le seul couac serait sur nos seuils différents de tolérance, mais encore une fois même s’il s’en fiche il va se plier de bon gré , tout en me disant que  » j’exagère , quand même, c’est pas si sale ».

    Je dois remercier sa maman alors? 😉

    1. C’est exactement ce qui m’embête; même quand nos hommes font des trucs, ce terme « d’aide » revient toujours dans une discussion à propos du partage des tâches ménagères . J’espère qu’un jour ça se fera naturellement, sans qu’on se retrouve à se dire que, si nos hommes nous à aident à faire le ménage, on a de la chance. 😉

      Je pense que l’égalité, c’est aussi de se sentir aussi concernés l’un que l’autre, ne pas considérer que ce qui est domestique relève du rôle de la femme. On réalise que ce n’est pas si facile de changer des schémas qui sont installés depuis des millénaires.

  2. Je finis à peine de te lire et je viens déjà de pousser ma gueulante : « j’en ai marre de tout faire ».
    Et je viens d’envoyer ma fille nettoyer la tour de la baignoire qu’elle n’essuie jamais. Du coup l’eau stagne, les saletés s’y collent et je râle.
    Lorsque mon époux commencent à nettoyer (et c’est rare) je le laisse faire car il démonte la maison. Ca prend de heures. Ca compense le nombre de fois où je fais tout 😉

    1. Je me pose souvent cette question; si j’avais eu deux filles, est-ce que je les aurais éduquées de la même façon ? Je n’aurai jamais la réponse mais j’essaie de faire gaffe; en tant que maman, je me sens la responsabilité de faire comprendre à mes garçons que les tâches ménagères sont l’affaire de tous.

      Oui, c’est souvent tellement usant de répéter, râler et finir par passer pour une mégère qu’on peut parfois se dire que le plus simple est de faire les choses, en acceptant cette fatalité. Parce que répéter inlassablement, jour après jour, que notre foyer est l’affaire de tous ceux qui y vivent demande une énergie folle.

  3. Notre deal: on range chacun son bazar avant le passage de la femme de ménage. Finalement, avec les réductions d’impôts, ce n’est pas un investissement si grand. Elle en a besoin pour vivre, et on se prend moins la tête sur « qui ne fait pas quoi ». Mais on insiste sur le rangement pour que le ménage soit facile à faire.

    1. J’y pense parfois, mais j’ai envie de croire que c’est une tâche qu’on peut répartir équitablement dans la famille : on doit pouvoir trouver chacun 1 h par semaine pour s’en occuper ensemble.

      Le hic, c’est que les fois où on fait appel à quelqu’un, je vois bien que la maison se re-sali plus vite. Comme si le fait de ne pas avoir conscience du travail nécessaire pour l’entretenir nous déchargeait aussi d’en prendre soin au quotidien.

      Et puis, je déteste entendre cette autre phrase : – « pourquoi me parles-tu de nettoyer ça puisqu’on a une femme de ménage ? » Ben oui, chaque jour il y a de petites tâches ménagères à faire, finalement bien plus conséquentes que ce ménage hebdomadaire.

      Un peu comme le fameux : « y’a pas de vaisselle à faire, puisqu’on a un lave-vaisselle. »

  4. Entre Benoît et moi le partage est équitable. On implique régulièrement les deux petits mais il va falloir qu’on ritualise un peu tout ça pour en faire une activité familiale et joyeuse. Jusqu’à présent -sauf jours de grand ménage, occasionnellement- on range et lave un peu tout le temps en fonction des besoins sans vraiment rendre le truc officiel aux yeux de nos enfants 🙂

    1. A la maison je trouve que c’est plus simple d’instaurer un moment dédié au ménage. Pas systématiquement le dimanche, hein. Mais ( j’essaie ) de ritualiser ce moment pour faire en sorte que chacun participe en voyant ce que les autres font – si je m’en occupe seule, quand mes hommes sont absents, je sais bien que ce travail deviendra invisible.

      Tu as raison, la bonne manière de procéder serait d’en faire un moment joyeux, où on soit tous motivés dans le même élan. Ahem, c’est pas gagné 😉

      1. Oui, tu as raison, sinon ça devient vite invisible et donc inexistant quelque part ^^

  5. Mon conjoint fait la cuisine, le jardin et une partie des courses. Je fais le reste. Seul bémol, je voudrais bien qu’il range son « bazar » car il garde TOUT !

    1. Ah la la , ici aussi, c’est compliqué ; entre moi qui garde du matériel DIY ( mais bien rangé ) et mon homme maniaque des revues, difficile de tendre vers une maison réellement organisée. Heureusement, avant chaque échange de maison, j’arrive à faire un peu de tri; parce non, on ne peut pas TOUT garder !

  6. j’ai la chance d’avoir un mari obsédé par la propreté des sanitaires, et qui repasse ses chemises sans rechigner.
    mais j’avoue que je reste perplexe devant sa tolérance (et celle de mes deux ados) (des deux sexes) à la poussière qui s’accumule si je ne me charge pas du coup d’aspirateur…
    en même temps, si des gens viennent chez toi et que l’aspirateur n’a pas été passé depuis quinze jours, ils penseront que TU es une mauvaise maîtresse de maison (alors que ton mari et tes enfants, tout le monde trouve normal que ça ne les préoccupe pas!)

    sinon, dans une émission de radio, j’ai entendu parler par une psy du « sabotage bienveillant », un concept intéressant pour les réfractaires au ménage. tu veux des exemples?
    prenons au hasard, des ados qui depuis le début de la semaine ont laissé traîner dans leur chambre du linge propre et sale sans distinction? tu ranges TOUT (propre et sale) dans leur tiroir…
    quand ils fouilleront dans leur pile de linge et ne trouveront que des slips déjà utilisés, ils se souviendront sûrement que tu as un panier quelque part pour le linge sale
    et toi, tu es juste une gentille maman qui voulait rendre service: ben quoi, c’était dans ta chambre, je croyais que c’était propre!

    ça marche aussi avec mon homme qui laisse traîner ses cravates et ses costumes un peu partout: je les range soigneusement mais bien cachés TOUT AU FOND de la penderie (ben quoi, c’est rangé) quand il demande « t’as pas vu ma veste/mon pantalon/ma cravate… » (ne rien rayer, pas de mention inutile), la réponse est invariable: « tu as regardé dans ta penderie? »
    => évidemment, s’il avait rangé lui-même il retrouverait les choses plus facilement…CQFD!

    bon, j’arrête, il y aurait de quoi en faire un livre, et c’est déjà fait: à lire d’urgence… https://www.fayard.fr/liberees-9782213705347

    1. C’est exactement ça; on a beau se dire que les choses ont changé, quand des copains débarquent à l’improviste dans une maison en barda, c’est moi seule qui me sens gênée. Quoique, samedi, mon homme a invité un de ses copains à venir dormir à la maison. Aura-t-il le réflexe d’agir avant son arrivée ? L’expérience mérite d’être menée, même si je crois déjà connaître le résultat.

      Mes tentatives de sabotage n’ont jamais été très productives, mais je soupçonne une forme de sabotage masculin : quand tu retrouve un sol à moitié lavé, sale d’un côté et plein de flaques d’eau de l’autre, tu te poses des questions ( quoique non, à la réflexion, il s’est probablement arrêté parce qu’il avait utilisé toute l’eau, tout simplement ). Étrangement, par contre, quand je m’absente quelques jours je retrouve la maison pimpante en rentrant. Alors c’est peut-être ça la bonne solution : déménager et les laisser se débrouiller ?

  7. Bonjour,
    Ce qui me gêne, c’est le terme même d’aide !
    Nous vivons tous au même endroit … donc on l’entretient tous ensemble ! Le gêne du ménage n’est pas lié aux chromosomes sexuels … Et mon fils (ado à c’te heure) râle bien …MAIS il cuisine, repasse etc …
    Mais, sauf si je lui demande une tâche extraordinaire, qui sort du quotidien, je ne lui donnerai pas d’argent pour ça !!!
    Dîtes, vous pouvez m’expliquer pourquoi c’est plus facile de débarrasser assiette et couverts et de les poser dans l’évier plutôt que directement DANS le lave-vaisselle ? ça m’énerve !!!
    pas le temps de détailler plus … mais l’idée y est !
    Bonne journée
    Isamag

    1. Hahaha ! le coup du lave-vaisselle, je viens de lire : IDEM CHEZ MOI ! (en pire puisque là il s’agit de mon homme – mes filles ne le font jamais) Mais c’est pathologique, tu crois ?

      1. J’ai le droit de dire que je suis agacée 10 fois par jour par le mitigeur de l’évier que je retrouve décroché ? Je sais, c’est con. Mais c’est moi qui l’ai monté, preuve : https://www.befrenchie.fr/changer-un-mitigeur/

        Du coup, je sais que si le mitigeur s’abîme précocement parce qu’on le laisse pendouiller mollement, ce sera à moi de le changer. J’ai pas envie ( et je SAIS que j’ai bien serré les boulons ). Bref, au prochain mitigeur, je prends du basique 😉 .

      2. C’est pathologique ! En plus, si tu dis : mais pourquoi ne poses tu pas tes couverts directement dans le lave vaisselle plutôt que dans l’évier … il le fait en 10 secondes ! A condition que j’ai bien précisé et détaillé l’ensemble des articles devant bénéficier de ce traitement de faveur !
        Mon ami, en revanche, quand le lui pose la même question n’a pas besoin d’attendre le détail pour tout y poser !
        Mais s’il faut attendre autant de temps (mettons entre 30 et 40 ans) pour une si faible avancée …. d’un ado à un homme mur !!!
        Pfffffff……

        1. D’ici-là, le couvert auto-nettoyant sera arrivé sur le marché 😉

    2. Coucou Isamag ! Ce qui m’épate aussi, c’est que si je demande à l’homme de mettre sa tasse sale dans le lave-vaisselle, il va le faire sans souci en moins de 10 secondes. Techniquement, la tâche est accomplie.

      Si je le fais, je vais mettre la tasse, puis rajouter ce qui traîne dans l’évier et sur le plan de travail. Comme le lave-vaisselle sera plein, je vais le mettre en marche. Ensuite, je vais nettoyer l’évier, le plan de travail – ranger les bricoles qui traînent dessus, essuyer le tout, mettre le torchon sale dans la machine à laver, la lancer par la même occasion en étendant le linge qui traînait dedans. En passant mettre mes petites culottes à sécher dans la salle de bain, je vais au passage donner un petit coup d’éponge pour enlever les traces de dentifrice et plier les serviettes.

      Bref, mettre la tasse dans le lave-vaisselle m’aura au final occupée une bonne quinzaine de min.

      1. Ben oui, pareil !
        Mais ça me fatigue !
        Mais quand je ne le fais pas (parce que si JE le fais toujours, IL – mon fils – ne va jamais le faire LUI), il y a toujours un moment où je me transforme en harpie hurlante !!! Et je n’aime pas ça …
        ;-))))
        Pourtant son père et moi étions parfaitement interchangeables sur ce plan !!! Courses, repas, ménage, repassage …

        1. Dans cette interview à propos de son ouvrage sur les tâches domestiques : https://goo.gl/csKBtE , Jean-Claude Kaufman explique très bien pourquoi un partage égalitaire de départ peut vite se dégrader avec l’arrivée des enfants. Sa conclusion n’est pas très optimiste et il avance le chiffre de 80 % des tâches ménagères faites par les femmes. Ce sujet est donc loin d’être anecdotique.

      2. Bonjour!
        C’est tout à fait ça! Et en plus j’ai parfois droit à des remarques car je mets beaucoup de temps pour faire les choses, sauf que je n’en fais pas 1, mais 4 ou 5!!!
        Pour le reste, je n’ai pas à me plaindre. Depuis mes grossesses compliquées, il s’occupe du sol, sdb et cuisine. Et moi, je peauffine car il fait en gros, pas dans les détails.
        Par contre, le linge (4 personnes), les repas en semaine, les courses, c’est moi.
        Et ce qui me fait très plaisir, c’est quand ma fille, du haut de ses 4 ans, déclare « c’est les papas qui font le ménage » : peut être que les rôles ancestraux seront modifiés!!!

        1. J’adore aussi les :
          -« on t’attend. On est prêts, nous. »
          Bon, alors que t’es juste en train de faire aussi rapidement que possible des trucs que tu as demandé qu’on t’aide à faire depuis des heures déjà. C’est un grand, grand classique de nos départs en échange de maison.

          Oui, je suis persuadée que les filles qui grandissent aujourd’hui refuseront ces schémas. A nous de leur montrer qu’on peut faire changer les choses. Bien que j’ai des doutes quand je vois encore les rayons de jouets fille et garçon dans les magasins.

          1. Oui, les jouets évoluent un peu mais il y a encore des progrès à faire!!! Cela arrange tellement certains de perpétuer les soit disant traditions…

  8. Bravo pour ce post. On sent un peu d’énervement derrière tes lignes 😉
    Merci à Verveine et Lin pour la piste de ce livre.
    Ici on est que 2, pas d’enfant à éduquer donc.
    Mais j’ai la chance d’avoir une belle-mère féministe : je pense que Simone Veil à côté, elle en a moins fait encore que ma belle-mère c’est vous dire – J’adore Simone et j’aime encore plus ma belle-mère.
    Elle a eu 6 garçons. Dont le mien. elle n’a jamais rien lâché. Jamais jamais jamais.
    Ça n’a pas marché équitablement pour les 6. Mais pour plus de la moitié oui. Et c’était il y a 50 ans.
    Le mien : il fait tout. Même plus que moi je dirai. La chance ? Oui – mais je l’ai attendu longtemps alors ça compense 😉
    Il fait la vaisselle tous les jours. Mon concept à moi : quand l’évier déborde on essaye de faire la vaisselle – du coup on casse plein de vaisselle car l’équilibre est instable dans un évier plein. Quand je l’ai rencontré mon rêve était d’investir dans un lave vaisselle. Maintenant j’ai un timbre d’office magnifique. De la belle vaisselle. Et en homme qui fait la vaisselle : j’ai gagné sur tous les tableaux.
    Il fait à manger. C’est-à-dire qu’il prend la décision d’aller faire les course et cuisine – parce que le mec qui fait un repas le samedi soir en t’ayant délégué une liste de course longue comme le bras : et en plus t’a pas acheté la bonne citronnelle ni le poivre du Sichuan qu’il fallait : non, merci. Donc moi, le midi je pointe ma tronche et je demande : On mange quoi ! Ah ah J’adore – en vrai je cuisine aussi mais disons qu’il assume plus de 80 % de cette tâche.
    Il fait la lessive – moi je trie jamais assez bien le linge il parait. Quand je l’ai rencontré j’allais à la laverie.
    Alors je lui pardonne le fait qu’il n’aime pas l’aspirateur (pourquoi ? C’est un mystère. Donc j’aspire).
    Et aussi il ne récure pas la cuvette des chiottes (les hommes n’ont peut-être pas le même rapport que les femmes à l’hygiène ? Rapport à nos équipements différents ?). Donc je mets les gants et je récure. (En vrai : des fois je maugrée un peu).
    Bref, Daphné : tu as raison : ne lâche rien avec tes garçons. Mais… un conseil de ma belle-mère : ne fait pas à leur place.
    Du coup le «sabotage bienveillant» me semble une bonne alternative : j’adore les exemples.
    Et peut-être que demander aux enfants de s’occuper de leurs propres espaces (chambre et salle de bain) c’est suffisant pour leur inculquer ces principes de base ? Mon mari me raconte souvent comment leur chambre était sous leur seule responsabilité : il a appris a faire son lit à 5 ans (pas de couette à l’époque). Et si c’était pas fait : les draps en vrac dans le couloir à son retour !
    Et aussi, peut-être faut-il des fois revoir ses exigences à la baisse : franchement, des miettes sur le plan de travail pendant 2 jours et quelques moutons sous le canapé pendant 15 jours : on s’en fiche non ? Moi oui. C’est peut-être pour ça que je trouve mon mari si fantastique ! Et je suis d’accord avec eux : après une semaine de vacances, y’a pas besoin de faire 3 h de ménage.
    Et quoi qu’il en soit, je crois que tu n’as pas beaucoup à en douter : tes gars seront des hommes bien, parce que tu te poses les bonnes questions et qu’ils le savent. T’accord tu te transforme une harpie avec un balais brosse mais ils savent que c’est injuste de faire le ménage toute seule !

    1. Oh, à peine Fanchette 😉 .

      Je te rassure, je ne suis pas encore complètement zinzin – j’ai oublié de dire que , puisqu’on partait en vacances, on n’a pas lavé la maison les deux semaines avant. Mais j’ai une excuse, hein : je faisais les bagages de la famille.

      Oui, c’est génial de parler DU repas hebdomadaire cuisiné par le maestro, qui te fais remarquer que tes plats du quotidien sont quand même un peu basiques et te laisse nettoyer la cuisine toute entière derrière ( argh, même la poignée du frigo est gluante ). Quoique, si ça tombe le samedi soir, au moins tu as gagné un prétexte pour motiver les troupes à nettoyer la maison le lendemain matin.

      Mais ça ne fait pas avancer le schmilblick au quotidien – et je n’ai pas l’intention de passer en plus de tout 2 h par jour derrière les fourneaux. J’ai bien tenté de promouvoir Virgile chef de l’inspection des toilettes avec son papa en assistant – exécutant mais l’excitation de cette responsabilité fut de courte durée.

      1. Ah OK je note la précision : pour la maison pas rangée AVANT les vacances : alors oui, bien sûr : c’est normal de faire le ménage AU RETOUR. On est d’accord.
        Pour le mitigeur : On sent très bien à la lecture de ta description que ça doit t’énerver 10 fois par jour ! 😉
        À la lecture des commentaires je comprends aussi mieux ta volonté d’ «imposer» ou de «ritualiser» ce moment de ménage afin que chacun fasse sa part et que ces tâches ne deviennent pas transparentes si elles sont effectuées par toi en leur absence. Leur as-tu déjà dis ? Parce que moi ça a éclairé la lecture de cette organisation.

        A la lecture des commentaires : on voit bien que toutes les femmes ont un truc à dire à ce niveau… c’est quand même fou ! et je pense que la présence des enfants augmente incontestablement cette part des tâche leur incombant – c’est pour cette raison que j’échappe à ces considérations je crois…
        Bref : très intéressant article.
        et très interessante discussion au travers de ces commentaires.

        PS : à mes yeux ta maison est vraiment rutilante : je pense que tu mets la barre très haut niveau exigences.
        Tu pars du principes que tu te sens mieux dans une maison immaculée et parfaitement rangée. Mais c’est pas forcément le cas de tout le monde.
        Et pour rappel : « Si un bureau bien ordonné reflète le cerveau de celui qui y travaille, que pense d’un bureau vide ? » Voilà voilà je vous laisse méditez, vous pouvez appeler Mme Kombo. Pour ma part je retourne à mon fouillis : ou ai-je bien pu mettre ce livre sur la culture des ananas sous serre en Bretagne dans les années 1920… Ah oui dans le placard bleu avec la collection de lampes-coquillages : mais c’est bien sûr !

        1. Quoi Fanchette; tu n’as pas remarqué que ce sont toujours les mêmes photos de ma maison que je vous remets en boucle ? Les photos faites pour mon annonce d’échange de maison, donc. Et ce à quoi ressemble ma maison 10 min chrono avant le départ et 30 secondes à notre retour. Après, c’est le chaos.

          Oh que oui, j’ai tenté plusieurs approches de ma fameuse idée du « on s’y met tous ensemble joyeusement et on n’en parle plus ». A quoi sert cet article, à ton avis ? Je compte bien le laisser négligemment ouvert sur l’ordi de l’homme, c’est ma nouvelle tactique d’approche furtive ). 😉

          1. Qui ne tente rien n’a rien !
            C’est bien connu !!!

          2. 😉 J’adore le coup des même photos !!! C’est vrai que l’internet c’est pas la vraie vie… j’ai tendance à l’oublier.
            Je vois que Kaufman confirme que l’arrivée des enfants met à mal le délicat équilibre des tâches établi entre nullipares ! J’ai déjà dû l’entendre sur le sujet : oui les papas « aident » mais c’est les mamans qui « gèrent » (la taille des couches, la marque du lait, les Rdv chez le pédiatre…). Au secours : à quand le congé maternité/paternité véritablement équivalent, qui permettrait un réel partage des tâches : ben oui c’est la maman qui passe ses journées avec le bébé à peine né alors forcément c’est elle qui prend en charge le dossier. C’est pas gagné… C’est une question de choix politique.
            Merci pour cet éclairant échange.
            Et vive le chaos : la vie c’est le chaos !!!!

          3. Et bien heureusement Fanchette; j’essaie de faire gaffe à garder une certaine distance entre blog et vie quotidienne – qui a envie de voir ma montagne de linge ?

            Dans le même ordre d’idées, je regardais hier – en pliant le linge tandis que toute la maisonnée dormait déjà, cherchez l’erreur – Complément d’enquête en replay. Le thème : pornographie, cyber-harcèlement sexuel chez les jeunes . Une jeune fille y livrait un témoignage édifiant sur une photo volée d’un moment intime avec son chéri. et diffusée à grande échelle avec son identité Elle a été vilipendée sur les réseaux sociaux, traitée de salope et obligée de quitter sa région pour fuir ces attaques. Son petit ami, exactement dans la même situation, n’a eu aucun désagrément.

            C’est encore une fois d’égalité qu’il s’agit : quelle place donnons-nous aux hommes et aux femmes dans notre société ?

        2. Fanchette, je suis estourbie par l’évidence de ta phrase : « ces tâches (…) deviennent (…) transparentes si elles sont effectuées par toi en leur absence ». Je n’y avais jamais pensé !!
          Mais oui, bien sûr ! Je pense en effet que mon homme ne se rend pas compte du tiers de la moitié de ce que je fais pour entretenir la maison.

          1. Fanchette, serais-tu disponible pour quelques séances de coaching ? C’est exactement ce que j’essayais d’expliquer dans l’article. Mais si je ne le dis pas, forcément, c’est moins clair. 😉

      2. ah, les bagages, là aussi il y en aurait de quoi faire un article entier:
        tu passes trois jours à t’en occuper
        ton homme trouve que franchement, tu t’en fais une montagne pour une (quatre) malheureuse valise…
        (et la trousse de pharmacie, les affaires de toilette, les chargeurs et adaptateurs divers, les passeports, la carte vitale européenne, les billets d’avion toussa toussa…)
        bref, tu es enfin prête, et à peine tourné le coin de la rue, il te demande: « tu as pensé à mon chargeur/mes médicaments/mes chaussettes rose à petits pois? (ne rien rayer, toujours pas de mention inutile)

        1. Ah non, là pour les valises chez nous, chacun pour soi (même s’il me demande toujours « tu crois que je prends ça ou ça ? »)
          Oh wait… les valises des enfants, ça a été pour moi pendant des années…… 😉

          1. Arf, les valises, je crois que je préfère quand même m’en ocuuper – ou au moins surveiller ce qu’on met dedans. Comme on voyage généralement avec juste des bagages cabine – ou UNE valise pour toute la famille, au mieux, mieux vaut s’assurer que les trucs mis dedans seront vraiment utiles.

            Quand on est allés à Reykjavik la première fois, mon homme avait quand même glissé une cravate dans la valise : -« tu comprends, on y sera le 14 juillet, il se passe peut-être un truc à l’ambassade de France ».

  9. Ooh la la, il me parle cet article!! ici, on essaye d’instaurer une heure de ménage le samedi matin, tous ensemble et alors c’est très dur . Mon grand râle (Quoi!! ah non moi je fais pas les toilettes!, c’est trop dégoûtant), ma louloutte se rend alors compte qu’elle ne peut plus marcher dans sa chambre jonchée de vêtements, de découpages de papiers, de ciseaux, crayons… (oh non je peux pas ranger tout cela toute seule!)
    Au niveau partage, mon homme fait les courses mais jamais les repas (mettre du Picard au four, cela ne compte pas je crois). Il a une tolérance à la poussière et au sol cra cra assez élevée donc c’est souvent moi qui me coltine les sols ou les poussières mais il fait sa part je pense.
    Je passe pour une harpie auprès des enfants le soir après ma journée de travail et souvent je renonce : je mets moi même la table, je débarrasse, je lave la petite cuillère qui manque car cela me prend plus de temps de demander trois fois de suite, d’expliquer quelle éponge il faut prendre, de préciser qu’il faut essuyer les sets de table ;; que de faire moi même. Et tu as raison : c’est difficile de revenir sur des années et des années de pratique. Tenons bon!

    1. Oui, je pense que c’est la meilleure solution pour nous aussi; ritualiser un moment où on s’y colle tous ensemble. Alors même si ça râle dans les troupes, je préfère encore m’y accrocher, quitte à passer pour une harpie une fois par semaine. Pour ne pas entendre les plaintes, je me colle Freddy à fond dans les oreilles : https://www.youtube.com/watch?v=qXFNKTaficc et j’y vais à fond les ballons ( c’est toujours une séance de sport en moins ).

      Mais je sûre qu’à terme, c’est un service que leur rend en insistant pour maintenir, semaine après semaine, un peu d’équilibre sur le partage des tâches ménagères.

  10. Ah la laaaa ! Vaste et délicat sujet.
    A la maison, j’ai aussi l’impression de tout me taper question ménage, et rangement.
    Pour commencer, on n’a pas le même seuil de tolérance au bazar / à la saleté (je parie que tu sais de quel côté penche la tolérance). Moi, je me sens plus légère quand tout est propre et rangé, plans de la cuisine dégagés. J’ai besoin de vide.

    Apparemment, je suis la seule de la maison.

    Je refuse depuis des années de pénétrer un chiffon à la main ou précédée de l’aspirateur dans les chambres de mes filles et dans le bureau de mon homme : le bordel et la saleté ne les dérangent pas ? Qu’ils s’en accommodent dans leur espace privé. Ils sont assez grands pour gérer ça sans moi.
    Mon aînée range sa chambre, mais n’y fait pas souvent le ménage. Plus du tout depuis qu’elle ne vit plus là (et la poussière s’accumule pourtant).
    Ma cadette, même maintenant qu’elle n’est plus là que de passage, est une virtuose du bordel innommable (je ne comprends pas comment elle arrive à joncher le sol d’autant de choses en si peu de temps, à croire que dès qu’elle entre dans sa chambre, elle vide son placard et ses étagères pour tout foutre par terre) (c’est une artiste, c’est pour ça).
    Aussi bizarre que ça puisse paraître, l’une et l’autre entretiennent et maintiennent en ordre leurs appartements respectifs (et pas seulement quand ma visite est programmée, je le sais aussi par ma sœur, qui, amenée à aller à Toulouse de temps en temps est parfois passée à l’improviste chez l’une ou l’autre).
    BREF
    A la maison, c’est essentiellement mon homme qui fait la cuisine, et par là même la plupart des courses (tout est dans le « la plupart » cependant, si vous voyez ce que je veux dire). C’est déjà pas mal, mais selon moi pas suffisant. Et c’est surtout BEAUCOUP plus gratifiant que de brosser les chiottes ou les joints de la douche…………
    Il peut lui arriver de passer l’aspirateur (la poussière et la serpillière JAMAIS) mais c’est seulement si je le demande expressément. Et avec insistance. Et parfois, ça m’énerve tellement de devoir demander que je préfère le faire moi-même.
    Le linge, à un moment, il en pliait une partie (je ne repasse jamais). Pourquoi ne le fait-il plus jamais ?
    Que dire de l’assiette sale posée AU-DESSUS du lave-vaisselle et non DANS ?
    Et le lit : il m’est arrivé de me taper le changement du drap-housse + housse de couette + 4 taies d’oreillers toute seule tellement j’en avais marre de l’entendre soupirer chaque week-end à ce propos, genre la torture quoi, alors qu’à deux ça prend montre en main moins de deux minutes… (j’enlève seule les draps à laver, et je laisse le lit comme ça jusqu’au soir). Depuis quelques temps ça va mieux parce que……… j’ai dit que je n’en POUVAIS PLUS de l’entendre soupirer à ce propos, que rien que de penser qu’il allait soupirer me hérissais à un point de non-retour.
    Et la scène que tu décris concernant le jeu (version regarder une série allongé sur le canapé) pendant que tu sues sur la cuvette des WC, je l’ai vécue des 10e de fois…

    Je ne me mets jamais en colère, mais dès que je sors l’aspirateur, je suis en rogne. EN ROGNE !

    1. Oui, c’est exactement ce que je prône : en rangeant, nettoyant notre maison, on se fait du bien – on se sent tout de suite les idées plus claires quand on ne risque pas de se casser la gueule à tout instant sur un tas de legos ou billes qui jonchent le sol.

      Effectivement, les études montrent que le nombre d’heures passées par les hommes à accomplir des tâches ménagères est resté stable depuis 20 ans. Et quand ils s’investissent, il s’agit toujours des tâches les plus gratifiantes / visibles à l’extérieur, comme les courses, accompagnement aux activités ou devoirs. Bizarrement, personne ne fonce tête baissée vers les toilettes.

      Mais ce ménage hebdomadaire n’est finalement qu’une goutte d’eau dans l’océan des tâches de la semaine; je pense qu’entre trajets scolaires, aide au devoirs, courses, ménage, linge, cuisine, je dois bien y consacrer au moins 4 h par jour. Ce qui fait une sacrée différence avec mon homme – je vois bien qu’il a plus de temps à consacrer à ses loisirs.

  11. Ah, en lisant plus haut, je vois qu’on est plusieurs à parler de seuil de « tolérance », et aussi au fait de parfois renoncer à demander….
    Ton billet me rappelle que quand même, je dois remettre ça sur le tapis (et non sous, avec la poussière), avoir une franche discussion est sans doute une solution, même s’il faut y revenir tous les 6 mois…

    1. Oui, je dois aussi exprimer un ras-le-bol bisannuel, suivi de quelques jours de prise de conscience. Jusqu’à ce qu’on retombe au stade où l’homme me lit l’actualité tandis que je nettoie.

      Du coup, je me dis que je devrais peut-être nonchalamment laisser cette page du blog ouverte sur l’ordi, histoire de m’éviter cette énième discussion.

      Je préfère quand même continuer à insister inlassablement, quitte à passer pour une harpie. Je me dis que , quels que soient les domaines, on ne doit jamais lâcher.

      PS : on en parle de la journée du 8 mars, où on t’explique gentiment que tu en as de la chance, on te faire à manger et passer un coup de balai ? Pour la journée internationale de lutte des femmes, pour l’égalité des droits, donc ? Ahem.

  12. J’aime beaucoup ton post.
    Chez nous on partage mais je me rends compte qu’au final c’est bien moi qui en fait le plus.
    Je m’occuper du rez de chaussée : salle + cuisine + entrée + 1 wc soit 60 m².
    Mon mari et mes 2 garçons ado se partagent l’étage : 60 m² aussi (cherchez l’erreur lol). Mon mari se charge de notre chambre + salle de bain + wc + couloir. Les garçons font chacun leur chambre genre de 18 à 18h10 le dimanche soir et leur salle de bain.
    Après comme je suis maniaque il m’arrive de refaire la salle de bain des garçons toute seule et à fond oui genre les joints du carrelage de la baignoire à la brosse.
    il n’y a que moi qui voit qu’il faut faire les carreaux, mais dans ce cas je lance (impose …) l’idée et on s’y met avec mon mari.
    Voilà voilà.

    1. Voilà, je ne suis pas seule à réussir à partager les ta^ches de manière parfaitement inéquitable – et encore, hein, on n’a aucun carrelage dans la maison. Quand j’ai construit la maison, j’ai voulu faire en sorte que le ménage soit aussi simple que possible. Adieu petits carreaux, tomettes, niche, cheminée xxl et pierre poreuse de notre ancienne maison – ici j’ai fait simplifié au maximum.

      Ici, les échanges de maisons sont le meilleur prétexte que je connaisse pour motiver mes hommes à faire un grand ménage ensemble. L’échange de maison permanent, c’est peut-être ça la solution ?

  13. Un petit mot sur le « aider » à remplacer impérativement par « faire sa part ».
    Y compris (surtout) dans les conversations avec les autres : famille élargie, amis, quand ils demandent, « et ça va ? ton homme t’aide ? ». Non, il ne m’aide pas, il fait sa part.
    Et pour avoir connu successivement des périodes de chômage, travail à la maison et congé parental, les 3 grands pièges de « tu es à la maison, pas monsieur », non, ne jamais jamais lâcher.

    1. J’allais dire comme toi, Sabrina. Si tu dis « aider » c’est comme si c’était TON boulot à la base, ce qui n’est pas le cas !

    2. J’essaie d’y mettre toute l’ironie possible quand je demande un coup de main – je devrais peut-être me fabriquer une couronne smiley 😉 à me mettre sur la tête pur préciser ma pensée ? Pourtant, on rajoutant « I want to break free » de Queen en fond sonore, je me disais que le message devait déjà être suffisamment clair ?

      Je citais plus haut une interview de Jean-Claude Kaufman qui explique bien qu’en cas de période d’inactivité, les femmes s’impliquent encore d’avantage dans les tâches ménagères, tandis que les hommes les délaissent plus que d’habitude. L’égalité, ce n’est pas encore pour tout de suite, manifestement.

      1. Après l’écriture de mon propre commentaire, je me rends compte du chemin qu’il reste à parcourir chez moi. Que si, j’ai bien trop lâché au cours des épisodes chômage, 1er congé mat, et travail à la maison. Quel’absence d »égalité parfaite des tâches ménagères n’est pas un problème tant qu’elles sont équitables, et tant que je ne retravaille pas. Mais que je vois gros gros gros arriver le piège du retour au travail en gardant la même répartition… A voir dans quelques mois.

        1. Oui, c’est tout l’enjeu; comment établir l’équité ? Bien sûr, Virgile ne peut pas nettoyer la maison seul – mais j’essaie de le faire participer de manière à ce qu’il comprenne que c’est l’affaire de tous. J’ai lu que depuis 20 ans, la répartition des tâches domestiques n’a pas évolué. Le temps que les hommes y consacrent en moyenne n’a rigoureusement pas bougé.

  14. Eh eh ! Ben moi demain, ça sera le Pied !
    Pour la Journée de la Femme combinée à celle de la jupe, mon mari tient à rester à la maison faire le ménage en tutu pendant que je regarde le foot féminin à la télé tout en buvant une mousse bien fraîche. Le Pied je vous dis !
    Il anticipe sur l’année prochaine où Caroline de Ass, viendra sûrement faire des contrôles à domicile…
    Demain je me marre mais après-demain, si peu loin c’est chafouin.

    1. Ben non, ce serait con de rester en position comateuse sur ton canapé alors que tu peux profiter de tellement chouettes réduc’ pour la journée des femmes. C’est bien connu, une rose offerte et hop, on dépense sans compter. 😉

  15. Hello Daphné, c’est compliqué tout ça. Moi aussi, je fais tous les efforts possibles pour avoir une maison clean et rangée mais apparemment, la magie n’opère pas et ce n’est jamais aussi vide et sympa chez moi que sur les blogs. Cette question du ménage participatif est d’autant plus difficile à gérer que ma moitié à été muté à 250 kms et que, pour les 18 mois à venir tout au moins, je vais devoir gérer seule nos 160 m2 et nos trois petits ! On va nécessairement devoir se créer une parenthèse de ménage le week-end mais, de toute façon, au quotidien, c’est moi qui dois assumer tout toute seule et cela me demande beaucoup, beaucoup d’énergie. Avant, je pouvais donner le bain aux enfants et les mettre au lit pendant qu’il s’occupait de débarrasser la table et de faire la vaisselle. Maintenant, après la première mission, y a plus qu’à entamer la deuxième ! Va falloir que je me motive toute seule pour me dire que la vaisselle est une activité ludique !

    1. Tu sais Ellen, ce que j’expliquais à Fanchette, c’est que ma maison est très rarement comme on la voit sur ces photos. Par flemme, j’ai remis des photos que j’avais déjà publiées ici, et qui sont aussi celles que j’ai faites pour mon offre d’échange. Je te rassure, ma maison est parfaitement normale, bien planqué derrière miettes, linge et jouets de Virgile. C’est ce qui est en dehors du cadrage qui est intéressant – je suis sûre qu’aucune fille d’instagram n’a de maison nickel 😉 .

      Effectivement, ça va être sport au quotidien ! As-tu la possibilité d’être aidée en semaine ? Tes petits peuvent peut-être faire quelques tâches simples pour t’aider à simplifier le quotidien de la famille ?

      1. Oui Daphné, c’est super chaud d’autant que nous ne savons pas quand nous pourrons être à nouveau tous ensemble et cette petite histoire va se compter en mois, voire en années. A nous de voir si nous n’allons pas tout lâcher ici pour être réunis ailleurs !
        Heureusement, mes parents font volontiers deux heures de route pour m’aider à gérer la fin de semaine. Je commence à 8 heures tapantes et ce n’est pas facile de réveiller et préparer nos trois aux aurores tous les jours de la semaine. Après, je réfléchis aux solutions d’avenir comme le robot-aspiro, le robot qui prépare le repas pendant que tu gères le bain et voilà, je n’ai plus d’autres idées.
        Mes enfants sont encore petits. Je peux peut-être les solliciter pour faire leur lit, pour ranger leurs livres ou pour mettre la table mais guère plus.
        Je dois quand même avoir le gène du désordre car une de mes copines qui assure seule avec ses deux loulous a une maison nickel, même quand j’arrive à l’improviste !
        Peut-être qu’un bon désencombrement nous simplifierait la vie au quotidien !
        On va s’y coller ! Quelques week-ends de travail et on y verra plus clair.

  16. Mais pourquoi c’est partout pareil (à quelques rares exceptions près !) ???
    J’ai un homme qui a une tolérance incroyable !!! Parfois j’entame une grève. .. Ça ne marche jamais ! La couche de poussière sur la télé ne le gène pas Par contre quand il n’a plus de caleçon dans son tiroir la … C’est gênant Il fait attention à mettre ses vêtements sales dans le panier à linge pendant 1 semaine (bah oui faire une lessive, ouh laaaaaa ) et puis le naturel reprend le dessus ! Mais attention si je l’écoute, il aide … ben oui il met la table, il débarrasse et range dans le lave vaisselle et même il passe l’éponge sur la table (mais que la table) …
    Je suis à la maison depuis quelques années, ceci explique peut être cela …

    1. Oui, je suis étonnée de voir qu’on est si nombreuses à chercher des solutions pour impliquer le reste de la famille dans les tâches – ce qui génère aussi une charge mentale permanente, qui ne repose que sur celle – ou celui – qui prend des initiatives, ainsi que la responsabilité de motiver le reste des troupes. Une sorte de double peine en somme.

  17. Je crois que j’ai de la chance, mon homme est très open sur la question. C’est même parfois lui qui prend les devants 😉 L’aspirateur et les toilettes (et oui !), c’est plutôt lui, par contre, le repassage reste mon domaine. Là où c’est un peu plus compliqué, c’est sur le rangement : disons, qu’entasser les choses ne le gêne pas alors que moi, j’ai besoin d’y voir clair !

    1. Oh la la, que ce doit être bon de ne pas avoir à demander systématiquement.

      J’ai remarqué qu’avec les années, on a tendance à se répartir les tâches en se spécialisant – ce qui a beaucoup d’avantages : on les fait plus rapidement, plus besoin de demander qui va faire quoi et donc on effectue les tâches plus naturellement. Mais je me dis que le revers de la médaille peut aussi être de s’enfermer dans un schéma qui peut ne pas nous convenir à 100 %.

      Donc, la clé dans ce domaine là comme dans les autres est sûrement de communiquer, encore et toujours. 😉

  18. Chez nous, on a réglé le gros du problème en engageant une femme de ménage deux fois par semaine qui nous fait les tâches principales : aspirateur, repassage, serpillère et sanitaires.
    Pour les finitions : la poussière, derrière les meubles, la vaisselle quotidienne, c’est souvent mon input, mais JBL m’aide sans râler. Dans les tâches de la maison, j’en fais beaucoup plus que lui : repas, enfants, linge, courses, ce qui s’explique par un emploi du temps pro moins chargé pour moi. Les tâches ménagères en plus, je lui demande de les faire (C’est moi, ou les hommes pourraient vivre dans 10cm de crasse sans sourciller?) mais il s’y plie à chaque fois et finalement au quotidien en fait plus que moi !

    1. Je suis d’accord, le seuil de tolérance de crasse de nombreux hommes est particulièrement élevé…
      Je tique (en toute sororité) cependant dans ton message sur un mot. Beaucoup de choses commencent par le vocabulaire, qui traduit le mode de pensée.
      La personne que tu as engagée pour faire le ménage t’aide, oui, c’est clair, mais ton homme lui, fait sa part, participe, enfin tout ce que tu veux, mais il ne t’AIDE pas. S’il t’aide c’est que c’est TON job.
      De la même façon, je disais aussi à mes filles « peux-tu ME rentrer le linge s’il te plaît ? » jusqu’au jour où j’ai pris conscience de ce ME…

      1. Oh mon dieu tu as raison et en plus j’ai le meme vocabulaire que ma mère

      2. J’utilise ces termes : m’aider – mon linge, mais délibérément, de manière parfaitement sarcastique. Je crois que mes hommes ont compris que lorsque j’utilise ces mots-là, c’est le moment d’agir pour faire leur part. 😉

    2. Ah la la, une aide extérieure pour le ménage, c’est le rêve de mon homme 😉 . Oui, ce n’est pas facile de trouver le bon équilibre quand on n’a pas le même rythme.

  19. Ici c’est ritualisé et pour nous c’est la clé de l’équité !
    Chéri s’occupe du linge en totalité (lavage et repassage), du marché hebdomadaire, d’aller chercher les courses au drive et du repas du dimanche la moitié du temps
    Les enfants nettoient leur étage tous les dimanche en fin de journée : rangement des jeux, poussière, aspi et serpillère.
    Moi je fais le « quotidien » ; les repas – sauf le dimanche 1 fois sur 2 – l’intendance et le nettoyage du bas.
    L’un dans l’autre ça fonctionne bien pour les taches ménagères !
    Après la charge mentale des rendez vous chez le docteur, des anniversaires, de la Baby Sitter à appeler et autres c’est pour ma pomme et je n’ai pas encore de vraies solutions (à part le calendrier partagé mais encore faut il qu’il le regarde…)

    1. « le seuil de tolérance de crasse de nombreux hommes est particulièrement élevé… »
      N’importenawak ! Et « Mr Propre » alors !?

      1. C’est en pensant à lui que je n’ai pas écrit « des hommes » ou « de tous les hommes » 😉

      2. Ah oui je l’avais oublié celui là 🙂
        Ceci dit le seuil de tolérance de crasse de mes filles est aussi particulièrement élevé !

      3. De l’autre côté de l’échelle de la tolérance, il y a Trump, qui n’a toujours pas réalisé qu’une bande de Russes est installée sous son lit – doit pas souvent aller y chasser les moutons ;-).

    2. Oui E.mi.lit , c’est en instaurant un moment ritualisé, tous ensemble, que ça fonctionne aussi le mieux à la maison.

      As-tu regardé du côté des applis type Wunderlist ( gratuite ) qui permettent d’assigner des tâches à chacun et sonnent pour les rappeler ? Philéas nous l’a installée sur nos téléphones et ça nous simplifie beaucoup les préparatifs avant un échange. Les choses sont toujours faites au moment prévu quand on les note ainsi. 😉

  20. Bravo pour ce billet Daphné !
    Avec mon compagnon, le partage des tâches est équitable me semble t-il, il est plus féministe que moi. Il s’occupe des poubelles (et chez nous, où il faut aller au point public pour le recyclage et le verre, et au composteur collectif pour le compost, c’est déjà une grosse tâche), des courses au marché bio le samedi matin, et de l’aspirateur dans les escaliers. Moi je m’occupe du ménage des pièces. Et on se partage selon les envies courses au supermarché, entretien du jardin, repas quotidiens.
    Pour autant, ce n’est pas parfait et cela peut être tendu chez nous aussi.
    1e sujet de discorde : le niveau d’exigence en termes d’ordre et de propreté. Le mien est assez élevé, et celui de mon compagnon est plus bas donc pas toujours facile
    2e sujet de discorde : le partage c’est une chose, l’égalité, c’en est une autre. Egalité, cela veut dire qu’un homme n' »aide » pas sa femme, il fait sa part. Cela veut aussi dire que la femme accepte de ne plus être responsable de cela, c’est à dire d’être « celle qui sait » en la matière. J’ai du mal là dessus, car ma mère m’a transmis un tas de choses en la matière (comment on fait un lit correctement, comment on étend le linge correctement, comment on fait le ménage dans le bon ordre…) et mon homme veut faire les choses à sa façon. C’est logique ! Et juste ! Mais sa façon ne me convient pas forcément et parfois je préfèrerai être la grande chef en la matière mais en même temps non 😉
    3e sujet de discorde : les enfants. J’ai beau essayé de les impliquer, c’est très difficile…
    Merci Daphné pour ce billet !!!

    1. Ah oui je l’avais oublié celui là 🙂
      Ceci dit le seuil de tolérance de crasse de mes filles est aussi particulièrement élevé !

    2. En lisant ton commentaire Emma May, je me demande si la bonne solution pour en finir avec ces stéréotypes ne serait pas de créer des cours domestiques à l’école, comme en Finlande ? J’ai lu plusieurs remarques en commentaires disant que si nos hommes participent, on le doit à leurs mamans. Mais finalement, c’est encore – et toujours – une histoire de transmission féminine. A la maison, on est exactement dans le même schéma d’ailleurs : mon mari ne se préoccupe pas vraiment de transmettre un savoir ménager à nos garçons – comme si j’en étais la grande dépositaire.

      Même si j’ai été éduquée par mon père, qui m’a plutôt montré comment se servir d’une bétonneuse ou perceuse, et lui par sa mère, très tradi, ces champs de compétences restent clivés.

  21. Bravo ! Complètement d’accord avec toi, je demande la même chose à mes garçons qu’à ma fille, l’égalité et le partage des tâches, ça s’apprend dès le plus jeune âge !

    1. J’y pense souvent Lucky Sophie; j’essaie toujours de me demander si j’aurais le même niveau d’exigence si mes petits gars étaient des filles. Le choix de l’école était primordial aussi pour moi; ils sont tous les deux passés par une école avec une pédagogie alternative qui valorise et responsabilise les enfants.

  22. Pas de ménage, une maison pas prête pour un troc de maison. Pas de troc de maison, pas de vacances. Si avec ça ils s’y mettent pas 🙂

    1. Ah la la Marjopette; voilà encore une des vertus de l’échange de maison. Je ne connais pas de meilleure motivation pour se lancer dans un grand ménage tous ensemble !

  23. Bonjour,
    J’ai 58 ans et quatre grands enfants. L’aîné (le seul garçon) était assez foutoir à la maison, participait vite fait aux tâches ménagères sans qu’on lui demande mais bâclait un peu la besogne. Il vit dans son propre appart depuis déjà pas mal d’années et c’est nickel chez lui, bien rangé et propre. Comme il est assez feignant il s’arrange surtout pour ne pas salir, c’est sa technique, elle en vaut une autre. Il vit seul et ne se repose sur personne pour le nettoyage donc j’en déduis qu’il se débrouille pas mal du tout.
    Mes trois filles, dont les deux dernières sont encore à la maison à 21 et 24 ans, ont chacune leur méthode mais il y en a une (je ne citerai pas de nom!) qui n’est pas la reine du ménage et à part faire la vaisselle ne participe pas à grand chose. Elle est étudiante, très occupée par ses cours et s’en fiche pas mal des trucs de la maison. Elle aime bien manger mais ça ne lui vient pas à l’idée qu’il faut préparer les repas avant de se mettre à table. J’attends avec impatience l’année prochaine où elle devra changer de ville et donc de lieu de vie pour voir comme elle s’en sort seule. L’aînée est maman et son conjoint et elle partagent équitablement il me semble mais j’ai l’impression qu’il ne voit pas le bord… qu’il met car quand je viens chercher ma petite fille il y a ses affaires à lui partout. Mais c’est leur affaire.
    Mon mari n’est pas beaucoup à la maison car il a des rudes journées mais participe sans qu’on lui demande et pendant les vacances il fait plein de trucs qu’il ne fait jamais le restant de l’année. Il n’est pas du tout macho (mon fils idem) et ne voit pas où est le pb de passer la serpillère même si je pense qu’il faut lui dire d’abord.
    Je crois qu’en fait ce que je les jeunes détestent c’est qu’on leur dise de faire, quand ça vient d’eux mêmes ça passe « crême »

    1. Finalement, le vrai problème réside peut-être dans le fait de se sentir responsable ( ou pas ). Dans de nombreux messages, je lis qu’une fois que nos enfants ont leur propre logement, ils s’investissent vraiment. Donc, cela pourrait vouloir dire que l’idée de prendre de sa maison est bien ancrée, mais que lorsqu’on est encore chez ses parents, on ne s’en sent pas responsable. Et c’est exactement ce que tu évoques aussi à la fin de ton commentaire.

      C’est une idée très simple, pourtant je n’y avais même pas pensé. ( Idem quand je m’absente quelques jours et retrouve une maison nickel à mon retour ).

  24. Vaste sujet, vaste débat et j’ai lu que nous avions toutes nos anecdotes, nos techniques, nos transformations en harpie parce que oui ça nous saoule à nous aussi de faire le ménage alors que nous pourrions …… lire, bricoler ou que sais je encore. Mais faut persévérer: autant mon très grand était peu enclin à me filer un coup de main autant il fait le ménage avec sa compagne même parfois seul. Victoire !

    1. Hier soir, mon homme m’a lancé : j’aurais pas le temps de voir une émission avec vous, j’ai un livre en retard. Hum, je ne vais même pas me lancer dans le décompte du nombre de livres qui m’attendent. Ta remarque à propos de la responsabilisation ménagère de ton grand répond exactement à ce que je disais à Margo juste au-dessus. 😉

  25. Excellent ton article ! 🙂 ça me rappelle que quand j’étais petite (environ 10 ans) je ne trouvais pas juste que mes soeurs et moi et ma maman on s’occupe de la vaisselle et de débarasser la table, alors que mon papa faisait rien. Alors j’ai insisté pour que lui aussi aide et finalement il a été intégré dans le tableau de qui débarasse quand, qu’on avait à la maison. Et aujourd’hui j’ai la chance d’avoir un chéri qui aime avoir une maison rangée (il est un peu maniaque sur les bords) et du coup le partage des tâches s’est fait naturellement. Lui il cuisine, moi je fais la vaisselle. Je passe l’aspirateur et fais les lessives et lui il s’occupe des commissions. Parfois on inverse des rôles, mais je trouve qu’on se partage bien les tâches à faire 🙂 Et t’as bien raison d’insister auprès de tes enfants ! 🙂

  26. Mes deux loulous sont encore petits (encore que le grand commence à être chargé de ranger au moins ses affaires et éventuellement celles de son frère, même si oui ce n’est pas lui qui l’a sortit 😉 ). Toutefois, je me sens une espèce de « responsabilité » à les rendre autonomes et participatifs sur les tâches ménagères. J’espère que mes futures belle-fille seront content de nous hihihi. Mon amoureux est plutôt du genre à participer beaucoup, mais par contre il faut que je lui demande d’effectuer telle ou telle tâche, comme si moi j’étais dotée d’un » rayon laser à analyse de poussières ou saletés » tandis que semble en être totalement dépourvu ;). Finalement on en revient toujours à cette fameuse notion de charge mentale, si je lui demande il fait, mais l’initiative, ça c’est une autre paire de manches!

  27. Je n’avais pas vu ce billet. Comme dirait Mathilde – C’est pas gagné. Je me reconnais tellement dans celle qui range la tasse et qui passe un quart d’heure à faire le tour de la maison. Je crois que nous avons tous des petites manies. Mon mari ne fait jamais le lit, il dit – Pourquoi faire, on va se coucher ce soir !
    Par contre, il ne supporte pas de voir les serviettes posées n’importe comment en sortant de la douche, il faut aligner ça au cordeau sur le porte serviettes !
    Et il a un autre défaut majeur : quand il décide de cuisiner, il fait sa liste mais n’achète rien d’autre. Il ne regarde pas s’il manque un truc, il est dans SA recette.
    Cet homme est bizarre, hein ?

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