addict à Facebook

Qu’est-ce qui nous rend addict à Facebook ?

L’addiction à Facebook est-elle une conséquence ou une réelle stratégie de développement de ce réseau social ? Voici des pistes pour comprendre ce qui rend addict à Facebook .

Pourquoi utilisons-nous Facebook ?

Il y a quelques semaines, Facebook m’a proposé de décerner des prix à mes amis. Je pouvais choisir parmi les médailles proposées. L’algorithme me suggérait même à qui les décerner. Simple, rapide, efficace, voilà une belle façon de récompenser l’amitié. Oh wait, are you serious Mark ?

Quelque part, dans la Silicon Valley, des développeurs et psychologues, des gens de talent qui ont su fédérer 2 milliards d’utilisateurs sur Facebook se sont vraiment dit que créer des médailles de l’amitié serait une bonne idée. Mais quel pouvait bien être le but derrière ça ?

J’écris cet article dans la salle d’attente d’un aéroport. 90 % des gens autour de moi sont penchés sur leur téléphone, absorbés par leur écran. Parmi eux, combien sont sur Facebook à cet instant ? Y a-t-il des addicts à Facebook parmi eux ?

Partager plus facilement avec nos proches

Je reconnais, l’idée de départ est séduisante : les réseaux sociaux permettent de partager très facilement des tranches de vie quotidienne, coups de cœur, coups de gueule ou rencontrer de nouvelles personnes qui partagent nos centres d’intérêts. Mais Facebook a-t-il réellement été développé dans ce but ? Le projet de Facebook n’est-il pas, surtout, de faire grossir ce réseau social jusqu’à être devenir cet outil incontournable devant lequel tant de gens sont penchés autour de moi ?

facebook addiction

Peut-on devenir addict à Facebook ?

  • Combien de fois par jour consultez-vous Facebook, Instagram ou Twitter ?
  • Vérifiez-vous les réseaux sociaux au matin, avec votre premier café ?
  • Ressentez-vous un manque si vous ne pouvez pas vous y connecter ?

Oui, ces termes ressemblent à ceux qu’on utilise pour parler d’addiction à la cigarette par exemple. D’ailleurs, de nombreuses études l’attestent ; les réseaux sociaux peuvent développer le même type d’addiction.

Si vous ressentez le besoin de consulter régulièrement Facebook en cours de journée, vous demandez ce qui a pu se passer depuis votre connexion – quitte à interrompre une activité intéressante pour le faire – si vous ressentez un manque lorsque vous n’avez pas accès à internet, il est peut-être temps d’y réfléchir.

Comment Facebook nous rend addict

Dis Daphné, tu n’exagèrerais pas un peu ? Partager des photos de son chat avec ses amis, lire un article qu’ils nous conseillent, suivre les progrès sportifs de sa belle-sœur, liker les images de vacances du neveu, c’est plutôt sympa quand même ! Ne serais-tu pas un peu asociale par hasard ?

Avez-vous remarqué comme nous sommes nombreux à liker, appuyer sur les boutons « émotion » pour réagir à un post ? Mais pourquoi Facebook tient-il tant à développer ces outils ?

Les techniques psychologiques qui rendent addict à Facebook

C’est très simple : à chaque fois que les gens réagissent à une de nos publications sur Facebook, ils activent le circuit de récompense de notre cerveau. Une sorte de « on me like, donc j’existe » contemporain. A chaque fois qu’on se connecte, on se demande :

  • Que font mes amis aujourd’hui ?
  • Ai-je raté un truc ?
  • Combien de likes ont eu mes dernières publications ?

Saviez-vous qu’en consultant Facebook, vous enclenchez une boucle de rétroaction de validation sociale ? Ce n’est pas, moi, c’est Sean Parker, un des créateurs de Facebook qui le dit. Son interview en anglais est ici mais voici en résumé ce qu’il explique : Facebook a été conçu  pour exploiter la façon dont les individus pensent et se comportent. Et au final : vous rendre addict à Facebook .

 

Shoot de dopamine

On publie des trucs en espérant obtenir des likes et commentaires qui vont activer nos circuits de récompense, ce qui libère de la dopamine. Cette approbation sociale de ce qu’on publie nous valorise, on sent bien dans sa peau.

Ce puissant neurotransmetteur nous stimule et nous pousse à publier, liker pour libérer toujours plus de dopamine. Comme la dopamine est une molécule addictive, on entre dans un cercle de comportements qui nous pousse à nous connecter de plus en plus souvent pour avoir notre dose. Et voilà, le cercle infernal qui rend addict à Facebook est enclenché .

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Le sentiment de déprime qu’on peut ressentir après avoir regardé Facebook

L’avez-vous remarqué ? Une fois l’effet excitant de la dopamine retombé, certains utilisateurs peuvent se sentir déprimés. Si on est un peu fragile, on peut avoir l’impression que notre vie est terne, comparée a toutes ces images parfaites que publient nos amis. Arrivés à ce stade, certains peuvent se demander : Comment se fait-il que je sois noyé sous les contraintes, tâches répétitives, activités du quotidien peu réjouissantes alors qu’eux semblent réussir à tout combiner pour se créer une vie passionnante ?

 

Exploiter nos frustrations

C’est très simple : regardez les queues d’un supermarché. Vous avez toujours l’impression que les queues des autres caisses avancent plus vite que la vôtre, n’est-ce pas ? Pourtant, globalement, les queues avancent toutes de la même manière. Mais notre champ de vision est plus retreint dans notre queue : on voit principalement le dos de la personne qui est devant nous. Alors qu’on voit la queue d’à côté de biais, ce qui permet de mieux visualiser l’avancée de cette queue.

Et si c’était pareil pour notre vie ? Comme on a face à nous cette somme de contraintes quotidiennes à gérer, on visualise moins facilement tout ce que notre vie comporte d’agréable. Et comme il est plus gratifiant de poster une photo de notre chaton tout mignon que de la pile de vaisselle sale dans l’évier, on offre aux autres une vision déformée de notre quotidien. Ajoutez à ça la course aux likes, qui nous pousse à publier des images qui susciteront des réactions positives, et vous obtenez un réseau social plutôt schizophrénique.

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Avoir l’impression que les autres ont une vie plus passionnante que nous

On ressent une forme de déprime en voyant défiler toutes ces vies plus parfaites que la nôtre. Du coup, on poste des choses « likables » pour se sentir conforté dans notre vie. Et ça peut aller jusqu’à se créer sur les réseaux sociaux un double virtuel, qui serait une meilleure version de nous-même – une personne parfaite, calibrée pour plaire.

N’est-il pas intéressant de voir comme ces réseaux sociaux, censés nous permettre d’exprimer notre individualité finissent par propulser toujours les mêmes choses : mêmes décos, phrases feelgood, selfies duckfaces, chatons trop mignons, comptes-rendus de séances de sport. Sommes-nous réellement tous aussi semblables ? Postons-nous des choses qui nous tiennent vraiment à cœur ou cherchons-nous à créer du contenu calibré pour plaire – et si possible créer du buzz ?

La quête de validation sociale de notre existence

Ces comportements-là se répandent et alimentent ce cycle infernal : circuit de récompense activé par la dopamine suivi d’un état dépressif auquel on répond par un nouveau shoot de dopamine.

Attention, je parle ici de Facebook, mais on retrouve exactement le même type de comportements sur Instagram – qui appartient d’ailleurs à Facebook. Et ce réseau social basé sur l’image est d’ailleurs encore plus sujet à ces dérives, nous poussant à mettre notre vie en scène pour la rendre toujours plus « instagramable ».

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Mieux comprendre ce qui nous pousse à devenir addict à Facebook

Quel effet cela peut-il avoir sur notre quotidien ? L’utilisation de Facebook nous rend-elle plus heureux au final ?

J’ai été interpellée par les déclarations de Chamath Palihapitiya, un ex vice-président de Facebook qui a dit : « Je pense que nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social. »

La stratégie de Facebook pour nous rendre accro

Ce sont des mots durs, qui montrent bien que l’addiction à Facebook n’est pas une conséquence de son utilisation mais est au cœur même du développement de ce réseau social. Pour nous pousser à toujours plus nous connecter, il faut justement que Facebook soit addictif. Ces outils, les likes, émojis, médailles à distribuer à ses amis sont destinés à nous rendre toujours plus accro. Derrière leur apparence anodine, le but est simple : nous pousser à réclamer notre dose quotidienne.

Mais quel est le but derrière tout ça ? Pourquoi Facebook tient-il tant à nous rendre addict ?

Engranger des données personnelles

Le trésor de guerre de Facebook, ce sont toutes ces données personnelles que possède le réseau social. Il connait tout de nous, de notre heure de lever, à notre première connexion, à nos habitudes de consommation en passant par notre cercle de connaissances. Le récent scandale de Cambridge Analytica à montré les failles de sécurité de Facebook. Mais au fait, que sait exactement Facebook de ses utilisateurs ?

Que sait Facebook de nous ?

Le réseau social reste très opaque à ce sujet, mais on sait par exemple qu’une fois installée sur un téléphone, l’appli Facebook accède à tous nos contacts email, répertoire téléphonique SMS, localisation. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. A travers votre compte, Facebook collecte aussi les données de personnes qui ne sont pas inscrites. C’est ce qu’on appelle des « shadow account« , Facebook constituant aussi une base de données sur des personnes qui n’utilisent pas leurs services.

Facebook déclare utiliser ces informations pour cibler les publicités qu’il diffuse à ses utilisateurs. Mais est-ce tout ? Toutes ces données sont stockées consciencieusement stockées sur de gigantesques serveurs. Alors il me parait important de se poser ces questions :

  • Qu’en feront-il à l’avenir ?
  • Aurons-nous le choix sur leur future utilisation ?
  • Et puis, une fois addict à Facebook, aurons-nous suffisamment de recul pour analyser les choses de manière posée ?

devenir addict à Facebook

Prendre du recul

Alors comment réagir face à ça ? Je n’ai pas de clé, je pense que c’est à chacun d’entre nous de placer son curseur pour agir en toute conscience. Mais je suis sûre d’une chose : il est essentiel de garder du recul face à ces réseaux sociaux . Il faut toujours réfléchir à l’impact de ce qu’on partage, publier des choses qui font réellement sens. Et savoir aussi se déconnecter pour profiter pleinement de l’instant présent.

N’oublions pas que les réseaux sociaux ont été créés pour servir leurs propres intérêts, et que nous n’avons aucun contrôle sur l’utilisation qu’ils font des données qu’ils récoltent. Alors certes, ils permettent de créer du lien et de partager des choses, et peuvent être des outils très intéressants à utiliser. Mais nous devons être informés sur les dérives possibles et agir de manière libre, en étant bien informés des conséquences potentielles.

Bon alors, est-ce que je t’avoues combien de fois j’ai checké mon compte instagram en écrivant cet article ?

Si tu veux allez plus loin sur ce sujet, je te recommande vivement le podcast  » le réseau asocial  » d’Ambroise Carminati sur le Poste qui explique de manière claire les enjeux qui se cachent derrière la stratégie pour nous rendre addict à Facebook et ouvre des pistes de réflexion. C’est intelligent, drôle, truffé d’infos pertinentes et plein de poésie. Bref, merci à Philéas pour cette belle découverte.

Enfin, je te propose de relayer cet article pour sensibiliser tes proches.

D’ailleurs : pourquoi ne pas partager cet article sur Facebook ? 

47 comments

  1. Ton article est très complet Daphné. Je mesure le travail que tu as accompli pour le faire.
    Je ne suis pas sur Facebook, car initialement je ne veux pas mettre de donnée personnelle sur internet et accessible à tous. Par contre, je me suis mise il y a un an sur Instagram pour partager des photos de mes centres d’intérêt en particulier; je mets peu de photo de ma famille et pourtant je pense que c’est déjà trop.
    Je sais que je ne suis pas addict aux réseaux sociaux car lorsque je suis en vacances ou que je n’ai pas internet, ça n’a aucune importance. Je pense que cela est dû au fait que 1. je n’ai pas grandi avec Internet et il y a 20 ans environ quand nous y avons eu accès il n’y avait pas de réseaux sociaux; 2. je n’ai pas besoin des réseaux sociaux pour mon travail. Sur ce dernier point, je vois bien , au travers d’IG, que certaines personnes s’interrogent sur la baisse de like donc de popularité et se demande à quoi cela est dû (qu’est-ce que j’ai mal fait? Qu’est-ce qui n’a pas plu? Est-ce que ça vaut le coup que je continue (car j’ai eu peu de like, peu de lecture de l’article)…).
    Pour revenir sur Facebook, je me demande souvent si je ne devrais pas m’y mettre, car je « loupe » des informations telles que l’organisation de l’EVJF d’une amie qui se fait via Facebook, les informations des dates à venir pour les associations, les inscriptions à faire en sport pour les enfants…
    Pour le moment je ne le fais pas, mais je pense qu’un jour je franchirai le pas.

    1. Oui Hélène, je pense que c’est toujours compliqué de placer le curseur au bon endroit. Je suis peu active sur Facebook ( je sais, c’est un hérésie quand on a un blog ) mais je partage des trucs sur instagram. D’un côté, j’aime le fait que ce soit spontané, ces échanges et belles rencontres. Mais de l’autre, je pense qu’il est toujours indispensable de garder du recul, et ne pas oublier que ces réseaux se nourrissent de nos vies.

      C’est parfois déroutant de voir cette course aux likes, mais je comprends aussi que ceux dont c’est l’activité principale, c’est un stress permanent : on finit par être sans arrêt en compétition. Et à ma petite échelle, quand je vois les heures que me prend mon blog, j’ai moi aussi envie que mes articles soient lus, parce que j’essaie de travailler le plus honnêtement possible pour créer du contenu de qualité.

  2. Je n’oublie pas la règle, « si c’est gratuit, c’est toi le produit », et un jour, j’ai lu que « facebook, c’est comme le frigo, tu sais qu’il est vide, mais tu regardes quand même s’il n’y a pas quelque chose à manger ».
    Malgré tout, j’ouvre aussi la porte plusieurs fois par jour. Et Instagram, c’est encore pire, je suis vraiment addict!

    1. Ce qui veut d’un côté dire que nous sommes mus par une insatiable curiosité, qui nous pousse à nous intéresser à ce que font les autres, découvrir de nouvelles choses qui vont enrichir notre vie. Mais d’un autre côté, je pense qu’il faut toujours garder en tête que les réseaux sociaux se développent dans leur propre intérêt, qui n’est pas forcément convergent avec le notre. Et puis, c’est bon aussi de se nourrir d’autre chose, de renouer avec ce temps long, loin du zapping de nos vies et prendre le temps de cultiver son jardin ( oh wait, Voltaire avait-il raison ? )

  3. Merci beaucoup pour cet article Daphné, qui résume fort bien mes questionnements du moment… Je suis de moins en moins sur Facebook, que pourtant je consulte plusieurs fois par jour.
    Tous les jours, je me demande si je ne vais pas supprimer mon compte, ce qui effectivement semble un peu une hérésie quand on a un blog et qu’on souhaite voir y venir des lecteurs.
    Alors que les plus fidèles commentateurs n’ont pas de compte Facebook ! Preuve qu’ils trouvent le chemin malgré tout, alors à quoi bon ?
    D’autant que mon compte Facebook est un compte « de blogueuse » sur lequel la plupart des « amis » sont des gens que je ne connais pas. Alors à quoi bon, again ?

    Pour commencer la désintox, j’ai viré l’icône de mon téléphone, avec ses petites bulles rouges de notification addictives. Du coup, c’est plus compliqué pour y aller et au final, ça ne me manque pas. Pour Instagram, c’est variable. Mon plaisir à moi n’est pas de récolter des likes mais d’y voir de belles images et je ne suis que très peu abonnée à des influenceuses dans l’acceptation traditionnel du terme, mais plutôt au hasard de découverte.

    Je suis loin d’avoir parcouru le chemin qui mènera à la suppression de mon compte. Disons que pour le moment, j’ai attaqué les premiers pas.

    1. Je dois t’avouer Armelle que je ne me suis jamais vraiment penchée sur facebook – je suis dans le même cas que toi; j’ai ouvert un compte pour be frenchie , mais n’ai pas encore cherché à comprendre comment facebook pourrait m’aider à soutenir le blog.

      Mon but n’est sûrement pas d’encourager quelqu’un à se désabonner, mais juste d’informer sur ce qui se trame en coulisses. Parce que je pense qu’il est important d’expliquer les conséquences potentielles. J’ai envie de croire que mon blog peut être divertissant, mais aussi utile – cet article, je le voyais plutôt comme un devoir de citoyen ( oui, je mesure le potentiel jm’ la pète de cette formulation mais allez hop, je l’assume !)

  4. Ton article est vraiment bien construit, je l’ai partagé (allez hop un petit shot de dopamine :). Je n’accroche pas trop avec Facebook… en revanche même si je suis sensibilisée à tout ça pour m’être déjà questionnée, je sais aussi que je passe trop de temps sur instagram. Ce réseau m’a offert de belles amitiés qui se sont même installées dans la vraie vie, j’y vois de bien belles inspirations sur beaucoup de domaines et, je dois bien l’avouer, m’a permis de me rendre compte que je pouvais me lancer à créer à mon compte… Mais il est aussi beaucoup trop chronophage ! Et la collecte des données me fait peur… mon homme m’a dit hier qu’il est apparemment possible de savoir si nos données ont déjà été utilisées. Il va falloir que je regarde ça.

    1. Hé ho Julie, double dose de dopamine – j’en veux aussi ma part, hein 😉 ! Oui, Instagram est chronophage au possible; c’est exactement pour cette raison que j’ai décidé de ne sévir, pour l’instant, que là-bas. J’aime beaucoup le côté très spontané des stories, qui permet de s’amuser vraiment et d’échanger de manière plus directe. En voyage, je m’en sers comme un vlog, pour remplacer les vidéos que je n’ai pas le temps de faire. Et on fait de belles rencontres, effectivement !

      Mais ce réseau a aussi ses revers, auxquels j’aimerais consacrer un article.

      Oui, tu peux accéder à un relevé de tes données Facebook, voici le lien pour le faire : https://fr-fr.facebook.com/help/contact/180237885820953

      Mais des experts affirment que ce n’est pas complet – et surtout, cela ne contient pas les données que Facebook a cumulées à travers nos comptes sur les gens non-inscrits – les « shadow account » dont je parle dans l’article.

  5. J’aime bien la comparaison d’Anne, avec le frigo.
    En espérant obtenir des likes qui activent nos circuits de récompense, en libérant de la dopamine, nous ne sommes pas plus malins que mon chien qui attend un petit morceau de viande quand il se met en position ‘Assis’. La gratification immédiate, on a rien inventé de mieux !
    Et il en redemande, lui aussi. Il tente la position ‘Couché’, ça marche encore. Bravo !
    Et après, il fait la tête en se disant tristement – C’est quand, la prochaine fois ?
    On devient comme les animaux, notre laisse est invisible, mais elle est bien là. Elle nous lie à tous ces réseaux.

    1. Ce qui m’a poussée à écrire cet article, c’est le jour où Facebook m’a proposé de décerner des médailles à mes amis. Non mais quel sens ça a ? De fil en aiguille, en m’informant, j’ai gratté sous le vernis et ce que j’ai vu n’était pas très joli. Oui, il est réellement question de créer des boucles de récompense dans le but de nous rendre toujours plus addict.

      Ces réseaux ont de très bons côtés, certes, mais je pense qu’il est important d’être aussi conscient de la stratégie qu’il y a là-derrière. Et ce n’est pas moi qui le dit, mais deux anciens pontes de Facebook.

      1. Que de blabla ‘je n’en peux plus’ pour 200 likes! Et stp, regarde thefrenchway, elle a ton âge & elle est superbe intérieurement comme extérieurement. J’ai honte de ton ‘french’, nonnnnnnnn je ne suis pas comme toi & la France n’est pas ainsi, heureusement.

        1. Bonjour Arielle, je ne comprends pas en quoi ton commentaire est en lien avec l’article, dont le sujet est l’addiction à Facebook, il m’est donc impossible de t’apporter une réponse constructive – ce qui est le but des échanges ici.

  6. je trouve ton article et les commentaires au dessus très intéressants..merci!!
    personnellement j’ai 2 comptes faceb..k, un très privé, que je n’abonde pas (il me sert à lire les comptes de mes enfants avec leur accord bien sûr), et un que j’ai ouvert lorsque je faisais des partages de graines de plantes, que je en lis qu’une fois par an, et encore..je vais le fermer bientôt..je n’ai ni IG ni Tweeter, cela ne me servirait à rien, j’ai un blog depuis bientôt 5 ans et il m’est de plus en plus dur de l’alimenter (tu sais combien de temps on passe sur un article..)
    j’ai pourtant plein de choses à partager (jardin, voyages, mes réa en poterie) mais je n’ai plus l’envie..lire d’autres blogs, oui, mais fabriquer des billets chez moi, la flemme..
    suis je malade, docteur?
    le trop de réseau sociaux? cela ne m’encourage pas du tout à participer, je préfère vaquer dans mon jardin ou lire ou voyager (peut être est ce que parce que je n’ai plus l’âge de perdre mon temps?)
    De plus de savoir que l’on peut me suivre (et mes contacts) avec le peu que j’ai donné sur faceb..k me rend très suspicieuse..cela me rappelle le livre 1984 de George Orwell…
    bonne journée Daphné

    1. Oui Catherine, tenir un blog, gérer les réseaux sociaux qui y sont associés, mails qui vont avec ( c’est fou le nombre de gens qui me contactent directement par mail pour poser des questions – encore plus sous les articles voyages – parfois même quand la réponse est dans l’article ) c’est extrêmement chronophage. Pas une journée ne se passe sans que je me demande si je ne devrais pas tout arrêter d’ailleurs. Mais ce lien qu’on crée ici est plus fort, et me pousse à continuer, avec l’espoir d’être utile.

      J’aime ce que tu dis : ne plus avoir l’âge de perdre son temps. Oui, c’est la chose la plus précieuse qu’on ait.

      Ce qui est encore plus troublant, c’est la manière dont Facebook crée des « shadow account » pour ceux qui ne sont pas encore inscrits. A partir des 2 milliards de comptes ouverts, on peut imaginer qu’ils ont réussi à avoir les données de la plupart des gens qui ne sont pas inscrits.

      1. C’est QUOI ces shadows accounts ??!!!

  7. Quoi, on ‘e met pas de photos de sa vaisselle sale sur FB? Merde…
    Bon, trêve de plaisanterie… Merci pour cet article. Je n’avais pas conscience de toutes les infos engrangées par FB… J’ai beau me dire que ma petite vie n’est guère intéressante, ça fait quand même un peu peur et penser au films de SF…
    Enceinte et alitée, j’étais devenue accroc et déprimée face à ma maison pas comme dans les photos parfaite…. Et puis j’ai cheminé, grandit et je me sers des reseaux par plaisir. Plaisir de lire les autres, de partager des petites joies ou mes bêtises…
    Mais si je suis consciente de mes choix, je suis heureuse de t’avoir lue pour permettre à mes enfants de grandir en ayant conscience de cela. Quand je poste une photo sur IG, ils veulent immédiatement savoir combien j’ai eu de likes et ils sont surpris quand je leur dis que je ne sais pas…
    Bravo pour cet article et merci

    1. Et encore moins sur Instagram ! Même si j’aime aussi l’idée de partager du beau, j’ai peur quand je vois à quel point ça peut nous encourager à mettre en scène notre quotidien, les autres finissant par valider un double de nous qui n’existera jamais. Si on est un peu fragilisé par la vie, les conséquences peuvent être dévastatrices. Bon, ce serait bien que je fasse un article sur Instagram aussi, il y a pas mal de choses à en dire.

      Oui, je pense qu’il est illusoire de vouloir tenir nos enfants à distance de tout ça; ça fait partie du monde dans lequel ils vivent. Par contre, c’est notre responsabilité de les éduquer.

  8. Bonjour Daphné,
    Comment se fait-il que ton compte Instagram ne soit plus visible… ? (je suis addict ;-))
    Merci !
    Isabelle

    1. Coucou Isabelle; désolée, je crois que tu m’en as déjà parlé et que j’ai oublié de te répondre. J’ai changé mon pseudo il y a quelques jours, c’est peut-être lié ? Voici le lien vers mon compte : https://www.instagram.com/daphne_befrenchie/?hl=en

      J’ai changé hier la redirection depuis le blog, ça devrait fonctionner – mais si tu as un souci, dis-le moi, j’essaierai de comprendre ce qui cloche.

  9. Je vote pour un instagram de la vaisselle sale !
    Et quand on entend Mark se défendre devant le congrès que les données Facebook ont été « piratées » ça fait doucement rigoler : ces données sont faites pour être vendues : c’est le cœur du business modele de FB. Comment il serait milliardaire Marko sans vendre nos données perso ?
    Moi ça m’énerve quand mon imprimante me renvoie 15 fois par jour le message comme quoi il faut que j’achète de l’encre : nan mais laisse moi tranquille ! Je veux pas commander sur ton site : je veux encore aller dans un magasin, comme ça j’aurai une excuse pour aller boire un café à côté et taper la discute avec le marchand de journaux qui est juste à côté.
    C’est pénible ce flicage.
    C’est comme les Appli : nan mais sans rire : c’est quand même pas dur de taper une adresse internet dans une barre de menu et d’aller direct sur le site non ?
    Y’a même déjà des Appli installées d’office sur les téléphone-élégants… Au secours laissez nous vivre nos vies peinard.
    L’important c’est effectivement de prendre du recul sur les travers de ces innovations afin d’en déjouer (autant que possible) les pièges.

    PS : ce matin sur Europe 1 (oui je suis vieille j’écoute la radio sur un poste de radio en plus !!!) y’avait une jeune fille qui témoignait après avoir arrêté FB – comme une junkie effectivement ! – elle était bien contente de revoir ses ami-e-s 😉

    1. Un compte instagram façon Houellebecq avec tas de feuilles mortes, robinet qui fuit, murs moisis – ça fait des années que j’y pense Fanchette.

      Oui, Mark est un grand comique – aussi ! Attention quand même; quand tu installes une appli, tu lui autorise l’accès à plus ou moins de données sur ton téléphone. Ça peut aller de ta géolocalisation à tes contacts emails voire contenus de SMS. L’appli de Facebook est très intrusive est c’est une des raisons pour lesquelles je ne l’ai pas installée. Le but de certaines d’applis est d’ailleurs d’accéder à plus de données personnelles, pas de te simplifier la vie.

  10. C’est quoi Facebook? :))
    Sans rire , je ne suis (et jamais été) sur aucun réseau social….comme quoi, on peut être trendy (ben ouais ) , informée et avoir une vie sociale qui nous convient sans eux.
    Et ça m’embête beaucoup que mr Google collecte des infos quand je viens te dire bonjour !!!!
    Bon week end à toi et à toutes les copines

    1. Très intéressant article, j’ai toujours refusé d’être sur Facebook, je n’en vois pas l’intérêt pour moi, mais je n’avais aucune idée que malgré tout, ils pouvaient avoir nos données avec les « shadow account », ça c’est carrément flippant ! Même si on ne veut pas leur donner nos données, ils les ont…
      (Mais je suis sur Instagram, pas pour récolter des like, je dois en avoir une dizaine les quelques fois que je psote quelque chose, mais pour découvrir des choses intéressantes, et je le consulte beaucoup trop souvent… )
      Et juste en réponse à Reine, il y a des barres de recherche genre Lilo qui évite que M. Google collecte des infos quand on fait une recherche…

      1. Sais-tu Sabine qu’Instagram appartient à Facebook ? 😉 J’aimerais aussi dédier un article à ce réseau, sur lequel il y a pas mal de choses à dire aussi.

        Oui, on peut contourner Google et consorts, isoler les réseaux sociaux de nos autres données – avec quelques mesures simples, il est encore possible de passer entre les mailles du filet.

        1. Oui, je sais qu’Instagram appartient à Facebook, ce qui ne me plaît guère, je l’avoue. Mais voilà, je crois que je suis devenue un peu addict quand même !!! Et je découvre des choses intéressantes (bon personnellement, je préfère quand on voit des maisons en désordre, et la vraie vie des gens, les trucs trop stylisés ne m’intéressent que peu…). Enfin, personne n’est parfait, j’essaie de minimiser malgré tout. Et un article sur Instagram serait intéressant !
          Merci… sabpimprenelle

          1. Je m’étais abonnée à Instagram pour accompagner le blog et finalement c’est le réseau social avec lequel je me sens la plus à l’aise; j’aime aussi le côté très spontané des stories, qui permet de partager autrement, et les directs, qui sont une bonne manière d’échanger ensemble sur un sujet – j’en propose d’ailleurs un ce soir pour compléter cet article sur Facebook.

            Je vais plancher sur un article à propos d’Instagram – il y a tant de choses à dire aussi. Je pense qu’il est essentiel de toujours considérer ces réseaux pour ce qu’ils sont : un simple prisme, qui ne reflète qu’une partie de la réalité. 😉

    2. Je dois t’avouer Reine que je n’utilisais aucun réseau social avant d’avoir le blog – et ils ne me servent pratiquement que dans ce cadre-là. Il existe d’autres moteurs de recherche si tu veux éviter Google 😉 .

      Passe un doux week-end ! ( Ici c’est grand ménage pré-échange ).

  11. Bravo Daphné pour ce super article très complet et tellement vrai ! Je suis entièrement d’accord avec toi, les réseaux sociaux ne sont pas toujours « sociaux »…enfin, je trouve que par moment, cela devient plus un stress, une angoisse, qu’autre chose. J’ai pris énormément de recul sur Facebook, j’y suis beaucoup moins présente et je m’en porte nettement mieux ! Alors oui, cela n’est pas vraiment raccord avec mon statut d’auto-entrepreneur créative, mais est-ce vraiment cela qui nous amène notre clientèle ? Je ne sais pas… Bon j’avoue que je suis beaucoup plus sur Instagram et que depuis quelque temps, j’ai remarqué que je retombais dans les mêmes travers que Facebook… et ton article m’a fait réalisé qu’il était temps que je prenne ce recul nécessaire pour éviter les baisses de moral, les doutes et autres moments pas très folichons. Vivre l’instant présent, renouer avec soi, profiter des siens et de chaque moment de la vie. Surtout rester soi-même et utiliser les réseaux sociaux comme une option et pas une nécessité. Montrer ce que l’on veut, être authentique et vrai. Ils ont un double tranchant et comme tu le dis si bien, il faut trouver son curseur et garder du recul. Ce que j’aime dans ces réseaux sociaux ce sont les belles découvertes et les échanges et c’est ce que je voudrais garder et partager. Alors encore merci, Daphné, pour tes mots et tout ton travail pour cet article qui tombe à point nommé et qui me permettent de retrouver et garder ce recul. Douce soirée à toi !

    1. Oui Marjolaine, le fait de comparer ce qu’on fait au travail de gens à travers le monde entier peut engendrer un stress qu’on n’aurait pas eu autrement; Pinterest par exemple peut parfois être complètement décourageant quand on voit à quel point une idée a pu déjà être travaillée, retravaillée sous tous les angles.

      Et finalement, on peut avoir l’impression qu’il devient de plus en plus difficile d’apporter une idée nouvelle. J’ai aussi peur de la manière dont on parle de choses « inspirantes », pour présenter de manière acceptable ce qui est tout simplement de la copie. Je pense qu’il est essentiel de continuer à créer, sans se soucier de ce que les autres en penseront, ni comparer ses projets à ceux d’autres personnes. C’est pour moi la seule manière de continuer à creuser son sillon pour proposer des choses qui soient vraiment uniques.

      1. Je suis totalement d’accord avec toi Daphné !!
        C’était devenu quelque chose de difficile moralement…et puis je me suis recentrée et je me suis dit qu’il fallait que je garde le cap et que je suive mon instinct, mes idées, que je me fasse confiance. Chose nécessaire pour garder la créativité et avancer.
        J’ai les mêmes peurs que toi concernant la justification de copie via les choses « inspirantes ». Et j’avoue que cela me freine souvent à publier des créations avant qu’elles ne soient protégées (mais est-ce que cela dissuade vraiment les « copieurs » ? c’est une autre question…). Douce soirée !

        1. Tu sais, il m’arrive régulièrement de retrouver mes photos créditées sous d’autres noms de sites, idées clairement récupérées. Je me sens à chaque fois assez démunie; c’est du vol manifeste, mais ai-je réellement envie de consacrer tant de temps et d’énergie à me battre au lieu de faire des choses que j’aime ? Bref, c’est toujours frustrant et je n’ai pas trouvé de juste position face à ceux qui considèrent internet comme un grand supermarché où il suffit de se servir pour faire le plein d’idées fraîches gratuitement.

          A propos de créativité, j’avais publié sur l’excellentissime blog No tuxedo un article invité à ce sujet : https://www.notuxedo.com/pourquoi-developper-creativite/
          Je pense qu’il pourrait t’intéresser 😉

  12. Article passionnant, Daphné ! En ce qui me concerne, je ne suis pas sur Facebook, ni sur Instagram. Mais j’ai bien vu l’addiction de l’homme aux yeux bleus depuis le jour où il a créé un compte, soit-disant pour le boulot, enfin, oui, ça lui sert pour le boulot, mais le temps qu’il passe à regarder des vidéos débiles, ça me scotche ! J’avoue que, de temps en temps, tous les trois mois, peut-être, je lui demande d’aller sur le compte de mes enfants (oui, ils sont d’accord) et là je remarque qu’ils en sont revenus car ils ne postent quasiment plus rien !
    En revanche, j’apprécie énormément ton blog et le partage, je viens de promettre la carte de Londres interactive à une collègue qui y va cet été ! Tu continues, hein, dis ?
    Bon voyage, bonnes tulipes et bons vermicelles de chocolat (quelque chose me dit que ta valise en sera pleine au retour !)

    1. Oui Yanne; un truc en amène un autre, et de clic en clic on peut tomber dans un véritable trou noir, happé malgré soi.

      Bon, je vais tenter de faire une carte d’Amsterdam – mais c’est un tel boulot que je me demande si je ne vais pas plutôt opter pour un test de toutes les variétés de vermicelles de chocolat.

  13. Article instructif c’est sûr!! .Mais complètement effrayant! Me concernant, c’est le côté chronophage qui me fait culpabiliser quand je consulte instagram.
    J’ai un compte Facebook depuis quelques années, je poste très peu. Jamais de photos personnelles. Je l’ai crée il y a quelques années pour retrouver des amies d’enfance que j’avais quittées prématurément à cause d’un déménagement non souhaité. Et quand même, vendredi, lorsque j’ai ouvert ma boîte aux lettres, j’y ai trouvé une grande enveloppe de papier Kraft. A l’intérieur, un mot de ma maîtresse de Grande Section de maternelle et un album dédicacé de son mari auteur de BD. Je connaissais ses dessins car j’étais abonnée à une revue qui publiait ses créations il y a presque 40 ans (ouille). Je l’ai ouvert et il avait dessiné le portrait d’une jeune fille: elle ressemble énormément à la jeune fille que j’ai été. Cette émotion ressentie, c’était incroyable. Et sans les réseaux sociaux, jamais je n’aurais retrouvé ma maitresse de maternelle. Mais grâce à ton article, je vais garder en tête ce recul nécessaire. Et le faire lire à mon fils aussi! Et j’ai encore appris plein de trucs avec toi!!

    1. Oui, je trouve aussi Instagram excessivement chronophage – pourtant, il s’agit à priori d’un réseau social simple, puisqu’on ne publie que des photos ou courtes vidéos.

      Les réseaux sociaux ont de très bons côtés, permettent de créer du lien, partager très simplement et rencontrer des gens qui partagent nos centres d’intérêts. Mais je pense, comme toi, qu’on doit faire gaffe à ce qu’on publie pour ne pas risquer de regretter certains trucs plus tard – les jeunes, notamment, doivent être sensibilisés à cette question, puisque leur double sur les réseaux sociaux les suivra tout au long de leur vie, et que rien ne s’oublie sur le web.

  14. Article très intéressant et très complet. Par contre en parlant d’être accro je t’indique tout de même que cela fait une semaine que je ne peux plus accéder à ton Instagram et cela me manque profondément. Je ne sais pas si cela vient de moi ou de ton Instagram. À suivre…

    1. Coucou Sofinet, c’est la seconde fois qu’on m’en parle. Je pense que c’est lié au fait que j’ai changé mon pseudo sur instagram – pourtant j’ai bien lié mon blog à mon nouveau nom. Est-ce que ça marche si tu cliques ici ? : https://www.instagram.com/daphne_befrenchie/

      Je faisais justement un direct ce soir sur ce risque d’addiction aux réseaux sociaux, la course à la photo « instagramable » et le sentiment d’échec qu’on peut ressentir devant nos vies tellement imparfaites en comparaison avec tous ces clichés qui dégoulinent de rêve – d’ailleurs souvent très formatés.

      1. Eheh. En effet ça marche. J’avais mis l’adresse Internet de ton compte Instagram dans mes favoris et effectivement vu que tu as modifié des choses je n’y avais plus accès. Mais voilà le lien corrigé et il fonctionne. Tu m’en vois ravie. J’avais raté plein de choses du coup. Merci à toi

  15. C’est tellement vrai ! Perso c’est plutôt Instagram qui est en haut de l’échelle d’addiction. Mais t’as raison, on y va presque machinalement en fait. C’est dingue. Je crois que je vais essayer de changer mes habitudes. Merci pour ton article, très intéressant et très bien écrit, comme toujours ! 🙂

  16. Merci pour cet article hyper intéressant et un peu flippant même si je savais déjà certaines infos ! J’ai créé un 1er compte FB il y a quelques années pour « surveiller » mes filles, alors très jeunes ados, puis voyant qu’en fait elles me faisaient participer à leurs posts et découvertes j’ai laissé tomber jusqu’il y a 2 ans où, lors d’une réunion familiale, de jeunes cousin.es m’ont « persuadée de m’y inscrire pour garder le lien !!!!!! Et je me suis retrouvée complètement droguée durant un long moment :-;
    La nouveauté s’étant émoussée, je traite maintenant FB comme le frigo (cf les commentaires ci-dessus !!!) et l’ouvre aussi plusieurs fois par jour.
    Quant à instagramm, j’ai bcp moins le réflexe et les rares photos que j’y poste ne sont absolument pas « instagrammable » 🙂 c’est la vraie vie, comme celles de FB, avec l’herbe non tondue, des jeux qui traînent, un cendrier qui déborde etc etc (sauf que le cendrier disparaîtra sur les prochaines, 13 jours que j’ai remplacé la cigarette par la vapoteuse !)
    Bien évidemment, je m’en vais partager cet article sur FB !!!!
    Bonne semaine avec ENFIN le soleil et un début de chaleur 🙂

    1. Oh chouette Marikat, c’est une merveilleuse résolution et j’imagine que tu dois déjà sentir tous les effets positifs de l’arrêt de la cigarette. La vie est tellement plus belle quand on se sent libre !

      Oui, ces réseaux sont parfois comme un fil à la patte, qu’on traîne par habitude – mais d’un autre côté, ils m’ont permis de rencontrer des gens fantastiques et d’échanger autour de mes passions. Je pense que la clé est de partager des choses qui font sens, et savoir déconnecter de temps en temps.

  17. Merci pour le direct d’hier.
    Alors pour la carte de fidélité des magasins : les informations servent surtout à faire des études marketing et à vendre de la big-data : genre 60 % des femmes de moins de 35 ans achète 1 savon d’Alep par mois et 1 kg d’avocat par semaine. 10 % des familles avec enfants de moins de 10 ans achètent du civet de lapin. Etc etc. Je ne pense pas que ce soit destiné à cibler de la promotion individuelle.
    J’ai appris plein de chose et j’aimerai en savoir plus de manière très concrète :
    – Qu’est-ce que c’est que ce gestionnaire de mots de passe – comment ça marche ?
    – Comment fonctionne le shadow account ?
    – est-ce utile d’utiliser plusieurs adresses mails ?
    – Est-ce que ça brouille les pistes de changer d’ordinateur ? Ex : ici nous partageons ordinateur, tablette et téléphone, nous utilisons le même profil et nous partageons les adresses mails. Nous avons un seul compte cloud, le même compte apple, etc. : du coup je me dit que ça doit dresser un drôle de portrait robot car nos intérêts sont assez divergents !!
    Voilà voilà.
    C’était bien intéressant.
    On ne jette pas tout aux orties car c’est difficile de se passer de cet arsenal numérique. Mais on essaye de prendre conscience des choses c’est déjà bien. J’ai noté le film sur le tracking.
    Merci alors.

    1. C’était vraiment chouette d’échanger en temps réel pour prolonger l’article – même si je regrette de ne pas pouvoir vous laisser la parole aussi. Et j’ai beaucoup aimé ce que Philéas a dit, son recul par rapport à tout ça.

      Je suis un peu surprise que les magasins n’utilisent pas plus ces cartes de fidélité pour cibler leurs clients – ils savent exactement à quelle fréquence je passe, ce que j’achète – c’est une mine d’informations.

      Il faudrait que je laisse Philéas te répondre plus précisément à propos des gestionnaires de mots de passe et adresses IP ( mais là il est débordé par ses révisions ). En bref, sur mon gestionnaire de mot de passe, je n’ai plus qu’un mot de passe principal, qui me permet d’y accéder. Lui se charge ensuite de créer des mots de passe complètement aléatoires pour chacun de mes comptes, et remplit les cases d’authentification à ma place. Mais bien sûr, ton mot de passe principal doit être bien sécurisé, pour protéger l’ensemble de tes données.

      Les shadow account sont des comptes créés par facebook pour les personnes non-inscrites, qu’ils renseignent avec les informations aspirées par le biais des comptes de leurs usagers. En recoupant les informations, il arrivent donc à récupérer des données sur ceux qui n’ont pas de compte chez eux.

      Ici aussi, notre compte Spotify témoigne d’intérêts très variés; il semble arriver à distinguer plusieurs univers musicaux puisqu’il nous propose des playlists de découvertes ciblées pour chaque utilisateur ( sans savoir donc à qui correspond quel style musical ).

  18. Merci pour ta réponse (que je vois tardivement : alors que vous devez voler vers les Zeven Provicien).
    Laissons Phileas passer son bac alors… puis il viendra nous renseigner en détail 😉

    Ce gestionnaire de mot de passe a l’air bien utile mais… il n’a pas de raté ? Genre l’ordi plante : il faut réinitialiser les mots de passe : il peut faire ? Genre il est hacké : tous tes mots de passe sont alors volés à la fois ? C’est un peu le syndrome du trousseau de clefs : tu perds 1 clef = tu perds toutes tes clefs. Je suis adepte d’un porte clef pour chaque clef : ça fait hurler mon mari / mais moi les trousseaux de 10 kg ça me fait hurler…

    Quand aux shadow account : par exemple moi je n’ai pas Facebook, je ne vais jamais sur Facebook donc. Je ne like rien. Il peut quand même aspirer des choses sur moi ? Par exemple quand je suis sur ton blog ? C’est ça ?

    C’est fou !

    Bref… Have fun chez les Zollandais
    PS : la dernière fois j’ai ramené des vermicelles en chocolat Maya l’abeille : marrons et jaunes avec des mini figurines d’abeilles dedans : succès garanti auprès de la petite classe ! Et les biscuit cha-cha tu connais ???? Ah ça sent la virée au Supermarché…

    1. Coucou Fanchette,

      effectivement, l’idée est de protéger tous tes mots de passe en en choisissant un seul – bien sécurisé – qui sert de trousseau virtuel. J’ai eu de nombreuses attaques de pirates sur le blog, et ça m’a permis de toutes les éliminer – jusqu’à présent tout du moins.

      Mon blog n’est pas relié directement à facebook; le bouton de partage n’est pas celui proposé par Mark et ses copains ( c’est Philéas qui s’en est chargé, il a fait gaffe à ça ). Et puis l’adresse email que tu utilises pour commenter est protégée par mon fameux trousseau, donc on est à priori tranquilles.

      Flûte, je n’a pas vu les vermicelles de Maya l’abeille ! Par contre, des stroopwaffels et poffertjes, ça on en a mangé !

  19. Super sujet, Daphné, merci. Je n’avais pas pris le temps de lire tout jusqu’à maintenant, et je n’ai pas encore lu les réactions nombreuses.
    Pour ma part :
    – Combien de fois par jour consultez-vous Facebook, Instagram ou Twitter ? -> aucune idée, mais BEAUCOUP Facebook, 2 fois par semaine max (parfois pas de tout un mois) Instagram et jamais Twitter.
    – Vérifiez-vous les réseaux sociaux au matin, avec votre premier café ? -> Oui Facebook
    – Ressentez-vous un manque si vous ne pouvez pas vous y connecter ? -> bizarrement absolument pas
    – Que font mes amis aujourd’hui ? -> oui ça m’intéresse
    – Ai-je raté un truc ? -> est-ce si important ? je m’en fous un peu
    – Combien de likes ont eu mes dernières publications ? -> je ne regarde jamais, je m’en fous complètement (surtout sur mon compte perso, moins sur ma page c’est vrai)

    J’ai ouvert mon compte IG dès le démarrage du réseau social et ai été accro je l’avoue pendant presque 4 ans. J’ai fini par ne plus y aller parce que j’ai fini par ressentir ce phénomène d’herbe plus verte chez le voisin et c’était terriblement déprimant. Ça l’était d’autant plus que je suis naturellement du genre à me réjouir pour les autres, mais là à force, plus du tout, ma vie semblait si terne…
    Et puis je trouvais IG terriblement chronophage (pourquoi plus que Facebook alors qu’il n’y a pas toutes ces vidéos débilos ?), même après avoir fat un gros tri dans les comptes que je suivais. Voilà plus de 2 ans que je me dis que je vais y revenir, mais non, je n’y arrive pas, alors que je sais pertinemment que c’est bien plus chouette que Facebook. J »y ai d’ailleurs rencontré des personnes devenues de vraies amies IRL.
    J’avais supprimé plus de 1.000 photos de mon compte, n’y laissant que tout ce qui a trait au DIY, pour utiliser ce compte pour ma boutique, mais c’est en plan, toujours. Il me faudrait un CM 😉

    Je constate que mes filles, 18 et 20 ans, ne vont presque pas sur aucun de ces réseaux où elles ont chacune un compte. Leurs posts sont très très rares. En revanche Snapchat à fond pour la plus jeune, l’aînée est plus ancrée dans la vraie terre et a toujours un livre à la main, pas le temps ni l’énergie pour ça.

    1. Je n’ai toujours pas réellement compris comment utiliser facebook Val Lao – comme je ne m’en sers ( ponctuellement, donc ), que pour le blog, je dois t’avouer que je me sens un peu extérieure à ce qui s’y passe.

      Instagram me plait par contre beaucoup pour les stories, qui permettent d’apporter un vrai plus – c’est interactif, ludique et spontané et je prends du plaisir à tenter des trucs un peu différents. Mais je n’aime pas la censure qui règne sur instagram et cette espèce de tyrannie de l’algorithme. Malgré tout, j’ai envie de continuer à croire au blog, bien plus artisanal mais qui permet de créer des choses qui nous ressemblent vraiment – c’est ici que je veux réellement m’investir.

      Je pense qu’il est important de garder en tête que ces réseaux ne sont qu’un prisme de la vie; nous ne présentons que certaines facettes des choses et nous avons tous un tas de linge sale, factures, tuiles qui tombent à côté des jolies photos.

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