sororité

Pourquoi mon coeur bat #14 : sororité & grands espaces

Une semaine bien remplie

Oups ! Toute entière dévouée à ma mission de la semaine – redonner vie à l’affaire Gustave Galuchat pour la fête d’anniversaire de Virgile dimanche – j’ai du abandonner le blog quelques jours. Mais comme j’ai perdu les clés de ma machine à voyager dans le temps, pas simple d’être à la fois en 2018 ET 1911.

illustration d' écureuil

petit teasing de ce qui arrive dimanche – et bientôt sur le blog

Quoi, vous ne vous souvenez pas de cet incroyable cambriolage qui eut lieu le 7 septembre 1911 dans la bijouterie du plus célèbre joaillier de la place Vendôme ? Des pierres inestimables – achetées la veille à Anvers pour fabriquer la tiare des 40 de l’Impératrice de Russie – furent dérobées dans le coffre-fort de Gustave Galuchat . Nulle trace d’effraction et le trésor est resté introuvable depuis plus de 100 ans . Mais dimanche, peut-être réussirons-nous à remettre la main dessus lors d’un enquête qui s’annonce rocambolesque. ( * Vous voyez bien que TOUT me ramène en 1911 cette semaine, je ne peux lutter contre ma destinée – tiens , on dirait le titre d’une chanson de Céline Dion ).

Sororité et grands espaces

Mais au cas où je ne revienne pas de mon épopée dans le Paris de Gustave Galuchat, je voulais quand même vous laisser un dernier article coups de cœur en héritage . Cette semaine, je vous parle de sororité et grands espaces . Au programme  : celui qui inspira le personnage d’Indiana Jones , un anglais qui dort sous la pluie ( et chante aussi – mais il n’y a pas de lien entre les 2 ) , une nouvelle manière d’écouter Brassens et une chouette idée cadeau à crocheter.

C’est parti ?

film the lost city of z

The lost City Of Z

Pour être franche, je trainais des pieds pour voir ce film. Philéas l’avait mis depuis longtemps sur sa wishlist cinématographique mais j’avais des idées très arrêtées : non aux pseudos films d’aventure aux noms qui rappellent ceux des séries Z. Je ne sais pas pourquoi mais j’imaginais un barnum à grand spectacle façon La guerre des étoiles meets Indiana Jones avec débauche de sabres lasers et braves indigènes.

Du coup, Philéas a doucement rigolé en mettant Lost city of Z. En vrai, c’est le portrait merveilleusement sensible  d’un explorateur qui passa sa vie à chercher des cités englouties par la jungle. Parti cartographier l’Amazonie pour le compte de la British Royal Geographical Society , Percy Fawcet revint de sa première expédition avec une conviction : des civilisations avaient vécu  dans cette jungle réputée inhabitable.

Toute sa vie, il n’eut de cesse d’y retourner pour trouver cette ville mythique dont il avait recueilli des récits auprès d’amérindiens qu’il était le premier à rencontrer. Z, c’est le nom qu’il donna à cette ville rêvée, qui hanta ses nuits jusqu’à la fin. Ce film est une ode à l’humanité, à la détermination d’un homme et au courage de sa femme qui sacrifia ses propres rêves pour lui permettre de poursuivre cette quête jusqu’au bout. C’est l’histoire d’un homme qui parti en rêvant de gloire et découvrit que l’humanité est partout, jusqu’au plus profond de la jungle.

Tout est impeccable : dialogues, lumière, musique – on est emporté comme dans un rêve ( et pas le moindre sabre laser en vue ) . Mais ce qui m’a bouleversée, c’est que Percy fawcet a réellement existé. Moi qui chéris les héros fêlés, ceux qui tombent le masque pour révéler leurs faiblesses et humanité , j’ai été comblée. Et vous savez quoi ? Il se pourrait bien que Percy Fawcet ait eu raison, finalement. Des photos satellites récentes tendent à prouver qu’il y aurait bien eu des cités antiques précolombiennes au cœur même de l’Amazonie. Dont une serait située là où Percy Fawcet espérait trouver Z.

The lost city of Z – 2016

Un film de James Gray

Avec Charlie Hunnam, Robert Pattinson et Sienna Miller

Z Sides de Tom Rosenthal

Comment vous parler de cet ovni ? Ça fait des années que je suis le travail de Tom Rosenthal, un auteur-compositeur britannique indie. On pourrait d’ailleurs ouvrir la section provençale de son fan club tant on est accro à la maison.

Tom Rosenthal ne fait pas juste de la musique indie, il est carrément autoproduit, compose dans son salon avec son bébé sur les genoux, et donne de sa personne dans tous ses clips. Sa manière de faire de la musique résonne comme une utopie; dans ce monde tellement marketé, calibré pour plaire, il est complètement à côté de la plaque. Si juste, honnête et sensible. Il trace un chemin qui ne ressemble à aucun autre et fait des trucs que personne n’avait encore tenté avant.

Son nouveau disque est un projet délicieusement barré comme je les aime. Z Sides est tout simplement un album conçu pour s’endormir en l’écoutant ( et parole de Virgile ; ça marche vraiment ! ) . Mais là où on voit vraiment sa patte, c’est dans la vidéo qui accompagne l’album : Tom Rosenthal s’est filmé dormant dans son lit, dans 12 lieux différents correspondant à chaque chanson.

Mention spéciale au lit au milieu d’une route de campagne, sous la pluie ou au milieu de la forêt. Le concept du flegme anglais poussée très, très loin ! Ça me laisse rêveuse – dans une autre vie, je veux être Tom Rosenthal.

PS : je vous recommande vraiment de tenter l’expérience Z Sides – mais évitez quand même de le faire au travail s’il vous plait. Vous ne voulez pas que vos collègues vous retrouvent somnolant la bave aux lèvres sur votre clavier devant un anglais dormant au milieu de la forêt, n’est-ce pas ?

La sororité des passantes

J’ai été soufflée en découvrant ce clip réalisé par une jeune réalisatrice de 24 ans, Charlotte Abramow. Non seulement très beau, mais je trouve qu’il parle aussi intelligemment de la place de la femme dans notre société aujourd’hui. Ces mots, extraits d’un poème d’Antoine Pol de 1911 * ( vous voyez, c’est ma destinée ) et la voix de Brassens résonnent autrement en mettant ces passantes en avant.

Elles ne sont plus seulement chantées par des hommes, mais occupent l’espace et gagnent en assurance. Ces passantes-là sont bien plus qu’un rêve incarné par celui qui les chante. Ce sont des femmes bien vivantes, de chair et de sang. Et surtout, j’aime que la sororité soit mise en avant. Et si on regardait plus souvent la vie sous cet angle-là ? Celui de l’entraide, de la solidarité et de la bienveillance ? Je suis sûre que Brassens aimerait ça.

diy féministe

Le DIY féministe de Charlotte

Charlotte, c’est vraiment une chouette fille. Je connaissais son blog Bonjour Tangerine depuis bieeeeen longtemps déjà ( bref, des années avant d’ouvrir mon blog quoi ) et on a commencé à échanger sur instagram – notamment à propos d’ échange de maison , et d’ Amsterdam . J’aime suivre ses voyage, sa manière douce et joyeuse d’aborder la vie et ses DIY . Dont cet adorable DIY féministe : un duo de maniques comme un adorable clin d’oeil à la sororité – mais pourquoi est-ce que je ne sais pas crocheter ?

D’ailleurs, ne trouvez-vous pas que ces maniques feraient un joli cadeau fabriqué maison à glisser sous le sapin ?

Et vous, quels sont vos derniers coups de coeur ?

PS : souhaitez-moi bonne chance. L’apocalypse ( enfin, la fête d’anniversaire quoi ), arrive dimanche à 13h30. Et l’an dernier , ça s’était terminé comme ça .

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melmelboo voyage

Héhé en parlant de Charlotte, je viens tout juste de me coudre une bouillotte en graines de lin, en m’inspirant de celles qu’elle vend sur son blog. Ma bouillotte est dans mon dos et c’est un vrai bonheur 😀

Julia
Julia

Un très beau film qui était également sur ma liste et désormais dans ma dvdthèque (James Gray oblige) + une belle découverte musicale + une parenthèse féministe intelligente + une minute déco = MERCI Daphné !!! Hâte de découvrir tes nouvelles créations d’anniversaire !!!

Ecoquillette

Merci pour la découverte de Tom Rosenthal!

Marikat
Marikat

The lost city of Z est en train de se télécharger sur l’ordi, j’adhère au fan club de Tom Rosenthal, le clip des passantes est superbe, quant au crochet chais pas faire moi non plus, sniffff !
Et non je ne suis absolument pas en retard dans ma lecture du blog 🙂