Notting Hill

3ème jour à Londres : Notting Hill & Electric Cinema

Au programme de ce dernier jour à Londres ? 

Balade à vélo dans Notting Hill, live escape game au V&A Museum et une séance au Electric Cinema

Vous ai-je déjà parlé de mon grand projet ? Si je fais du sport, attention à ce que je mange ( ahem ) et me brosse les dents 3 fois par jour, c’est uniquement en espérant devenir un jour une vieille dame indigne. Alors, je mettrai mon bas de laine dans mon baluchon et filerai m’installer, moi et mes bas de contention, à Londres.

Ne vous méprenez pas, j’adore vivre dans la garrigue. Salsepareilles et moustiques révèlent mes pulsions meutrières, le soleil soutient l’économie en m’envoyant faire des stocks de crème soleil et les arbouses me permettront d’être auto-suffisante en cas de guerre. La vie est douce par ici, c’est vrai.

Mais je peaufine mon plan d’évasion depuis des années maintenant. Si tout se passe bien, en 2050 ( allez, 2045, soyons fous ), je déménagerai à Londres. Au programme : un  abonnement au Electric Cinema, un Marks & Spencer pas trop loin pour faire le plein de scones et, surtout, un siège pliant. Mon rêve ? M’inscrire dans un club de bowling anglais et m’installer chaque jour avec mon pliant devant une seule oeuvre de musée. Une heure quotidienne de tête-à-tête avec Rembrandt ou Turner, ne serait-ce pas le paradis ?

Balade dans Notting Hill

En attendant, je profite de chaque virée londonienne pour explorer le quartier dans lequel je pourrais avoir un studio ( studette ? ) en 2050. Je deviens très faible devant une façade façon pièce montée de Notting Hill. Alors, dimanche, on a fait un peu de repérage à vélo dans le quartier. Pembridge Mews, voilà qui me parait idéal pour m’installer – il faut juste régler un minuscule détail financier de rien du tout avant d’envisager tourner la clé d’une de ces maisonnettes. Mais il me reste 30 ans pour mettre au point les derniers détails de mon plan, c’est jouable.

Histoire d’être sûrs d’avoir bien exploré toutes les possibilités de Notting Hill, on a ensuite poussé notre balade à vélo jusqu’à Hyde Park. Là, telle la Katherine Pancol* du blogging, j’ai partagé mon pique-nique avec un écureuil en lui promettant de revenir en 2050. Tiens-toi bien Londres, je remplirai mes poches de miettes de scones pour mes copains.

*quelqu’un trouvera-t-il la référence ?

C’est fou comme on ne voit pas le temps passer en companie de rongeurs grimpeurs et chapardeurs. Il était déjà temps de filer avec ma monture pour retrouver Indiana Jones, son fouet et son chapeau au Victoria & Albert Museum.

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Live escape game à Londres

En tant que membres de la vénérable Wingback Society, nous nous devions de l’aider à retrouver le trésor perdu dans le musée. Aucune énigme, anecdote artistique ou volée d’escalier à monter à toute vitesse ne nous faisait peur. Déguisés en touristes lambdas, nous nous sommes faufilés dans les salles à la recherche d’oeuvres oubliées, les observant jusqu’à ce qu’elles nous livrent leurs secrets.

Bref, nous sommes fans d’escape games. Mais celui-ci est complètement différent de tout ce que j’avais essayé jusqu’à présent. Raiders of the Lost Archive se déroule entièrement à l’intérieur du Victoria & Albert Museum, ce qui lui donne une dimension supplémentaire. Je n’avais jamais vécu d’aventure pareille, tentant de passer incognito dans les salles pour retrouver de vraies oeuvres d’art et répondre aux énigmes. C’est une façon complètement différente d’entrer au musée, on vibre et vit une aventure en traversant ce vénérable musée. D’accord, on n’était peut-être pas très au point; les conversions de shillings en couronnes ne sont notre cup of tea et on a du mal à reconnaître un saint d’un autre. Mais les gardiens du musées nous faisaient des petits psst et légers signes nous voyant passer de salle en salle tels les Dupond Dupont de l’archéologie. Et on n’a pas fini derniers, ce qui constitue déjà un exploit en soi. N’est-ce pas ?

Envie de vous prendre pour Indiana Jones dans le Victoria & Albert Museum ? C’est ici que ça se passe, chaque dimanche après-midi. Quand même, ces anglais sont fous !

Le soleil était déjà parti de l’autre côté de l’Atlantique quand on a quitté Indiana et son trésor. Ne restait plus que deux incontournables pour notre dernière soirée londonienne.

Soyons sérieux deux minutes. Allait-on vraiment rentrer sans scones et clotted cream ? Je ne crois pas, non. Virée last minute shopping chez Marks & Spencer et Waitrose – oups, je crois qu’on s’est un peu lâchés. Puis on est partis se faire une toile.

Electric Cinema

C’est certainement le plus beau cinéma de Londres, et peut-être même du monde. Ce temple du cinéma, ouvert avec faste le soir de Noël 1911, fut l’un des tous premiers bâtiments contruits à cet effet. Mais malgré sa décoration grandiose, ce petit cinéma d’une seule salle fut vite dépassé par des mastodontes et fini par fermer dans les années ’80.

Sous l’impulsion des habitants du quartier, le Electric Cinema a rouvert en 2001 après des travaux colossaux. Mais comment faire vivre un cinéma qui ne dispose que d’une petite salle ? L’idée est très simple; en faire le plus beau cinéma du monde. Il n’y a que 98 places, à choisir entre canapés cosy au fond de la salle, fauteuils moelleux avec table, lampe et repose-pieds ou immense canapé-lit décadent au premier rang. Comme toujours, on avait réservé notre lit de cinéma de 4m2 tout de velours rouge vêtu. Bien sûr, le plaid en cachemire est de rigueur pour tous. #onnapasdesviesfaciles

Mon moment préféré ? Quand l’immense écran en cinemascope sort du rideau et que commencent les bandes-annonces. Ah oui, j’ai oublié de vous dire que la fine fleur des acteurs anglais a tourné le petit film d’annonce avant chaque séance.

Une séance au Electric Cinema est un petit luxe mais ils proposent aussi une excellente programmation jeune public aux tarifs bien moins elevés que dans la plupart des cinémas londoniens. Et s’allonger sous son plaid en cachemire dans l’un des plus vieux cinémas du monde est une expérience extraordinaire.

D’un coup de pédale, on a rejoint notre appartement. Ne restait plus qu’à faire nos bagages. Demain matin, back to reality – mais avec des scones !

Au fait, on a profité de ces 3 jours à Londres pour tourner quelques images.

Seriez-vous tentés par une petite vidéo londonienne ?

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This post was written by Daphné

 

17 comments

  1. Hum! A Londres, il fait souvent super humide !genre qui te donne des des frissons! tu crois que tes vieux os de 2050 , supporteront? surtout après toutes ces années de chaleur sèche de tes garrigues :))
    Moi , je n’ai qu’à attendre 2019 et hop je squatterai chez ma fille qui normalement y habitera à ce moment là ! à moi l’Eurostar !!! par contre nulle envie de m’y installer, trop de gris…..(je resterai sûrement à Paris, que j’aime d’amour, sinon j’irai dans un pays ensoleillé)
    Je retiens le tip de l’Electric Cinéma !

    1. Des siècles d’atavisme belge, et un bon imper, devraient me permettre de survivre en milieu hostile. Et puis, qui sait ce que sera le climat en 2050 ? Certains climatologues évoquent une disparition du Gulf Stream et une désertification progressive de ma garrigue chérie. Alors je veux bien prendre le pari qu’une bonne pluie sera tendance dans 35 ans – après tout, le bronzage est une mode assez récente 😉 .

      Oh oui, surtout ne dévoile pas le secret du Electric Cinema et réserve des canapés-surprises pour ta famille, tu vas gagner tes galons de grand-mère la plus cool du monde. Les séances familiales sont plutôt abordables ( mais très convoitées ). Et qu’il a-t-il de plus doux que de passer un après-midi pluvieux blottis dans un canapé XXL du plus beau cinéma de Londres ?

  2. Londres ne m’attire pas du tout (mais je l’ai déjà dit non ?!!!!) pourtant là, mais JE VEUX y aller, je veux moi aussi habiter une maison « pièce montée » colorée, je veux imiter Indiana Jones dans les musées, je veux partager mon pique nique avec les écureuils, je veux dévaliser les rayons pantalons, p’tites culottes et épicerie de M&S et je veux m’installer dans un lit de cinéma au cinéma 🙂
    Je veux un billet d’avion pour Notting Hill !!!!! (Comment ça on dit pas « je veux » ?!!!!! 😉 )
    Bizzzzzzz les filles

    1. Marikat, en 2050 je t’invite dans ma pièce montée pour un cream tea. Ensuite on ira au rayon petites culottes du M&S. C’est vraiment le paradis, promis ( elles sont rangées par forme, couleur et s’adaptent à tous les fessiers ).

      Mais, au fait, comment sais-tu que Marks & Spencer s’abrévie M&S ? l me semble que seuls les initiés ayant reçu un paquet on remarqué ce détail ? 😉

  3. SUPER WE à Londres dis moi! J’adore la Grande Bretagne, j’adore les anglais, leur humour, leur accent et leurs scones! Il me reste encore le cheese scone de M&S à goûter. Tu connais?

    1. HoHoHo Morgane, je sens l’aventurière du scone qui sommeille en toi. Vas-y les yeux fermés, le cheese scone , c’est de la bonne came aussi !
      #neverstopexploring #lifeisanadventure #sconeislife

      Au fait, connais-tu le potato scone irlandais façon galette ? J’ai bien l’intention d’en faire prochainement.

  4. C’est amusant, je viens tout juste de planifier notre retraite en expliquant à mon amoureux que nous achèterions une maison plus petite, placerions la différence et voyagerions tout le temps en échangeant ladite maison ! C’est parce que je suis tombée dans la marmite « échange » en une annonce et, j’avoue, pas mal de rêves devant les maisons des autres. Je suis presque déçue d’avoir quasi finalisé pour cet été ! Mais il me reste les petites vacances pour rêver ! Alors j’échangerai mon appart marseillais contre ton flat londonien. Sauf qu’en 2050, je serai probablement morte ou gâteuse ! Zut !

    1. Yanne, tu as découvert le secret de mon « plan Marshall de la garrigue ». S’il n’y avait pas de stupides contraintes de boulot et d’école, j’aimerais échanger ma maison bien plus souvent encore. Il y a une vraie jubilation à réaliser que n’importe quelle maison dans le monde peut devenir sienne le temps des vacances. Et l’échange de maison est aussi un excellent prétexte pour mieux aménager son nid pour accueillir nos hôtes ( hello mon frigo américain 😉 ).

      Mais alors, est-ce la Suède, Berlin ou Londres qui tiennent la corde pour cet été ?

      1. C’est Berlin qui est en négociations apparemment fructueuses ! Me reste à obtenir l’aval du boss pour ces dates de congés et à persuader mon homme de repeindre la salle de bains… Quoi ? Je pourrais le faire ? Oui mais moi, je nettoierai les placards !

        1. Das ist einfach genial Yanne ! Je suis allée deux fois à Berlin, on avait fait un échange de maison en plein coeur de Prenzlauer Berg, qurtier très Brooklynien. Berlin mérite qu’on s’attarde pour la découvrir en dehors des traditionels circuits touristiques. La ville est tellement étalée qu’on ne peut en faire le tour en peu de jours et j’avais vraiment apprécié d’y rester plus longtemps grâce à cet échange.

          Allez hop, au boulot maintenant pour donner un coup de frais à la salle de bains ( il serait d’ailleurs temps que je range un peu par chez nous aussi ).

  5. Cette séance Escape Game m’a l’air top et complètement folle, quelle merveilleuse idée !!!
    Et cette expérience au ciné a l’air vraiment top.
    Je note tout ça, même si Londres ne fait pas du tout partie de mes projets actuels.
    Et en plus, je n’ai encore RIEN fait pour l’échange de maisons………. J’espère prendre le temps de m’y pencher pendant les vacances de Noël (encore une semaine de boulot), nous n’avons même pas de destination en tête, ne savons pas si les filles viendraient ou pas (et elles non plus d’ailleurs, d’autant que la plus jeune ne sait même pas où elle sera à la rentrée), bref, c’est un peu compliqué !

    Oui bien sûr, j’ai repéré la référence à Katherine Pancol, mais laisse-moi te dire que je préfère 1.000 fois te lire à toi ! Je me rappelle encore où j’étais quand j’ai lu ce bouquin qui m’a profondément ennuyée (ma cadette a lu les 3 et a adoré)…

    1. Ce jeu était grandiose. Mais je t’avoue que je n’ai toujours pas compris comment une institution aussi vénérable que le Victoria & Albert Museum a pu accepter de faire pénétrer une telle bande d’hurluberlus, Indiana Jones en tête, en son sein. Le Electric Cinema est un lieu sublime, j’aime l’idée qu’une sortie au cinéma y devienne un moment un moment exceptionnel – même si je dois avouer que le film vu ce soir-là ne m’a pas vraiment convaincue.

      Oui, c’est pile la bonne période pour préparer un échange de maison et déposer une annonce – je crois que Yanne t’a doublée sur ce coup-là ;-). Je ne suis qu’une imposture, je n’ai bien sûr pas lu ce livre, même si je sais que les crocodiles ont des yeux jaunes et que les tortues ne valsent jamais qe lentement.

      Mais n’as-tu pas un marché à préparer pour ce week-end ?

  6. Hoooo, tu sais, j’ai habité un mois à deux pas du Electric Cinema dans une jolie maison de Notting Hill et depuis à chaque fois que je passe par Londres, je me fais une séance ciné là bas. J’adore

    1. Quelle chance Laetitia !

      Il me semblait bien que j’avais lu un article à ce sujet sur ton blog il y a quelques années de ça. J’ai vu que le second Electric Cinema de Shoreditch fait parfois des soirées spéciales repas assorti à un film. J’adorerais avoir l’occasion de tester cette formule et j’espère avoir bientôt l’occasion d’embarquer Virgile pour une séance enfant dans un de leurs canapés. Ce serait formidable qu’une telle salle existe à Paris – en attendant, je bricole des séances dans mon canapé avec projecteur – certes moelleux mais peu moins magique.

  7. Londres et plus particulièrement Notting Hill à vélo ça doit être tellement chouette! Cet article me donne envie d’y retourner!

    1. Oui Cathy, ce quartier est adorable – et le système de vélos urbains de Londres est particulièrement bien conçu, même si Londres manque encore cruellement de pistes cyclables.

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