daphne be frenchie

5 trucs que je ne comprends pas

Je ne suis quand même pas la seule à me sentir parfois complètement décalée ? Voici 5 trucs que je ne comprends pas, et qui me donnent parfois l’impression d’être à côté de la plaque. C’est cadeau les gars :

Les talons hauts

Attention, je ne porte aucun jugement sur les talons hauts – si vous arrivez à marcher avec des stilettos, je vous tire mon chapeau. Voici venue l’heure des confessions : je m’appelle Daphné, j’ai 39 piges et demi, et suis incapable de marcher en portant aux pieds un truc qui fait plus de 4 cm de haut ( max, hein – c’est mon Everest à moi ). Mais dites, comment faites-vous pour marcher élégamment juchée sur des échasses ? Voire, conduire une voiture en talons ?

Christina Cordon-Bleu, si jamais tu passes par là, j’assume complètement de ne pas être une « vraie fille ». Non merci, je ne veux pas m’entraîner en tournant à la maison avec des trucs qui me donnent la démarche d’un grizzli en chaussures de ski. A presque 40 ans, j’ai décidé d’utiliser le reste de ma vie à faire des choses qui me rendent vraiment heureuse. Et d’assumer mes talons plats.

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Les mini-savonnettes des chambres d’hôtel

Tu sais, ces plateaux qui contiennent mini savonnette, shampoing, voire crème et Itsy Bitsy Teeny Weeny dentifrice quand tu vas dans un hôtel plus classe ( au kit de couture et chausse-pieds, là tu reconnais le palace ). Et toi que fais-tu face au joli plateau ? Tu te réjouis : -« oh c’est gratuit » ! Et hop, dans ton sac. Avec l’excuse parfaite : -« ça servira bien un jour ». Sauf que.

Faut l’admettre à un moment : la savonnette, elle reste pour l’éternité rangée dans le tiroir de la salle de bain. Avec les années et l’humidité, le papier d’emballage se déchire, la savonnette s’effrite mais toi, tu t’y accroches à ta savonnette. Après tout, tu l’as quand même eue gratuitement, n’est-ce pas ?

Mais au final, ces échantillons de produit contiennent plus d’emballage que de savon, tu les paies dans ta note d’hôtel, ils servent à faire la pub d’une marque, et finissent la plupart par partir direct à la poubelle. Alors je préfère nettement que les hôtels me mettent à disposition du gel douche ou shampoing dans un distributeur automatique, qui me permet d’utiliser pile le produit dont j’ai besoin sur place. Bon d’accord, j’avoue :  j’en profite pour remplir mon mini-flacon de voyage quand le produit sent trop bon.

Ceux qui resquillent dans une queue

Deux règles essentielles de la queue :

  • 1 celle d’à côté avance toujours plus vite (  cet effet d’optique est prouvé scientifiquement les gars )
  • 2 y’a toujours un resquilleur qui passe devant les autres

Selon les pays, tu ajustes le baromètre : d’une queue composée uniquement de resquilleurs, et toi au milieu qui tente de comprendre quel positionnement adopter ( la PLS, je vois que ça ) – tu montes jusqu’au resquilleur fusillé du regard par l’ensemble de la queue, mais qui tente quand même sa chance – sur un malentendu, qui sait ?

Le pire pour moi ? Quand tu accompagnes le resquilleur en question, qui, trop fier de son coup crie bien fort -« hé, tu viens, tu vas quand même pas rester là ? ». Toi, tu fais semblant de pas comprendre – puis passe aux grands moulinets de bras pour dire non, qui n’ont pour effet que de redoubler les cris. Te reste alors deux options : remonter la queue en te faisant fusiller par toutes les paires d’yeux que tu croises, ou te faire honnir par toutes les paires d’oreilles qui subissent les glapissements du héros de la queue. Côté dilemme, c’est pas jojo.

Mais – oh wait – pourquoi resquiller les queues les gars ? On est tous exactement dans la même situation, alors pourquoi ne pas agir de la manière la plus censée qui soit ? Je ne vaux ni plus, ni moins que ceux qui sont autour de moi, je suis juste placée en fonction de mon ordre d’arrivée.

Les vêtements avec des logos

Alors ça c’est un mystère de notre société contemporaine ; pourquoi payer ( d’ailleurs plus cher, généralement ) pour porter la publicité d’une marque toute la journée ? Qu’est-ce que ça peut apporter comme source de satisfaction dans la vie ? Est-ce le fait de montrer aux autres qu’on a les moyens de s’offrir un t-shirt de cette marque ? Est-ce pour faire partir d’un clan – un peu comme les écossais portent leur tartan ? Mais alors, quand on rencontre un autre membre de sa tribu, qu’est-ce que ça dit des liens qui nous unissent ? Est-on censés se lancer un grand « just do it » , « be more human », ou simplement crier « CHAMPION » ?

On a d’ailleurs assisté à la mise en abyme du système avec les sacs monogrammés made in China dans des ateliers clandestins. Qui ont donc finit par banaliser le logo jusqu’à en faire une image repoussoir, symbole de la contrefaçon. Avant d’être récupérée par la contre-culture pour dénoncer cette pratique du tout logo. Et finir par redevenir tendance, une fois le monogrammé vendu graffé par des street artistes dans les boutiques de l’avenue Montaigne. Je trouve ça fascinant. Et drôle. Et effrayant. Puis de toute façon, j’ai déjà un sac, ça me suffit amplement. En plus j’ai de gros seins, ça fait moyen Champion.

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Les enseignes de magasin éclairées la nuit

Comme les rois mages, en Galilée, suivez des yeux les enseignes éclairées. Elles te suivront, où tu iras elles iront, fidèles sans aucune ombre, jusqu’à destinaaation. Quand je rentre chez moi la nuit je vois d’abord apparaître un énorme GEANT en sortant de l’autoroute. Certes, c’est géant d’arriver à la maison, mais pourquoi le crier aussi fort quand tout le monde dort ? Hop, un gros CARREFOUR au rond-point ( certes, techniquement c’est bien un carrefour routier – mais j’ai des phares tu sais ). Oh tiens, FIAT lux ! Oui, certes, une allusion à cette expression romaine est toujours intéressante pour rappeler les origines étymologiques de la Provence – mais a-t-on besoin de le faire de manière aussi … lumineuse ?

Quel est le but ? Faire de la pub ? Rappeler l’existence de ces enseignes semblables à toutes autres partout à travers la France ? Juste au cas où ton esprit aurait divagué 5 min, paf, idée de génie : un bon gros GIFI. Bon, les gars, va peut-être falloir réaliser, à un moment donné, que ça donne une super mauvaise image de vos enseignes, de les laisser allumées la nuit. Et puis, surtout, c’est interdit. Enfin, y’a des petits boutons pour les éteindre, accessibles à tous avec une perche. Alors ne vous étonnez pas si on pas si certains viennent faire une petite ronde de nuit. Parce que nous on préfère regarder les étoiles, ça c’est GEANT !

 

PS : après ma folle escapade en duo sur les minuscules routes du Yorkshire avec Virgile la semaine dernière, je suis à Cracovie en famille jusqu’à lundi. D’où un blogging décousu ces derniers jours. Mais cette semaine c’est reparti, et je vous prépare un bon gros dossier pour mercredi. 

 

37 comments

  1. D’accord avec toi sur presque tout cette fois sauf pour les savonnettes des hôtels: je les prends pour la piscine. Je retiens l’idée de remplir un (mini) flacon de produit douche qui sent bon. Et pour éviter les queues des musées j’achète des cartes a l’année. Et comment fais-tu pour autant voyager??? C’est organisé longtemps à l’avance ou par coups de cœur au dernier moment? 🙂

    1. Non Dom, je ne prendrai pas la savonnette pour aller à la piscine. Elle est devant ma cuisine, ça reviendrait à laisser la savonnette moisir dans son emballage sur le rebord de mon lavabo – c’est déjà encombré par les vieux embouts de brosse à dent, coquillages et manches de rasoirs esseulés.

      Promis, je ne bouge plus; ça s’est téléscopé cette semaine, mais maintenant je fais une détox voyage. Enfin, jusqu’à cet été. Mais j’ai profité du vol retour pour préparer un embryon d’article sur mes astuces pour organiser un voyage si ça te tente 😉 .

  2. Dom, à mon avis c’est préparé de longue date.
    Je suis d’accord sur tout quoique j’aie encore quelques mini savonnettes dans mon placard et que je n’aie jamais eu l’idée de remplir un mini flacon au distributeur automatique. D’ailleurs si j’ai un mini flacon il est plein, mais c’est une idée que je retiens.

    1. Bien vu Paule Marie ; j’avais nos billets et appart loué depuis février 😉 Je parle rarement de l’organisation d’un voyage mais vos mots me font réaliser que ce qui semble évident pour moi ne l’est pas forécement vu de l’extérieur. Comme on m’a aussi posé la question en message privé, j’ai pensé que ce pourrait être l’occasion de faire un billet pratique à ce sujet, si ça vous tente.

      Oui, j’ai aussi une série de mini flacons soit récupérés d’échantillons, soit achetés chez Hema qui me resservent à chaque voyage ( ou quand on oublie de faire les courses à la maison ).

  3. Mis à part les talons hauts (j’aime les talons de 8cm – mais j’en mets de moins en moins, c’est pas pratique pour courir après les enfants!), je partage les mêmes interrogations que toi. Notamment celles concernant les hôtels et les éclairages des enseignes et des magasins la nuit. Écologiquement, ce sont des aberrations !.

    1. Ce qui me parait aberrant, c’est que ça fait une contre-publicité parfaite ! Les enseignes allumées la nuit ne me donnent pas du tout envie d’aller y faire mes courses le jour. Quand aux produits, je préfère nettement les tester en version pompe pour n’utiliser que le produit nécessaire – dans un échantillon, il y a plus d’emballage que de produit lui-même finalement.

  4. Que 5 ? Mais il y a des centaines de trucs que je ne comprends pas. Je suis une handicapée de tout ce qui est technique et je n’ai aucun sens de l’orientation. Je partage ton avis pour les talons mais pas pour les logos. Le logo, je m’en fiche un peu mais je sais qu’en achetant certaines marques, je suis certaine d’avoir une bonne tenue du vêtement. C’est juste pour ça, en fait.
    Et bien sûr, je suis allergique aux fiches techniques, je ne comprends rien.

    1. Jo, on pourrait faire des encyclopédies de trucs qu’on ne comprend pas ! Quand je conduisais sur les petites routes du Yorkshire, avec mon téléphone calé derrière le volant pour me guider, j’ai d’un coup réalisé que ce petit road trip aurait été bien plus compliqué à gérer seule sans GPS. Je me souviens qu’ l’époque où on n’avait que des cartes, je me faisait des feuilles de route avec distances et directions pour me guider toute seule, en comptant les km sur le tachymètre.

      Faire une bonne fiche technique, simple à comprendre mais suffisamment détaillée et qui réponde aux questions des utilisateurs, c’est une vraie gageure. Respect aux concepteurs des notices Ikea par exemple, qui doivent expliquer tout l’assemblage d’un meuble uniquement en schémas.

      Oui, je suis assez fidèle à certaines marques, mais je ne voudrais pas que leur logo soit apparent. Si je les achète, c’est pour leur qualité, pas pour faire leur publicité !

  5. Ahhhhh, faire la queue au Canada ! Un plaisir ! PERSONNE n’essaie de resquiller ! C’est tellement reposant !

    1. En plus comme on n’a pas besoin de surveiller pour ne pas se faire doubler, ça jase dans la queue !

  6. Alors voilà :
    – les talons, je m’y suis mise il y a quelques années, sur les conseils de ma fille et c’est vrai que ça change la silhouette. Mais je plafonne à quelques centimètres, je n’ai pas mesuré : 4 ou 5, je dirais. Et même ça, les premières fois que je suis allée au boulot avec, j’ai mis une fois et demie le temps habituel. Sans parler de ma chute dans l’escalier droit dans les bras d’un très beau (et très homo, hélas) chef de choeur !
    – Les savonnettes, quand elles sont de luxe, je les mets sur le lavabo des toilettes pour mes échangeurs. Je n’aime pas les savons entamés. Quand elles sont cheap, je les laisse, ça ne sert même pas à faire de bon gros savons, oui, j’ai essayé, qui a crié « radine » ???? Mais je retiens l’idée de remplir un mini flacon parce que, à Bruxelles, c’était de gros flacons de Nuxe et ça sentait super bon !
    – Les resquilleurs dans les queues, j’exècre ! Et à l’étranger, bien souvent, ce sont des français. J’ai tellement honte !
    – A chaque fois que je passe devant un centre commercial ou même un magasin éclairé la nuit, je râle. L’homme doit en avoir assez de ma rengaine. Je ne savais pas qu’on pouvait les éteindre ! Ça me donne des idées.
    – Pour les marques, as-tu lu « Vive la République », de Marie-Aude Murail ? C’est un roman Jeunesse qui se lit tout aussi bien par des adultes. J’ai surtout remarqué que certaines très belles marques comme Diable Noir et Souleiado n’affichent aucun logo. Le connaisseur saura !
    Encore en vadrouille ? Mais quel bonheur ! Enjoy. Et raconte ! 🙂

    1. Tu peux toujours faire comme les anglaises Yanne ; glisser tes talons dans ton sac et partir en baskets 😉

      Oui, c’est très facile d’éteindre une enseigne. Par raison de sécurité, il y a toujours un disjoncteur, plus ou moins accessible : https://goo.gl/KKdqNM
      Mais pas besoin de tenter des accrobaties comme sur la photo, une perche suffit 😉 Hop, une balade nocturne avec un manche téléscopique permet de redonner des étoiles à nos nuits.

      Oh non, je ne l’ai pas lu – mais je note ! Je suis fatiguée Yanne – Cracovie m’a tuer.

  7. En Angleterre non plus personne ne resquille la queue : ils font même la queue pour attendre le bus ! Dingo !!

    Les talons : quand même des fois c’est joli. Je m’y suis mise sur le tard. D’bord avec les espadrilles compensées (pas trop haut quand même hein faut s’arrêter avant le stade cagole) et les bottes (genre santiag ou camarguaise : tu gagnes déjà en hauteur). Et puis ma foi, des fois ça le fait. Mais je suis pas rendue au stiletto de carrie Bradshaw non plus, faut pas exagérer.

    Les savons d’hôtel : Ha non, Daphnée, c’est pas au kit couture que tu sais que t’es dans un Palace : c’est au service tailleur dans le hall !! 😉 😉 Ici les petites savonnettes servent pour le reste du voyage : un palace / un camping. Tu sais les clients dans les Palaces ressemblent aux cailleras des cités ou aux grunges d’il y a 20 ans, je me fonds dans la masse avec mes espadrilles de cagole. Le luxe c’est pas mal des fois : le dernier valait pour sa déco : un ancien aquarium avec des mosaïques façon année folle et un papier peint poisson trop beau). Et les bars des palaces sont ouverts à tous : même pour un café (attention des fois c’est 10 euros le café : mais pour le prix en général t’as une assiette de gateau avec ! Y’a pas de petites économies – Bon tout ça ne vaut pas tes adresses de brunch à Cracovie je te l’accorde)

    Les logos : comme toi : je vois pas l’intérêt. C’est même un facteur de non-achat chez moi. Ici on chine. Et on se marre en ce moment devant le retour à la mode de la veste d’ouvrier : la bleue en moleskine. Ou mieux la noire des métallos : ça s’arrache aux puces !

    Et le truc ultime que je ne comprend pas : les jeans taille basse. Je soupire d’aise en voyant le retour à la mode des tailles hautes. Un pantalon c’est mieux si ça se ferme naturellement à la ligne de taille : pourquoi se saucissonner le bas ventre ? en plus tu te penches on voit ta culotte : no way. J’ai résisté 15 ans (hein ça fait bien 15 ans que ça dure cette affaire ?) grâce à la chine : j’ai mon stock de vieux clous taille haute. J’ai amassé un trésor de guerre.

    1. Héhé Fanchette; en embarquant dans l’avion pour Manchester, je me suis faite doubler par une dame anglaise très distinguée. Là j’ai compris que les lignes bougent – par contre, en Pologne, les hommes tiennent systématiquement la porte – ça fait bizarre.

      Petite il m’est arrivé de fréquenter de beaux lieux mais je dois t’avouer que je suis bien trop radine pour me faire de telles folies aujourd’hui – quoique, avec les échanges de maison, on séjourne souvent dans des lieux encore mieux qu’un palace, sauf que je ne me vois pas prendre en photo les maisons qu’on nous prête. Et puis, même pour un café, vois-tu Virgile dans un palace ? 😉

      Moi j’adore les sacoches de plombier – mais d’un autre côté, je sais changer un mitigeur ou mécanisme de chasse, donc ça se justifie, n’est-ce pas ?

      Aïe, le pantalon ça se joue au cm près – du coup quand je trouve le modèle qui me va vraiment, je le rachète et ne cherche plus mon bonheur ailleurs ( on en parle, du juste pourcentage d’elastane ? )

  8. J’ai un placard plein de talons… que je ne mets pas car je bosse debout et toute la journée, c’est pas possible!
    Je laisse les échantillons publicitaires aussi, aucun intérêt. Comme les fringues à logo.
    Je gueule à haute voix contre ceux qui doublent, et je ne vais pas assez dehors la nuit sans doute ;-)!

    1. Ce que j’adore chez ceux qui te doublent, c’est que lorsque tu le fais remarquer, ils te répondent souvent : -« oh ça va, tout le monde passera, qu’est-ce que ça change pour vous ? »

      Cette manière de voir la vie me désarçonne complètement – l’esprit humain a décidément tellement de facettes différentes.

  9. Je te suis carrément… mais j’ai trouvé une utilisation aux savonnettes, J’ai acheté un joli porte-savon, enfin deux, et j’arrête de remplir mes bidons de savon liquide (sauf dans les toilettes, je n’assume peut-être pas jusqu’au bout ? 😉 ) Finalement, j’aime bien me laver les mains à l’ancienne, et si la savonnette devient cracra, poubelle… Il me reste encore masse de savons parfumés de boutiques monastiques avec lesquels mes fils rentraient, petits, de chez mes parents, parce qu’ils adoraient les sniffer… donc retour aux sources.
    Quant aux talons, ça restera un mystère pour moi (comme m’avait dit mon aîné -à 4 ans- en séance de shopping en prenant de mes mains un escarpin pour le reposer en rayon : « Mais non maman, ça c’est une chaussure de DAME ! »)… et outre l’aspect pratique, je trouve ça toujours un peu étrange, ma copine qui arrive toujours chez moi en stilettos, en sachant très bien qu’on finira par se balader dans les champs. Je la soupçonne de le faire juste pour le plaisir de se faire prêter une paire de Birk’. 😉

    1. Oui Mim, la savonnette quand elle est belle ! Mais ici, on aurait plutôt tendance à finir avec les mini-savonnettes siglés d’hôtels jordaniens, emballages indiens complètement déchirés d’où sortent quelques copeaux de savonnette rescapés – et la phrase ultime : -« ça pourra bien servir un jour ». Sauf que. Ça fait 20 ans qu’on est allés en Jordanie.

      Virgile m’a aussi une fois découragée de tenter des mini-talons – maman, comment tu vas courir avec moi si tu mets ça ? Je me souviens de notre première arrivée en Corse, et de la surprise de découvrir plein de dames en hauts talons – alors que la nature est juste de l’autre côté de la rue.

  10. Alors moi, les talons, j’adore, mais je suis incapable de marcher sur des stilettos. J’aime les talons de 7-8 centimètres, carrés, sur des bottines ou des sandales qui te tiennent bien le pied.
    Des talons de moins de 7 cm, c’est la catégorie « je suis timide du talon mais je me soigne », au-delà de 8 cm, c’est du suicide, voilà comment je vois les choses, en ce qui concerne mes shoes.
    En fait, si tu choisis la courbure de semelle qui te correspond, ça peut être hyper confortable, notamment s’il y a un (petit) plateau devant. Et pour obtenir le confort suffisant pour porter ce type de chaussure toute la journée, il faut y mettre le prix (mais pas besoin de dépenser des fortunes non plus : je dirais qu’avec 70-110 €, tu as quelque chose de correct) et choisir du cuir pour éviter l’échauffement de l’avant du pied.
    Bon bref, aujourd’hui je porte mes derbies ultra-plates, et j’ai plusieurs nus-pieds plats, mais quand je mets mes bottines ou mes sandales à talons, je me sens invincible.

    Ma belle-mère a récemment vidé ses placards, et a porté chez nous, en mon absence, kyrielle de merdouilles. Parmi elles, un sac en plastique rempli à ras-bord de ces savonnettes ramenées des hôtels. Vu la quantité (et l’état), je pense que certaines étaient au fond des tiroirs depuis une bonne décennie. Et puis moi qui suis sensible de l’odorat, j’ai limite eu un haut le coeur, de toutes ces effluves mélangées n’importe comment…
    Je te rejoins sur ce point, je ne comprends pas l’intérêt de ces savonnettes.
    Cela dit, j’en connais qui les glisse dans les armoires à linge, comme un sachet de lavande.

    Les resquilleurs de queue m’agacent au plus haut point, et le plus souvent, je ne manque pas de le leur faire savoir.

    Les vêtements avec des logos, hé bien ça dépend.
    Je trouve hideux le motif aux initiales Luis Vuitton que l’on voit sur certains sacs à main, horrible le Chanel qui barre certains articles, mais j’avoue avoir un faible pour les marques de vêtements de sport qui s’affichent.
    En fait, c’est parce que ça me rappelle les années 80-90, lorsque mon père était au faîte de sa gloire sportive internationale et qu’on faisait déjà ça, à l’époque, les tshirts et les vestes à capuche, les sweats bien larges, floqués de la marque et/ou de son logo. J’ai toujours aimé Adidas, et plus récemment Puma, et je trouve que les looks qu’ils proposent aujourd’hui ont un petit air vintage. Moi ce n’est pas le nom de la marque, que je vois sur la poitrine de celui qui la porte, mais son image, son esprit.
    Cela dit, je ne porte jamais ce genre de vêtements en-dehors de mes sessions de sport, mais si j’en croise, ça me fait toujours sourire.

    Moi aussi je peste après les enseignes lumineuses, alors que par ici, le moindre petit village éteint ses éclairages publics dès 23 heures…

    1. C’est très intéressant ce que tu dis Val Lao, sur le pouvoir des vêtements et souliers pour nous donner confiance en nous. Il y a certains vêtements qu’on enfile comme on mettrait une armure, et d’autres qui agissent comme des doudous. Comme je suis la plupart du temps habillée pareil, souvent les gens pensent que je me fiche complètement des vêtements. Mais justement, je trouve que c’est encore plus compliqué de trouver pile ce que tu cherches quand tu as une idée très précise en tête ( je t’en parle, du casse-tête des imprimés qui sont toujours trop, pas assez, un poil à côté ? ).

      Je comprends très bien ce que tu veux dire, mais j’ai à la maison un ado qui justement affirme son style en cherchant des vêtements sans logo – le fait de décider de ne pas en porter est aussi une manière de dégager un certain état d’esprit Par contre, il peut hésiter des heures avant d’acheter un t shirt à motif. Des trucs graphiques, toujours très pointus et souvent rapportés de voyage. A chaque fois qu’il enfile un t shirt, ce sont des souvenirs d’ailleurs qui reviennent.

      1. Ah Daphné je le comprends ton ado avec ses tee shirts, c’est aussi ce que je rapporte le plus de voyages et je me sens un peu là bas en les mettant…

        1. On lui en a rapporté 2 de Cracovie , inspirés des designs de l’époque communiste – j’avais fait un petit brainstorming avant de partir pour trouver une chouette boutique design sur place. Comment rentrer sans lui rapporter un t shirt ?

          A la réflexion, je crois que quasi tous ses t shirts ont été rapportés de voyage 😉 .

      2. Ah oui, je comprends aussi la démarche de Phileas, tellement, et j’aime aussi ramener de mes voyages des vêtements ou accessoires personnels (dernièrement des ceintures et des nus-pieds) qui me ramènent là-bas dès que je les porte (les nus-pieds, je les mettrai sous verre dans mon salon, pour nous rappeler le bon temps où on pestait d’avoir trop chaud…)

        1. D’un autre côté Val Lao, le climat nous ramène à notre simple condition d’humain. On ne maîtrise pas notre monde, et c’est tant mieux. Je sais que c’est frustrant – mais le soleil reviendra 😉

  11. Alors moi, la seule marque de sport jamais portée c’est Repetto 🙂 et à une époque les fameuses Stan Smith (retrouvées lors du débarrassage de la cave de ma maman à son décès, et données parce que devenues trop étroites, avant leur retour à la mode, je vous raconte la crise d’hystérie de mes filles lorsqu’elles ont su qu’elles auraient pu porter des vraies de vrai et d’epoque ?!!!!!!!!!)
    Sinon, les talons j’adooooore et toujours adoré ! Ma plus belle paire pour mon mariage, des talons de 12 avec la meringue qui va avec et moi me prenant pour Sissi 🙂 Chaussures que j’ai teint ensuite et porté jusqu’à ce que prise de poids ne fasse non seulement élargir mes pieds mais me donner l’allure de Peggy la Cochonne !!!!!! Mes filles à 99% dans des baskets en ont pléthore que je me régale d’essayer, ouiiiii c’est le monde à l’envers, la maman qui met les chaussures de ses filles !
    Quant au reste, je ne comprends pas non plus :-;

    1. Les zizi de Repetto, quelle beauté ! Par contre, je trouve qu’elles ont pris une sacrée inflation ces dernières années. J’ai une paire de zizi like, aux très jolis détails, qui sont mes chaussures de concerts adorées – je me sens très Diane Keaton avec !

      J’ai tenté la paire de Stan Smith depuis leur retour mais qu’est-ce que ces chaussures sont lourdes ! Finalement, je préfère nettement mes baskets effet pied nu, qui font comme une seconde peau et me permettent de cavaler toute la journée. On n’a qu’à dire que je préfère créer mon style. Et être confort 😉

  12. Ma petite cousine m’avait dit un jour devant une paire d’escarpins à très hauts talons : « Hou la ça doit être très tombable ces chaussures ! »

    1. Oh la la Fanchette, j’avais lu tombale ! Je vais rester au niveau Derby de la chaussure, plus haut ça devient effectivement très tomba(b)le pour moi 😉

  13. Sans marque ton ado ? Il FAUT lire Vive la République, c’est l’un des sujets. Même si le héro n°1 est une demoiselle, le n°2 est un jeune homme (on se doute de la fin, hein, mais ce n’est pas le sujet, le sujet, c’est débuter comme instit, le statut des réfugiés politique et le lobby des marques), le tout dans un chouette roman.
    Et, en effet, j’ai déjà mis mes talons dans le sac pour aller travailler Limite je les laisse au boulot toute la semaine, d’ailleurs !
    Quant aux disjoncteurs sur les enseignes lumineuses… ouh que ça me donne des idées…

    1. Yanne, ce midi j’ai enfin trouvé le temps de me poser pour lire ma revue XXI chérie – et je me suis promis de revoir la liste de Schindler ( en 3 x s’il le faut ). Je note, je note, ça me tente – mais je cours, je cours ! On va dire qu’un jour, quand les enfants n’auront plus besoin de moi, les livres seront toujours là 😉 .

      Un manche télescopique, c’est tout ce qu’il te faut pour faire une petite virée nocturne !

  14. Dans le désordre : quasi pas de marque apparente ici SAUF des sweats récupérés d’un grand ado. J’ai des stan smiths de la grande époque usées , archi usées mais je n’ai pas le coeur de les jeter. Mes baskets fétiches sont des Vejas rose pâle, ici dans ma petite ville c’est pas connu. J’ai des nike d’une légèreté absolue qui me font courir plus vite que les CP dans la cour de récré (j’exagère à peine). Et quand même ce matin, une élève m’a fait remarquer que »pour mon âge  » je dansais très bien… hum…. merci….ce sont les baskets justement.
    Les talons : j’ai essayé, dans ma jeunesse. C’est pas possible. Du haut de mon mètre 75 je ressemble à une girafe et d’une. Et de deux , mon hernie discale supporte mal le talon supérieur à deux cm. Et de trois, ben c’est pas moi. c’est un peu le désespoir de ma fille qui va donc dans le placard de sa grand mère paternelle pour avoir le bonheur de porter des chaussures à talons (bon j’ai une paire avec un talon de 4cm, c’est pas si mal, mais je ne peux les porter, j’ai trop mal au dos au bout d’une heure et être en classe avec mal au dos c’est pas possible).
    Concernant le doublage de file d’attente, j’ai ressenti une honte terrible il y quelques semaine quand j’ai doublé, en toute innocence , une dame et son fils chez l’orthodontiste. La secrétaire est venue chercher la personne suivante, m’a regardée, j’ai cru que c’était à nous. c’est en sortant que j’ai senti un regard me fusiller sur place et que mon fils m’a dit  » ben maman , pourquoi on a pris la place de la dame » que j’ai compris… Par ce qu’en fait quand quelqu’un fait ça, je voudrais être une sorcière pour lui jeter un sort et que ses lacets s’emmêlent.
    Enfin : l’éclairage la nuit : ma mère de 84 ans s’en étonne encore aujourd’hui. Dingue alors qu’on doit faire des économies, je ne comprends pas.

    Mon dieu, le pavé, désolée.
    Je plussoie juste Yanne concernant Marie-Aude Murail . j’ai lu Sauveur et fils, c’est un petit bijou…

    1. Je dois t’avouer que j’ai failli craquer plusieurs fois pour des Veja ( ici non plus, je pense que personne ne remarquerait leur logo ) – mais depuis que je suis tombée dans la marmite de la basket effet pied nu, difficile de revenir en arrière. Ou alors je vais vivre en Nouvelle-Zélande; là-bas tu croises des gens pieds nus jusque dans le supermarché. Expatriée pour raison plantaire, crois-tu que ce soit mon destin ?

      Ça m’est arrivé aussi il y a quelques semaines dans la queue d’une station-service. La pauvre dame, j’ai passé tellement de temps à bafouiller en m’excusant d’avoir failli prendre sa place que je lui ai fait perdre encore plus de temps que si je l’avais doublée. Rouge j’étais !

    1. Merci Anne ! Moi qui ne suis pas très à l’aise avec l’écriture, c’est le genre d’article qui m’oblige à écrire avec sincérité – rien que pour cet exercice-là, ça valait le coup de partager ces petits coups de gueule 😉

      Bon week-end !

  15. AH ah ah ! J’aime le ton qui rejoint mes pensées (illuminé, lumineux et à talons) .
    ( Mon dieu , je me suis quand même mariée sur des talons de 7 cm, mais quelle idée saugrenue… (à mon grand âge, c’était vraiment débile, pour quelqu’un qui vit les pieds sur terre – même 4cm, c’est trop ! comme quoi on peut être rattraper par les trucs qu’on comprend pas)).
    J’en rajouterais un 6e pour faire écho à ton 5e : les magasins qui gardent leurs portes grandes ouvertes en hiver, chauffage à fond, et en été, clim à fond … (ça me rend dingue, plus que de ne pas comprendre, presque ça me donnerait des envies de saccage sauvage!) 😉

    1. On devrait toujours se marier pieds nus dans l’herbe tendre voyons ( et ce n’est pas l’arche de fleurs de Meghan et Harry qui me fera changer d’avis ) !

      Oh oui, j’ai toujours l’impression que c’est une tentative d’encourager le client à rentrer pour se mettre au chaud, ou au frais. Il m’arrive de refermer la porte avec une joie non dissimulée quand je vois ça.

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